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an LISTE DES PRÈTRES DEPUIS L'ÉTABLISSEMENT DU PAYS JUSQU'A NOS JOURS
DIOCÈSE DE QUÉBEC
Jacques Cartier, à son premier voyage au Canada, en 1534, avait certainement amené avec lui, au moins, un aumônier, Malheureusement son nom se trouve pas rapporté dans la relution de ce voyage. Seulement nous lisons que le 11ème jour de juin, fête de Saint-Barnabé, étant au hâvre de Brest (aujourd'hui le Vieux-Fort) il entendit la messe, après la messe ouïe, dit-il, nous allâmes.…. et un peu plus loin, il ajoute : Le dimanche 14ème jour (du même mois) fimes chanter la messe...
Le Breron, Dom Guillaume et Dom Antoine, aumôniers de
Jacques-Curtier à son second voyage au Canada ', célébrèrent la messe, au moins dans les lieux où Jacques Cartier en fuit mention, ar exemple à l’île aux Coudres, le 7 septembre 1535, puis au Livre de Ste-Croix (rivière Saint-Charles) pendant tout l'hiver, Lorsque le Capitaine du Canada voulait dissuader Jacques-Cartier d'aller à Hochelaga, l'interprète lui ayant demandé s'il avait ja à Jésus, Cartier lui répondit que ses prêtres lui avaient parlé
Augry, MVicolas, prêtre de la ville de Paris, arrivait en Acadie en mai 1604, acccompagnant les émigrants français qu'y conduisait M. de Monts. Étant descendu au rivage, dans la Baïe Sainte- Marie, il s'égara si bien dans le bois qu'il ne put retrouver ses compagnons, et fut ainsi seize ou dix-sept jours, n'ayant pour toute nourriture que des herbes sûres et des fruits sauvages. Ayant été aperçu au rivage, lorsqu'il faisait des signes, avec une gaule, au bout de laquelle il avait mis son chapeau, une chaloupe l'alla recueillir ?,
FLÈèCHÉ, Jessé, prêtre du diocèse de Langre, arrivait en mai 1610 à Port-Royal, où il était envoyé par Ubaldini, nonce du pape à Paris. Il baptisa, le 24 juin 1610, vingt-un souriquois, qui furent les prémices de la foi, chez ce peuple. Il reçut de ses
1 Registre de Saint-Malo, liste des compagnons de Cartier, MM. Miche. lant et Rame ont publié cette liste à la suite du premier voyage de Cartier, 1865,
? Lescarbot, Hist, de la Nouvelle, France, liv. 1v, p. 447.—Chämplain, édit. 1613,
ouailles sauvages le surnom de Patriarche, qui est passé aux missionaires, ses successeurs, Il avait une grande réputation de science et de vertu !,
Brann, Pierre, jésuite, né à Grenoble, avait été professeur de théologie à Lyon, lorsqu'il partit pour Port-Royal, où il arriva avec le père Massé, le 22 mai 1611, jour de la Pentecôte”, Il prêcha l'évangile aux sauvages de l’Acadie, et prit part à l'établissement du fort de Saint-Sauveur, en 1613. Fait prisonnier par les Anglais, il fut conduit en Virginie avec le père Jacques Quentin. De là, il fut ramené en France, où il mourut en 1622, Ce père a relaté son voyage et tout ce qui s'est passé sous ses yeux en Acadie #.
Massé, Ennemond, jésuite, né à Lyon vers 1574, était entré à l’âge de vingt ans dans la compagnie de Jésus. Ayant reçu les ordres sacrés, on le donna pour compagnon au R, P. Pierre Coton, confesseur et prédicateur du roi Henri-le-Grand ; mais le zèle de convertir les sauvages lui fit préférer leurs grandes forets à l'air de la cour. Il pressa avec tant d'amour, qu'enfin il fut envoyé en Acadie avec le père Biard. Ces deux pères s’embarquèrent à Dieppe et arrivèrent à Port Royal le 22 mai 1611. Ils eurent beaucoup à souffrir dans ce nouveau monde, de la part de ceux qui les devaient protéger, Ils furent emprisonnés et calomniés par ceux-là mêmesauxquels ils rendaient tous les devoirs d'amour et de charité. S'étant écartés de leur habitation, ils tombèrent entre les mains d'un pirate angiais qui les emmena dans son vaisseau ; ce navire forcé d'entrer dans un port catholique fut pris pour un écumeur de mer. Les officiers de marine en firent la visite ; une seule parole des deux prisonniers eût fuit saisir lo vaisseau et pendre tout les nautonniers ; non-seulement ils ne parlèrent 1 mais se cachèrent si bien qu'ils ne furent jamais aperçus. Les hérétiques, voyant cette action, s’écrièrent tout haut qu'ils auraient fait un grand crime de tuer ces deux innocents, comme ils l'avaient pensé faire, quand la tempête les jeta dans ce port habité par des catholiques. Reconduit en France, le P. Massé ne soupirait qu'après les croix et les souffrances de nouveau-monde. Dieu ne put résister à tant de désirs, et le père fut renvoyé au Canada. Le 19 juin 1625, il arrivait à Québec ; mais la prise de cette place, en 1629, le fit de nouveau repasser en France, C'est alors qu'il promit solennellement de faire tous ses etforts por : recourir en la croix de la Nouvelle-France. Son vœu fut exaucé, et le père rentra dans son pays de bénédiction en 1633, où il travailla pendant encore 13 ans. Il décéda à la Résidence de Saint-Joseph de Sillery le 12 mai 1646, à l’âge de 72 ans, et y fut inhumé. Le P. Massé avait un naturel vif, prompt et ardent ; il vécut avec l'amour de la mortitication, et pratiqua dès son enfance
1 Relat, du P. Biard, ch. x1.—Lescarbot, Hist, de la Nouvelle-France,
2? Le jour de la Pentecôte tombait en 1611, le 22 mai, et non le 22 juin,
comme il a êté imprimé dans la Relation du P. Biard, # Relat, 1612 et 1616.
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cette vertu, en châtiant son corps, lorsque quelque petit bouillon de colère voulait échautter son cœur '.
Du Tuer, Gilbert, frère jésuite. Laissait Dieppe le 31 décembre 1611, au plus fort de l'hiver, pour arriver heureusement à Port- Royal le 23 janvier 1612. La marquise de Guercheville lui avait confié 1000 écus pour aller aider les prêtres missionnaires de la Nouvelle-France, Cette confiance dont il était très-digne, lui avait attiré des déboires de la part de Siméon Imbert, commis à l'administration du navire qui le portait, Ce même frère s’embarquait pour un second voyage sur le vaisseau du capitaine Flory, ayant pour chef d'équipage le capitaine de la Saussaye, et laissait Honfleur le 12 mars 1613, pour arriver au cap de la Hève, en Acadie, le 16 mai suivant. Il accompagnait le père Jacques Quentin, qui célébra la sainte messe en ce lieu, après y avoir dressé une croix, y apposant les armoiries de madame le marquise de Guercheville pour marque de possession, prise en son nom. De là, se remettant en mer, ils vinrent à Port-Royal, puis à Saint- Sauveur. Un navire anglais, commandé par Samuel Argall, vint attaquer leur vaisseau, et pendant le combat le frère Du Thet, qui avait eu le courage d'agir comme canonier, reçut un coup de mousquet qui le renversa, Les anglais s'étant rendus maîtres du vaisseau français mirent le blessé entre les mains de leur chirurgien, qui était catholique, et qui le fit porter à terre, où le père Biard le confessa et reçut ses derniers soupirs, vingt-quatre heures après l'accident. Il fut enterré le même jour au pied d’une grande croix que les pères y avaient dressée ?,
QuenriN, Jacques, jésuite. D’après une lettre du père Biard, citée par le père Carayon, c’est Jacques et non pas Claude Quentin qui arrivait en Acadie, le 16 mai 1613, sur le vaisseau de M. de la Saussaye, avec le frère Du Thet. De Port-Royal, il se rendit avec les PP. Biard et Massé à l'entrée de la rivière Pentagouët, où l’on éleva le fort Saint-Sauveur. Pris par les Anglais, ce père fut ramené en France,
JAMAY, Denis, récollet, premier commissaire de la mission du Canada, arrivait à Tadoussac le 25 mai 1615, avec les PP. Dolbeau et Le Caron, et le frère Pacifique Du Plessis, sous la protection de M. de Champlain. Il visita de suite le sault Saint Louis, et l'année suivante repassa en France avec M. de Champlain, pour l'aider à plaider la cause de la colonie. En 1620, lorsque M. de Champlain revenait avec le titre de ZLieutenant- Général, et accompagné de sa jeune épouse Hélène Boulay, le père Jamay, qui luimême revenait avec le titre de supérieur et commissaire, fit chanter un Te Deum solennel à Ja chapelle de Québec, et profita de l'occasion pour exhorter ses auditeurs à l'obéissance envers Dieu, envers le roi et envers le représentant du roi dans le pays. Le père Jamay mourut le 26 février 1625 #,
1 Relat. 1646, ch. mr.
? Relat, du P. Biard, ch, xxvr.
# Noiseux, Liste Chronologique.
DoLBEAU, Jean, récollet, arrivé avec le précédent, demeura à Québec, et se concerta avec M. de Champlain pour l'érection d'une petite chapelle et d’une maison poux les religieux, près du lieu où est actuellement l'église de la basse ville. Le 25 juin 1615, il célébra dans cette chapelle la première messe, dite à Québec depuis les voyages de Jacques Cartier. Quelques temps après, il remplaça le père Le Caron, comme supérieur des missions, Sur la fin de l'automne de la même année, il était à Tadoussac, où il bâtit une cabane, dans laquelle il offrit le saint sacrifice, puis visita les Montagnais, les Betsiamits, les Papinachois et les Esquimaux. Dans l'automne de 1617, il passa en France avec M. Champlain, pour tâcher d'éclairer les principaux associés sur leurs véritables intérêts, C’est pendant son séjour en France, qu'il reçut de Rome la permission de célébrer un jubilé au Canada. Ilen fit l’ouver ture le 29 juillet 1618. Le 3 juin 1620, il posa solennellement la première pierre du couvent de la mission, au lieu où est aujourd’hui l’hôpital-général de Québec. Après avoir mené une vie sainte dans ces grandes forêts, le père Dolbeau, attaqué de paralysie, par suite de ses longs et pénibles travaux, laissa le théâtre de ses missions, en septembre 1643, pour retourner en France. Le vais: seau qui le portait ayant été pris par trois frégates ennemies, fut livré au pillage ; mais dans le même instant, quelqu'un laissant tomber du feu dans les poudres, une explosion s'en suivit, et tous périrent, vainqueurs et vaincus. L'infortuné père, dit la Relation, eut ainsi le bonheur de donner sa vie, dans un si généreux emploi, et d’avoir passé par le feu et par l’eau pour entrer dans un repos éternel ?.
LE CARON, Joseph, récollet, natif des environs de Paris, avait été aumônier du duc d'Orléans, et l'avait initié aux premiers enseignements de la religion. Après la mort de ce prince, à qui il avait attaché sa fortune, il dit adieu au monde, et entra, en 1611, dans l'ordre des Récollets. Arrivé à Tadoussac le 25 mai 1615, avec les pères Jamay et Dolbeau, il alla au sault Saint-Louis; puis il monta au pays des Hurons, qu'il visita cette même année avec M. de Champlain. Il ne revint à Québec que le 11 juillet 1616, et repassa en France, L'année suivante, il était de retour avec le titre de commissaire des pères récollets, et célébra le premier mariage qui se soit fait au Canada, vers le commencement de l’année 1618 ?.
Les époux étaient Etienne Jonquest, de Normandie, et Anne Hébert, tille aînée de Louis Hébert, apothicaire et premier habitant de Québec. Le père Le Caron se rendit, en 1618, à Tadoussac pour hiverner au milieu des sauvages de cette contrée. Il fit encore un voyage aux Hurons dans les années suivantes, Parti le 9 septembre 1629 pour retourner en France, ce premier apôtre des Hurons éprouva une très-grande affiction de ne pouvoir reprendre ses travaux apostoliques. Il mourut de chagrin, à Sainte-Marguerite, en
1 Relat. 1643, ch, xrr1.
? Sagard, Hist. du Canada, p, 41.
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SAUVE e d’une destruction complète, en détour SNA que Le sauvages voulaient faire tomber ur t er à Québec RARE TNT SEC TON » sur tous les habi RS es Trois-Rivières, il tint la place d’un RE Li morthon ds ar Eee et les Français, et baptisant les se se tas ie lifia tous les habitants du pays Re AutS douceur, sa simplicité et son zèle y", par sa grande Dieu demanda à ses missi zèle. Il fut la première offrande D Leon . FaoAr au chrsos et rendit sa belle ans à
À EU sèques furent célébrées sole é ; célébr olennité que les circonstances locales purent ne toute ln e?,
Huer, Paul, récoll : k et, venu au Canad j pa ji , ven nada, en 1617, ac { i Rue ia et la famille d'Hébert, Ce es NU sur eds a nat sense en 1619. On le trouve aux Trois Rivières , où il administrait les sacrements aux Français do de Lu 3 J oste ?,
PouLiN, Guill IN, aume, récollet, avait fai i À p rec ) alt pro 3avri uin 9. E ; ; RES Se ès son arriv Louis en 1622 at AN ae près du nait Bat .
Pr 22, il était déjà attaché au poteau, et ee re son supplice, lorsque les Fran di ne sa captivit i , S rançais, infor en nee Le échanger contre usines plant née 4 apostoliques , privé du martyre, le père poursuivit ses ie ques jusque chez les Nipissiriniens # Etant Stone à , rn
Chalons 0 I sel nouvelles forces l 4 { l 12 J S, P ul y Juise de , 1 y mouru e
Le Baïzzir, Geor ILIF, ge, récollet, que le c il d’ er .G À conseil d'état u ol la dt Fa la Haye arrivait en juillet 1620. do : " sa naissance, remarqi we îto as posséda toute l'estime de Louis AIT, Le Dus à Mine Fe nt , recommandé à Champlain de ne rien éntien noi PA qu V pa L poste de ce savant religieux Dep eml e père Le Baillif passa en F présenter à É ; lif passa en Fra ; ouis XIII la requête des habitants du Cuba, bts Je réult : ‘ sulta
1 Mor tuolo ts, manusc pose s le ‘hive ‘ape ge des Récolle sC D ’ scrit dé} ose dans les archi S de l arche-
? Mortuologe des Récollets. S s. Sagard, Hist, du C : Le Clercq, Etablissement de la Foi. rue) à Le Clercq, Etablissement de la Foi Mortuologe des Récollets,
désiré, et mit fin aux disputes qui divisaient deux compagnies rivales, Ce père ne revint plus au Canada.
SEBASTIEN, Joseph, récollet, d'Aquitaine, arrivé en Acadie, missionnaire à Miscou, se rendait à Port-Royal, en route pour la mission principale des récollets, établie à la Rivière Saint-Jean, lorsqu'il mourut de fatigues et de misère dans ce voyage, en 1723. Il avait hiverné au couvent de Notre-Dame-des-Anges, à Québec, avec les religieux de son ordre ?,
GALLERAN, Guillaume, récollet, visiteur et supérieur de la mission du Canada, arrivait en juillet 1622 avec le père Irenée Le Piat, Il apportait la permission d'ouvrir un noviciat au couvent de Saint-Charles, et, deux mois après, le sieur Pierre Langoissieux, natif de Rouen, et qui, pendant trois ans, avait instruit les sauvages des Trois-Rivières, entrait au noviciat, sous le nom de frère Charles ?,
Prar, Jrenée, récollet, natif de Giens, département du Var, avait fait profession le 21 juin 1612. Il partit de Dieppe, vers le milieu de mai 1622, avec le père Galleran, sur le vaisseau de Guillaume de Caën, qui, bien qu'il fût huguenot, se montra plein d’honnêteté pour ces religieux, Le 15 août 1624, il fut député en France pour obtenir de nouveaux ouvriers, et tit la traversée avec le frère Sagard et M. de Champlain, qui reconduisait son épouse en France. Religieux d’une grande vertu et de beaucoup d'esprit, il mourut, à Nevers, le 28 juin 1674, âgé de 80 ans
Vie, Nicolas, récollet, arrivé à Québec le 28 juin 1623 avec le frère Sagard, avait pendant plusieurs années sollicité la faveur de passer au Canada pour y travailler à la conversion des infidèles. 11 fut immédiatement chargé de la mission des sauvages hurons, où il se rendit avec le père Le Caron. Il y avait fait deux ans de séjour, lorsque, descendant à Québec, il périt, victime de la cruauté et de l’iniquité d’un de ses guides, qui le fit noyer, en renversant son canot dans un rapide, au nord de l’île de Montréal. Son corps ayant été retiré de l’eau fut transporté à Québec et reçut la sépulture dans la chapelle de $Saint-Charles le 25 juin 1625 * Le nom de Sault-au-Récollet est resté attaché à la place qui fut le théâtre de ce triste évènement.
SAGARD, Théodat-Gabriel, n'était que frère lai lorsqu'ii vint au Canada avec le père Viel, en 1623, Il fit avec celui-ci et le père Le Caron, le voyage au pays des Hurons, et retourna en France, l’année suivante, avec le père Piat. 11 publia en 1632 son Grand voyage au pays des Hurons et en 1636 von Histoire du Canada.
De Brégeur, Jean, jésuite, né le 25 mars 1593, d’une famille noble du diocèse de Bayeux, en Normandie, vint à Québec le 19
Leclereq, I Vol. p. 243.
Sagard, Hist, du Canada, Mortuologe des Récollets,
# Mortuologe des Récollets.
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l’anné Le 98 retour des int alla co Le 16 Saint-] prison lus cr rébeu
DE ] l'illustr 1625 av semaine informé retourne à l’étud hiverna les franç tement q sent à l’e temps de
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Noyro Noüe, le père Cha chever ca pour le cd Pagnie de ASSOCIÉS,
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