‹ Répertoire général des sources manuscrites de l'histoire de Paris pendant la révolution françaiseChapitre 123 sur 483 · F. — SPECTACLE DE BEAUJOLAIS · texte numérisé non relu

F. — SPECTACLE DE BEAUJOLAIS

1878. — Lettre du ministre de la maison du Roi à M. de Crosne, lui soumettant les demandes faites par les associés ou intéressés au spectacle de Beaujolais pour le renvoi devant la commission des tabacs des contestations relatives à cette entreprise, et le choix du sieur Renaudin comme administrateur de ce spectacle.

1" avril 1789.

Copie, A. N., O' 500, fol. 213.

1879. — Lettre du ministre de la maison du Roi à M. de Crosne, le priant de lui faire parvenir avec ses observations le mémoire envoyé, le 1er avril, par les entrepreneurs du spectacle de Beaujolais, qui demandent l'évocation au Conseil des contestations relatives à leur entreprise.

12 mai 1789.

Copie, A. N., O1 500, fol. 276.

1880. — Arrêt du Conseil d'État, évoquant de nouveau au Conseil les instances et con-

testations pendantes par devant le lieutenant général de police, commissaire ml hoc. entre les associés et intéressés au spectacle de Beaujolais et les créanciers de l'entreprise, contestations qui seront portées dévant les commissaires chargés de juger les fraudes concernant le tabac.

6 juin 1789.

Minute, A. N.. E 2653, n" 160.

1881. — Plainte de Jean-Nicolas Gardeur, entrepreneur du spectacle de Beaujolais, contre le sieur Vitalis, qui s'était introduit au foyer du théâtre pour lui extorquer une lettre de change de 600 livres, souscrite à son profit, et qui l'avait menacé d'une canne à dard, plainte reçue par le commissaire Dorival.

31 août 1789.

Minute, A. N., Y 12503.

Ed. Emile Campardon, les Spectacles de la foire, t. I, p. 362.

1882. — Plainte de Marie-Jeanne Delamairie, veuve du sieur Dottel, cordonnier, contre le nommé Blainville, chanteur dans les coulisses du théâtre de Beaujolais, qui avait, pendant une répétition, maltraité sa fille Laurence, âgée de quatorze ans, danseuse de ce spectacle.

24 septembre 1789.

Minute, A. N., Y 11285.

Ed. Emile Campardon, les Spectacles de la foire, t. I, p. 271.

1883. — Lettre de M. Bailly à M. de Gouvion, major général de la garde nationale, le priant de renforcer la garde au Palais- Royal, pour empêcher le désordre que pourrait causer l'interdiction aux comédiens du théâtre de Beaujolais de continuer leurs représentations, et réponse de M. de Gouvion, 'marquant qu'il a donné les ordres nécessaires à M. Harvoin, commandant du bataillon de Saint-Roch.

15 janvier 1790.

Copie, B. N., Mss. , fonds français 1 1697.

La dernière représentation donnée par les petits comédiens de Msr le comte de Beaujolais eut lieu le samedi 16 janvier; elle se composait du Directeur dans l'embarras, opéra bouffon en deux actes, musique de Paisiello, pièce tout à fait de circonstance, précédée de Florette elColin, opéra bouffon en un acte, et des Jeunes Amants,

comédie en un acte; l'affiche du spectacle annonçait la première représentation de Griffonel, comédie en un acte, mêlée de vaudeville. Mais, dès le lendemain, le théâtre faisait relâche et un avis reproduit, du 17 au 23 janvier, par la Chronique de Paris, déclarait que « les entrepreneurs de ce spectacle, forcés de l'interrompre par des circonstances particulières, auront l'honneur de prévenir le public du jour où il sera ouvert ». Le spectacle de Beaujolais se transporta boulevard du Temple, à la salle des élèves de l'Opéra, et fit sa réouverture le mardi 23 février. Mlle Montansier installa son théâtre dans la salle des comédiens de M. de Beaujolais et ouvrit ses représentations, le 12 avril 1790, par un opéra bouffe, les Epoux mécontents.

1884. — Lettre du ministre de la maison du Roi à M. Bertin, conseiller d'Etat, au sujet de l'opposition des associés et intéressés du spectacle de Beaujolais à l'attribution de leurs contestations à la commission du 29 août 1775, et du renvoi des instances devant le Châtelet.

1885. — Procès-verbaux du tirage d'une loterie de bijoux, d'abord établie au Panthéon, puis transférée au spectacle de Beaujolais par le sieur Claude-Simon Giraud, marchand mercier, aux droits du sieur de la Salle, entrepreneur du Panthéon, loterie qui avait été autorisée, le 10 octobre 1789, par les représentants de la Commune.

8 mars 1790.

Minutes (3 p.), A. N.,Y 16007.

1886. — Arrêt du Conseil d'État, révoquant celui du 6 juin 1789 qui attribuait à un bureau du Conseil toutes les contestations relatives au spectacle de Beaujolais, et renvoyant les directeurs et intéressés de l'entreprise devant les juges ordinaires, avec mémoires justificatifs et tableau de la situation financière de ce théâtre.

4 mai 1790.

Minutes (1 dos.), A . N., E 2654, n» 291, F4 1021.

G- — THÉÂTRE DE Mlle MONTANSIER.

1887. — Arrêt du Conseil d'État, accordant un nouveau terme et délai d'un an à Marguerite Brunet-Montansier, directrice

des spectacles à la suite de la cour , pour l'acquit de ses dettes, à charge de verser pendant cette surséance la somme de 15,000 livres au sieur Bournisien jeune, procureur en la Prévôté de l'Hôtel, pour être distribuée aux créanciers de ladite dame Montansier.

9 mai 1789.

1888. — Lettre de MUe de Montansier et de Neuville, associés, au président de l'Assemblée nationale, annonçant qu'ils donneront une représentation au profit de la maison d'éducation établie à Saint-Cloud par l'Assemblée nationale pour les jeunes demoiselles sans fortune, et envoyant leur répertoire pour le choix de la pièce qui paraîtra la plus convenable.

Sans date (1790).

Minute, A. N., C 113, n» 294.

L'offre de Mlle Montansier ne semble pas avoir été prise en considération, car la table du procès-verbal de l'Assemblée constituante la passe sous silence et ne mentionne, à la date du 9 mars 1790, que le don d'une maison à Saint-Cloud fait par un anonyme pour servir à l'éducation des jeunes demoiselles sans fortune.

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