‹ Répertoire général des sources manuscrites de l'histoire de Paris pendant la révolution française (volume 2)Chapitre 29 sur 337 · CHAPITRE I". — POLICE ET ESPRIT PURLIC · texte numérisé non relu

CHAPITRE I". — POLICE ET ESPRIT PURLIC

gences et courriers des postes, en particulier de celui de Vannes.

17 mai 1792.

Minute, A. N., D III 235.

210. — Dénonciation par l'agent Niquille, d'un fournisseur demeurant au pont Saint-Michel, à l'enseigne de la Tête- Noire, qui avait commandé au sieur Guénau, serrurier, rue de l'Hirondelle, un certain nombre de lames de poignards de 12 pouces à deux taillants, ledit fournisseur, Prussien d'origine, par principe ennemi juré de la Révolution.

18, 24 mai 1792.

Minutes (2 p.), A. N., D III 235.

211. — Dénonciation par M. Devergile, négociant, rue de Charonne, de l'expédition à bord du bateau de Jacques Le Normant, au port Saint-Nicolas, d'environ 30 caisses contenant 1,500 fusils, à destination de Rouen et du Havre et à l'adresse de M. Rallière, directeur des voitures par eau, expédition qui montre la nécessité de surveiller les traîtres dont on est environné.

19 mai 1792.

Original signé, A. N., D III 235.

212. — Dénonciation par M. Roubaud, docteur en médecine, rue du Bouloi :

1° contre le sieur Barizon, riche volontaire du bataillon de Paris à l'armée de Rochambeau, revenu avec un simple billet d'hôpital, et, animé des sentiments les plus hostiles contre les Jacobins, disant que ce serait une œuvre méritoire de détruire tous ces scélérats; 2° contre le sieur Sainte-Hélène, qu'il avait traité au cours d'une maladie et qui lui avait offert un traitement de 10,000 livres pour recruter des médecins et chirurgiens et les envoyer à Bruxelles.

21 mai 1792.

Minutes (2 p.), A. N., D III 235.

213. — Rapport d'un sieur Minot au maire de Paris, déclarant que l'on est exaspéré partout de la conduite du nommé Etienne La Rivière, juge de paix de la section de Henri IV, accusé dans le public d'être d'intelligence avec le Comité autri-

chien, et signalant la quantité de faux dévots et de fausses dévotes qui fréquentent assidûment les offices célébrés par des prêtres irlandais, rue du Cheval-Vert, ce qui excite l'indignation de tout le quartier contre ces hypocrites. dont on devrait purger la société.

21 mai 1792.

Original signé, A. N., D III 235.

214. — Dénonciation adressée au maire de Paris par Catherine Laurent, dame Ravier, et François-Michel-Sébastien Delaporte, député à l'Assemblée nationale, contre le sieur Cappy, officier de paix, qui leur a demandé de lui procurer des observateurs chargés de surveiller les faiseurs de motions en place publique et de faire arrêter ceux qui parleraient mal du Roi, de la Reine et des généraux, observateurs qui seraient payés, à raison de 3 livres par jour, par les gens riches de Paris et par la Liste civile, déclarant que certains de ces agents devaient s'insinuer chez le maire de Paris, d'autres chez le duc d'Orléans, d'autres enfin avaient reçu mission de parcourir le Faubourg Saint-Antoine pour sonder l'opinion du peuple sur Santerre, ajoutant qu'ils devaient, le jour de l'affaire d'Etienne La Rivière, se porter en masse à l'Assemblée nationale et s'opposer à son arrestation, qu'enfin ces observateurs étaient en relations avec les sieurs Laborde, Boucher et Buob.

Original et minute (2 p.), A. N., D III 235.

215. — Lettre du sieur Taboureaud et autres, dénonçant les complots qui se trament à Saint-Denis, dans le couvent des Ursulines, où se réunit un club autrichien, qui rêve de dissoudre l'Assemblée nationale, avec la connivence de la municipalité et de la garde nationale de cette ville.

22 mai 1792.

Original signé, A. N., D III 235.

216. — Dénonciation par le sieur Moreau, contre M. de Nivernois, membre du Comité autrichien, qui réunit à Saint- Ouen les plus aristocrates de Paris et est

DÉNONCIATIONS ADRESSÉES AU MAIRE DE PARIS, etc.

ennemi acharné du nouvel ordre de choses, invitant à surveiller « cet homme là et sa clique de Saint-Ouen, c'est à peu près les mêmes acteurs qui jouent la même pièce à Auteuil et autres lieux ».

23 mai 1792.

Original signé, A. JV., D III 235.

217. — Dénonciation par le sieur Lemaire, citoyen de la rue des Ciravilliers, du Comité autrichien, où le Roi se rend à peu près tous les jours, Comité qui se tiendrait à la Briche, près Saint-Denis, à la huanderie de la Reine, et d'un foyer de contre-révolutionnaires qui se réunissent le dimanche et le mercredi chez M. Juvilie,bandagiste des hôpitaux, lequel fréquente tous les matins le café de Foy, où il tient les discours les plus incendiaires.

23 mai 1792.

Original signé, A. JV., D III 235.

218. — Lettre de M. Pétion, maire de Paris, au Comité de surveillance, communiquantunelettre d'un sieur Petit, citoyen de la section du Luxembourg, qui dénonce les fréquents voyages faits par M. de Béthune-Charost de Paris à Douai.

23 mai 1792.

Originaux signés (2 p.), A. JV., D III 235.

219. — Déclaration du sieur Noël-Marie Lefèvre, commissaire de la section des Tuileries, signalant la présence, le mercredi 23 mai, au bois de Boulogne, dans une grande allée conduisant au château de Madrid d'une centaine de voitures d'où descendirent quantité de gens titrés qui tinrent les propos les plus menaçants contre les patriotes, disant qu'ils trouveraient bien le moyen de les faire bientôt sauter, observant que les patriotes, inquiets du passage d'un nombre prodigieux de voitures allant au bois de Boulogne, Saint- Cloud et Bagatelle, avaient demandé la permission d'organiser des patrouilles, mais que les municipalités dePassy, d'Auteuil et de Boulogne avaient refusé, n'étant pas dans les principes de la Révolution.

25 mai 1792.

Original signé, A. JV., D III 235.

220. — Dénonciation par M. Cochet, député du département du Nord, (au Comité de surveillance) de menées contrerévolutionnaires, mais sur des indices trop vagues pour permettre d'y donner suite.

Original signé, A. JV., AA 49, n° 1409.

221. — Déclaration du sieur Claude Guérin, maître en chirurgie, au sujet de la scène tumultueuse provoquée au café de la terrasse des Feuillants par trois particuliers, l'un d'eux, aide de camp de Lafayette, qui s'étaient répandus en injures, disant notamment qu'il fallait mettre le feu aux Jacobins, que l'Assemblée nationale était un composé de brigands, tels que Merlin, Basire, Chabot, etc., que le peuple devraitpendre ; un citoyen les ayant alors traité d'imprudents, ils répondirent qu'ils crachaient dans leurs mains pour en barbouiller la figure de ceux qui les qualifiaient d'imprudents et qu'ils leur f.. .aient des gifles, et ayant appliqué un soufllet à un garde national, le peuple arrêta ces furieux qui furent conduits au Comité central.

27 mai 1792.

Original signé, A. JV., D III 235.

222. — Déclaration de M. François Malbeste de Champertois, ancien commandant du bataillon de Saint-Philippe- du- Roule, citoyen de la section de Bonne- Nouvelle, portant que 3 particuliers, assis au café situé au milieu de la terrasse des Tuileries du côté de la salle de l'Assemblée, ont vomi les injures les plus atroces contre nombre de membres de l'Assemblée, contre les membres de la Société des Amis de la Constitution et tous les patriotes en général, menaçant avec d'horribles imprécations de les exterminer tous, ajoutant que ces furieux ont fort maltraité un particulier et sa femme, l'un de ces énergumènes ayant l'uniforme de lieutenant de l'un des régiments formés avec les gardes françaises, et un autre paraissant être un aide de camp de la section des Filles-Saint-Thomas.

27 mai 1792.

Original, A. JV., D III 235.

Page 1