i juillet
Copie conforme, A. N., W 293, n° 213.
Les imprimés, de la composition d'Adam Lux. et ces manuscrits de sa main sont annexés nu dossier.
971. — Interrogatoire subi devant le Comité de sûreté générale par Adam Lux, âgé de 27 ans 6 mois, député extraordinaire de Mayence à la Convention nationale, à l'eflet de solliciter un décret de réunion à la France, portant sur ses tentatives d'entrer en relations avec Petion et Guadet, auxquels il a parlé quelquefois,
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mais qui ne lui ont jamais communiqué leurs plans, leurs vœux, ni leurs chagrins, sur son projet insensé de suicide, qu'il a coiiné aux mêmes citoyens, et qui ont fait tous leurs eflorts pour l'en détourner.
24 juillet 1793.
Original, slené d'Ailam Lux, A. JV., W 293, n» 213.
Dans le dossier, se trouve un écrit de la main d'.\dam Lux, intitulé : Me» réflexions présenlies à fa Convention nationale pour y tire lues le Icnilemain de ma mort.
972. — .\rrêté du Comité de sûreté générale, décidant, après avoir interrogé Adam Lux, député extraordinaire de Mayence, et pris lecture des imprimés et manuscrits trouvés dans ses papiers, que ledit Adam Lux, mis provisoirement et par mesure de sûreté générale à la Force, sera traduit devant le Tribunal extraordinaire révolutionnaire, et que les manuscrits et imprimés, trouvés chez lui, seront envoyés à l'accusateur public dudit Tribunal.
28 juillet 1793.
Original, signé de Gufiroy, Drouet, Lanot, Ingrand, Legendre et Aniar, A. JV., W 293, n" 213.
973. — Interrogatoire subi devant Gabriel-Toussaint Scellier, juge du Tribunal révolutionnaire, en présence d'Antoine- Quenlin Fouquier-Tinville, accusateur public, et de Robert Wolff, commis-greffier, par Adam Lux, Agé de 27 ans 8 mois, natif d'Obernbourg, électoral de Mayence, cultivateur, député extraordinaire de la Convcnlion germanique séant à Mayence, au sujet du rôle par lui joué à Paris, de ses relations avec Pétion et Guadet et les autres membres corrompus de la Convention, de son opinion sur l'insurrection du 31 mai, de son projet de se brûler la cervelle à la barre de la Convention, le 2 juin, après avoir prononcé le discours qui se trouve joint aux pièces du procès, et des ouvrages dont il est l'auteur, notamment de l'Avis aux citoyens français et de Cliarlotlc Corday.
Original signé, A. JV., W 293, n» 213.
974. — Lettre du patriote Ma-schenberg [a l'accusateur public du Tribunal révolu-
tionnaire), le taxant de quelque négligence à l'égard de son compatriote .Vdam Lux, cet écrivain téméraire, qui a eu l'audace de traiter Marat de monstre, son assassin de Brutus et ses juges de bourreaux, déclarant que c'est encourager les modérés, les aristocrates et les fédéralistes que de laisser impuni cet auteur de l'Avis aux Français, qui prétend que le Tribunal révolutionnaire, condamne les innocents et obéit aux conspirateurs, que lui se charge de sa poursuite, et prévenant de son intention de le dénoncer aux Cordeliers et aux Jacobins pour hâter son châtiment.
4 septembre 1793.
Original signé, A. JV., W 293, n" 213. Ed. H. Wallon, Histoire du Tribunal rérolittionnaire de Paris, t. I, p. 223.
97;i. — Lettres écrites de la Force par .Vdam Lux, député extraordinaire de Mayence, à Fouquier-Tinville, accusateur public du Tribunal révolutionnaire, et au citoyen Foucault, juge du même Tribunal, rappelant que, dans deux petits écrits, il a publié ses opinions politiques, en raison desquelles il est emprisonné depuis le 25 juillet, protestant contre les insinuations de certains journaux (celui de la Montagne) qui veulent le faire passer pour absolument fou, demandant à être promptemcnt jugé, afin que le Tribunal décide s'il est républicain ou contre-révolutionnaire, fou ou raisonnable, sage ou égaré, innocent ou coupable, tout lui paraissant prélérable à l'opprobre injuste et immérité d'être nourri et enfermé comme inutile, pitoyable, méprisable, et priant instamment de décider s'il y a lieu à accusation
contre lui.
7 septembre 1793.
Originaux signés (2 pièces), A. N., W 293, n° 213.
Ed. H. Wallon, Histoire du Tribunal révolutionnaire de Paris, t. I, p. 222.
976. — Lettre d'Adam Lux, député extraordinaire de Mayence, au président du Tribunal révolutionnaire, exposant qu'il est emprisonné depuis deux mois, et le priant de décider s'il y a lieu à accusation contre lui et d'accélérer son jugement.
20 septembre 1793.
Original signé, A. N., W 293,