DONS PATRIOTIQUES POUR LA GUERRE (AVRIL-SEPTEMBRE
lier à Ardres, au nombre de 8, suivant la liste nominative de ces citoyennes.
16 avril 1793.
Original non signé, A. JV., C 252, n» 437. 'Ed. Archives parlementaires, t. LXIII, p. 550.
1477. — Adresse des ouvriers et des employés de la fabrication des assignats à la Convenlionnationale,apportant une somme de 1,340 livres, excédent d'une collecte faite entre eux pour subvenir aux frais de l'inauguration de l'arbre de la Liberté, qu'ils destinent au soulagement des parents infortunés de ceux de leurs frères d'armes qui ont succombé sur les frontières, rappelant les principes qui doivent guider les représentants et déclarant que défendre de toute atteinte la représentation nationale, la souveraineté du peuple, obéir aux lois consenties par le peuple, punir les mauvais citoyens, les traîtres qui tenteraient de s'emparer d'une autorité arbitraire, tels sont les devoirs sacrés que rempliront toujours les ouvriers et les employés de la fabrication des assignats, et en renouvelant le serment entre les mains des législateurs.
28 avril 1703.
Original non signé, A. N., C 252, n" 453. Mention honorable et insertion au Dullelin, Signé : Doulcet, secrétaire.
Ed. Arcliives parlementaires, t. LXIII, p. 540.
1478. — Lettre de M. Burel, chef des bureaux de l'administration municipale des biens nationaux, au Saint-Esprit, place de Grève, au président de la Convention nationale, annonçant que les employés de celte administration, par suite du retard apporté au paiement de leurs appointements du mois de mars, n'ont pu envoyer leur contribution aux frais de la guerre, montant à 200 livres, conformément à leur soutnission volontaire du 22 avril 1790, et que ces mêmes employés, dont il se fait gloire de partager les sentiments patriotiques, venant de recevoir à la fois leurs appointements arriérés de mars et ceux d'avril, l'ont chargé de faire parvenir à la Convention un assignat de 400 livres pour leur contribution patriotique de ces deux mois, et rappelant qu'il a adressé, dans les premiers jours de mars, 200 livres
pour le mois de février et qu'il n'a jamais reçu d'extrait du procès-verbal faisant mention de cet envoi.
30 avril 1793.
Original signé, A. N., C 254, n" 469.
Mention honorable, ce 1" mai 1793. Signé : Le Hardy, secrétaire.
Ed. Archives parlementaires, t. LXIII, p. 667.
1479. — Lettre de Charles Desaudray, secrétaire do l'administration du Lycée des Arts du Jardin de l'Egalité, au président de la Convention nationale, faisant, au nom des administrateurs, hommage à la Convention des 1,200 places d'éducation gratuite, fondées en faveur des artistes peu fortunés, à la nomination des sections de Paris, des départements et des sociétés savantes qui ont concouru à la formation du directoire des arts, envoyant l'arrêté pris à cet effet, et déjà communiqué au Conseil général de la Commune, qui en a agréé l'offre patriotique, et invitant les commissaires do la Convention à la séance générale des arts, du r> mai, et à la distribution de 3 prix, pour le premier dimanche de chaque mois.
Original signé, A. N., C 254, n» 469.
Ed. Archiues parlementaires, t. LXW, p. 63.
A cette lettre est annexi'e la délibération prisa, le 14 avril 1793, par les administrateursdu Lycée des Arts, affectant 400 places aux enfants d'artistes peu fortunés, savoir : 3 places à la nomination de chaque section de Paris, 20 à celle du Corps municipal, 10 à celle du Département de Paris, 2 pour chaque députation du Département à la Convention, le surplus aux sociétés savantes, professeurs et membres du directoire des arts, et faisant observer qu'en alternant ces places, à raison de 6 cours par candidat sur les 18 professés, ce seront 1,200 candidats qui jouiront de l'éducation publique; ladite délibération envoyée à la Convention nationale comme un hommage civique de l'administration du Lycée des Arts, avec un programme des cours et les noms des professeurs (entre autres Brogniard, Fourcroy, Ilassenfratz, Perny, Bue, Ventenet).
1480. — Lettre du citoyen Bucquet, juge de paix de la section de la Cité, au président de la Convention nalionale, l'avisant qu'un certain Lombard, dit La Jeunesse, domestique du citoyen Coutaillon, cloître Notre-Dame, n° 20, s'est suicidé le 4 avril, et a légué à la Nation 2,000 livres, produit de ses gains et épargnes, et faisant con-
naître que la mère de ce malheureux, âgée de près de 80 ans, sans ressources, demande à entrer en possession de ce petit bien, mais, quoiqu'il pense que la Nation n'acceptera point ce legs, il ne peut se permelLre de lever les scellés, sans y être autorisé par la Convention.
4 mai 1793.
Original signé, A. N., C 254, n« 4G9.
Note à la marge en tête : La Convention déclare qu'elle n'accepte pas le legs.
Ed. Arc/tiues paWemenlaires, t.LXIV, p. 47.
1481. — Lettre du citoyen Bettencourt, commis au bureau de l'adminislration des Subsistances militaires, rue Gaillon, n° 6, au président de la Convention nationale, renouvelant avec transport le don de 23 livres qu'il a fuit, il y a un an, pour la guerre juste de la Liberté et de l'Egalité contre les tyrans, et exprimant le regret que ses épargnes ne lui permettent pas de suivre les mouvements de son cœur, désireux qu'il serait de pouvoir donner de quoi exterminer en un jour tous les despotes, les tyrans et leurs suppôls, tous ces lâches désorganisateurs qui infestent le territoire de la République naissante, ainsi que tous ceux qui aspirent à une puissance illicite et proscrite par la Liberté et l'Egalité.
7 mai 1793.
Original signé, A. N., C 254, n" 470.
Mention honorable, insertion au Dullelin.
Signé • G. Doulcet, secrélairo.
Ed. Archives parlcmenfaire», t.LXIV, p. 341.
1482. — Lettre du citoyen Odet, l'un des employés de l'administration de Ricôtre, au président de la Convention nationale, exprimant le regret que ses infirmités l'empâclient deparliraux frontières, faisant l'offrande du quart de ses appointements pendant la durée de la guerre, et envoyant à cet effet la somme de SO livres, montant du premier quartier, «puisse, déclare le sieur OJet, ce faible secours contribuer et servir à exterminer les brigands qui veulent assassiner la Liberté. »
8 mai 1793.
Original signé. A. N., C 254, n» 470.
Mention honorable et insertion au Bulletin.
1483. — Lettre de L.-B. Guylon, député du département de la Côte-d'Or, au prési-
dent de la Convention nationale, déclarant que ce qui l'a le plus flatté dans l'attribution qui vient de lui être faite par l'Académie du prix annuel de 1,200 livres, destiné à l'ouvrage le plus utile au progrès des sciences, c'est l'occasion de faire une offrande à la Patrie, et envoyant cette somme, telle qu'il l'a reçue, « un Français, dit-il, en terminant, ne peut connaître, dans les circonstances actuelles, d'autre jouissance de son superflu. »
11 mai 1793.
Autographe, A. JV., C 254, n° 470.
Ed. Arcliivea parlemenlaire*, t.LXIV, p. 570.
1484. — Don patriotique parles administrateurs, directeurs, employés, receveurs et garçons de bureau de la Régie des Loteries, pour l'acquit du treizième mois de leur soumission volontaire, à l'effet de contribuer aux frais de la guerre, de la somme de 481 livres lîi sols en assignats.
11 mai 1793.
Minute, A. N.,C 254, n" 470.
Ed. Archivas pavlemcnlaires, t. hXlV, p. 544.
148a. — Lettre du sieur Thouverez, horloger mécanicien,natif de Crandvaux (Jura), demeurant rue Saint-Ilonoré, vis à-vis celle Richelieu, à la Convention nationale, faisant hommage d'une pendule de son invention, qui, par elle-même, indique les principaux événements de la Révolution, sans qu'il soit nécessaire d'y toucher, demandant que celte pendule soit placée aux Archives, promettant d'en avoir soin sa vie durant, et envoyant également à l'Assemblée une invention simple pour la sûreté des portefeuilles, afin d'en assurer la propriété au porteur.
13 mai 1793.
Original signé, A. N., C 254, n« 479.
Renvoyé au Comité d'instruction publique, le 13 mai 1792 (sic). Signé : liréard, secrétaire. Ed. /Irc/iices parlementaires, t. LXIV, p. 014.
1480. — Lettre des administrateurs de l'habillement dos troupes au président de la Convention nationale, déclarant qu'ils appoi tent tous leurs soins à assurer l'habillement, le campement et l'équipement des troupes aux prix les plus avantageux pour la République, et qu'un fournisseur