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er avec le t du grand- Acadie, le bnnes, de 24 Cap-Breton, n de trenteaprès Sa vic- ’année sulomme supé-
rieur des missions. Il y conduisit les premières religieuses de Québec '. Le 18 mai 1642, il célébra à Montréal la première messe qui s’y soit dite à sa fondation, Après dix années de travaux, il partit de Québec, le 26 octobre 1659, sur le vaisseau du capitaine Poulet, et retourna en France avec M. de Queylus, Il avait été supérieur de la mission depuis 1639 jusqu'en 1644, et, pendant qu'il était en charge, il écrivit six volumes des Relations.
De Vieux-Ponr, Alexandre Godefroy, jésuite, accompagnait les pères Vimont et Noyrot, lorsqu'il fit naufrage au Cap-Breton, le 24 août 1629. Il passa l'hiver avec le père Vimont et retourna en France avec co même père l’année suivante.
LE JEUNE, Paul, jésuite, peut être regardé comme le père des missions des jésuites au Canada, quoiqu'il n’y soit venu qu'en 1632, après la reddition de Québec à la France, Il partit de Honfleur avec le père Anne de Noüe, et arriva à Québec le 5 juillet 1632, En peu de temps, il acquit une si parfaite connaissance de la langue montagnaise, qu’il pût écrire, en sauvage, un catéchisme pour ses néophytes. En 1634, il établit uno résidence aux Trois-Rivières. C’est lui qui, en 1635, fit l’oraison funèbre de M. de Champlain. Après avoir rempli la charge de supérieur jusqu’en 1639, il travailla encore dix ans parmi les sauvages, Le 30 octobre 1649, il r'epassa en France, où il remplit la charge de procureur des missions étrangères. Il mourut à Paris dans l'année 1661. Le père Le Jeune a écrit huit volumes des Relations de 1632 à 1639 ?,
Dante, Antoine, jésuite, né vers 1595 à Dieppe, en Normandie arrivait à Québec le 24 juin 1633. Il alla, dès l’année 1634, faire les missions huronnes, dont il apprit facilement la langue. Après quatorze années de pénibles travaux, ce bon père fut massacré et brûlé par les Iroquois, le 4 juillet 1648, dans la mission de Saint-Joseph. La Relation de 1649 rapporte ainsi son martyr. “A peine le père achevait la messe et les chrétiens, qui selon leur coutume, avaient rempli l’église, après le lever du soleil, y continuaient encore leurs dévotions, qu'on crie aux armes pour repousser l'ennemi qui, à l'improviste, avait fait ses approches de nuit, Les uns courent au combat, les autres à la fuite, ce n’est partout qu'eftroi et que terreur, Le père se jetant des premiers où il voit le danger le plus grand, encourage les quelques guerriers, restés dans la place, à une généreuse défonse, il les console tous de l'espérance la plus douce des saints : “ Fuyez, mes frères, et portez avec vous votre foi jusqu'au dernier soupir. Pour moi, je dois mourir ici: ma vie ne m'est plus rien, nous nous reverrons dans le ciel.” Une scène lamentable s'offrit à ses yeux; femmes, enfants, vieillards gisaient pêle-mêle expirants. Tout ee qui vivait encore tombe à ses pieds et lui demande le baptême, Le père trempe un voile dans l’eau, et le secouant sur
! Relat, :639, ch. t.
? Relations, édit. 1858, notice biographique.
la foule à genoux, procure la vie des cieux à ceux qu'il me pou vait arracher à la mort temporelle, Bientôt Ne ne côtés, il est couvert de flèches et frappé d’un “es pal e que #e fait tomber sur la place. Les Iroquois portent de suite Le : p : à l'église où ils mettent le feu, et, ainsi, ar une victim bonne odeur, il fut consumé au pied de l'autel même !,
mbroise, arrivé à Tadoussac le 4 juin 1633, avait En Lots avec le père Daniel. Il ae da à la Le sion des Hurons, dans l’année 1635. Après dix . pau . dans l'exercice d’un ministère des plus pénibles en Fab a, | bon père, infirme et âgé, retournait en France, lorsqu i De ê le 27 septembre 1643, emporté sur la mer, d'une AÈVES scorbutique qui ne l'avait pas quitté, L'océan fut son tombeau?!
JTEUX, Jacques, né en avril 1600 à Abbeville, en Picardie, bd He: re 71620, dans la Compagnie de ue ET Arrivé à Québec le 24 juin 1634, il fut de suite c se ke avec le père Le Jeune, fonder la mission des oe iviè Le L visita le poste de Tadoussac, de 1644 À 1647. Pen ss dix-huit ans, il s’occupa à convertir les Montagnais et Lu RopAtas Doué d'une grâce toute particulière, il sut toucher Une ces pauvres sauvages et leur inspirer les ras ÿ' le pi J ‘ Dès l'année 1641, quelques sauvages de la nations des d dan : gues ou Poissons Blancs, descendus à la résidence des Trois- A s'étaient fait instruire, et avaient embrassé la foi avec Ne pcs ferveur. Le 4 avril 1651, le père Buteux partit pour ë er Liga la mission de Saint-Pierre au milieu de cette tribut, située au pi des Trois-Rivières. 11 écrivit, la veille de son départ, Le de Ragueneau. “ Mon R. Père, lui disait-il, c'est à ce Pa qu'i pat espérer que nous partirons, Dieu veuille que ces réso Le nn + fermes, et qu’entin nous partions «ne bonne fois, et que o ciel : : le terme de notre voyage. Hac 8j +8 reposita est ets me: pars :ccompagné de mes misères, j'ai grand besoin e pren cœur me dit que le temps de mon bonheur s Appro0 Do API est, quod bonum est in oculis suis faciat."” Le père était one gi < d'un jeune français et d’un jeune chrétien huron. Le mai on ils furent tous trois surpris par une troupe d’Iroquois, qui a 2 ‘ le jeune huron, et firent feu sur ses deux A A Es ï . pee Buteux tomba frappé de deux balles à la porn, ee ja ; td s'étant jetés sur lui, l’assommèrent à coups de hache. “ie ne
agnon eut le même sort, et tous deux expirèrent ça pou ç 1 e saint nom de Jésus. Leurs corps dépouillés furent jetés dans rivière Saint-Maurice
LE SUEUR DE SAINT-SAUVEUR, Jean, prêtre, ancien curé de Saint-
ie, f ier prêtre séculier ) : de Thury, en Normandie, fut le premier pré A at CAnAGE. Arrivé à Québec le 8 août 1634, il fut chape-
1 Relat, 1649, ch, 1.
2 Relat. 1643, ch, x1r.
# Relat. 1652, ch. 5.
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Picardie, \ Rouen.
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‘uré de Saintrêtre séculier | il fut chape-
lain de l'Hôtel Dieu de Québec, et desservit la chapelle Saint Jeun. «ur le côteuu Sainte-Geneviève, Il se retira plus tard du ministère, et mourut à l'Hôtel-Dieu le 29 novembre 1668, âgé de 70 ans. Ayant servi avec assiduité et bon exemple plus de trente ans !, Le nora de Saint-Sauveur lui fut donné parce qu'il avait desservi 1 Normandie la cure de ce nom. Un des faubourgs de Québec porte aujourd'hui le nom de Saint-Sauveur en mémoire de ce vénérable prêtre ?.
PERRAUL'Tr, Julien, jésuite, se trouvait à l’île du Cap-Breton dès l’année 1634. Il écrivit, cette année même, la relation historique de cette île * M Noïiseux le fait partir pour la France en
RaymBaur, Charles, jésuite, pendant quelques années employé en France comme procureur des missions du Canada, arrivait à Québec en 1634, Il partit en 1640 pour la mission des Trois- Rivières, et, l'année suivante, il se rendit à celle des Hurons. En 1642, il monta au sault Sainte-Marie avec le père Jogues, et de là il fut envoyé, avec le père Pijurt, chez les Nipissiriniens ; mais une maladie lente qui le consumait, l'obligea de revenir à Québec, où il mourut le 22 octobre 1642 âgé de 37 ans. Le Gouvernement qui estimait sa vertu désira qu'il fut enterré près du corps de M. de Champlain ‘. Le père Raymbaut est le premier jésuite mort au Canada. Il avait, dit la relation, un cœur plus grand que tout son corps, quoiqu'il fut d’une riche taille 5.
QueNriIN, Claude, jésuite. Ce père, que l'on a confondu avec Jacques, venu au Canada en 1613, arrivait pour la première fois à Québec, le 13 juillet 1635, sur le navire nommé le Saint-Jacques commandé par M. le chevalier de la Roche-Jacquelin., Il fut employé aux Trois-Rivières, et, en 1638, il alla missionnaire de Miscou, Rappelé en France en 1641, pour travailler aux affaires de la mission, ce père revint à Québec, le 15 août 1643, avec les PP, Léonard Garreau, (. Druillètes et Noël Chabanel®. Après avoir exercé son zèle en 1645, à la mission de Sillery, il laissa le Canada, le 21 octobre 1647, pour n'y plus revenir ?,
Nicozer, Gilles, prêtre, né à Cherbourg, était frère de Jean Nicolet, qui le premier parvint aux eaux du Mississipi. Il vint à Québec en 1635, et pendant plusieurs années, il fut chargé de l’administration des sacrements dans lu côte de Beaupré. Il est un des premiers prêtres séculiers dont le nom apparaît sur les registres de Notre Dame de Québec. Le 25 octobre 1645, il accompa-
1 Hist, de l'Hôtel-Dieu de Québec, p. 197.
? Langevin,—Notes sur les archives de Nctre-Daine de Beauport, p. 117. 3 Relat. 1635.
4 Relat. 1643, ch. 1.
5 Relat, 1643, ch. xt.
$ Relat, 1643, ch, 1.
? Journal des Jésuites.
gna M. le gouverneur Montmagny à l'île aux Oics, où ce dernier faisait travailler à ln terre. A cette occasion, les pères jésuites lui prêtèrent une chapelle garnie pour qu'il pût célébrer les saints mystères sur les îles !, 11 partit de Québec le 12 septembre 1657 ? pour retourner en France,
Prsarr, Pierre, jésuite, arrivé à Québec, le 10 juillet 1635, fut de suite chargé d'aller aux missions huronnes, avec le père Le Mercier. Il alla aussi résider aux Trois-Rivières, en 1647, et à Québec, l'année suivante, Après avoir desservi la mission de Sainte-Marie, en 1642 et les années suivantes, il laissa Québec le 23 août 1650, pour retourner en France #,
Le MeRcIER, François, jésuite, arrivé à Québec, le 20 juillet 1635, fit aussitôt les missions huronnes, qu'il visita jusqu'en 1653, Il fut, à cette époque,;nommé supérieur des missions jusqu’en 1656, et réélu de 1656 à 1670, IL fut le premier vicaire de Québec en 1660, et tit des missions dans la côte de Beaupré, en 1661. Les six volumes des relations qu'il publia sont très-intéressants surtout par les détails des pays de l'ouest. Il laissa Québec en septembre 1685, et alla mourir aux Antilles #,
Turats, Charles, jésuite, arrivé en 1635, fut de suite missionnaire sur l'île de Miscou, duns le golfe Saint-Laurent, Il y fut envoyé avec le père Dumarché pour y administrer les sacrements aux vingt-trois français, qui, cette même année, devaient jeter les fondations d’une habitation sur cette île. Dès l’année suivante, il se trouva seul, le père Dumarché ayant été obligé de repasser en France, Bientôt les soutfrances devinrent son unique occupation, Le scorbut, maladie cruelle, s'était déclaré parmi ces nouveaux habitants ; le père Turgis n'en fut pas exempt. Au milieu de ses souffrances, et parmi une si grande désolation, il se consola d’avoir pu assister tous les mourants. Il se fit porter auprès du lit de tous ces infortunés, et succomba lui-même, le 4 mai 1637, ne laissant plus qu'un seul malade vivant qu’il avait saintement disposé à sa dernière heure ÿ,
Du Marcué, Charles, jésuite, arrivé à Québec, le 10 août 1635, se rendit de suite avec le père Turgis sur l'île de Miscou, dans le golfe Saint-Laurent, Devenu paralytique, il fut obligé de retourner en France, en 1636 ‘.
DE QUEN, Jean, jésuite, arrivé à Québec, le 17 août 1635, fut chargé de l'instruction des enfants français de la ville, En 1638, il se trouvait à la résidence de Sillery avec le père Le Jeune. Les années suivantes, il visita les missions de Tadoussac, et, remontant
1 Journal des Jésuites,
? Noiseux, Liste Chronologique.
3 Journal des Jésuites,
# J, G. Shea,—History of the catholie missions...of the United States, 5 Lettre du P. Le Jeune, {1 septembre 1639, Relat 1647, ch. xv.
6 Relat. 1647, ch, xv.
le Sag en sut sauva, chape] fessé t par de de la 1 des Ir victim
Riou L'anné Breton l'île de de zèle témoigt Dans le pour y:
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instruit, ( d'un co de Notre en son h reprend | de vivres des pesée presse si sauve! à don ; pui leur servd à la point très-saint 1657, un MmISSiOns ( un enfant De retq
1 Relat ? Relat, # Relat.
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en 1656, xébec en
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mission- 11 y fut crements L jeter les ivante, il passer en cupation.
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En 1638, Jeune. Les remontant
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1635] DU GCLERGÉ CANADIEN 37
le Saguenay, il découvrit, le 20 mai 1641 e Fsgu , le 2 lo Inc Saint-Jean f en s 4 sb ra lle dre put Le lendemain, 21 du 4 Sr à gro rh Cu ihise é ph 5 ni en moins de deux heures, une petite sie né Lt SPA ébra les saints mystères, après avoir conptet iens, qui furent ravis de voir laur pays honoré D" : tr si adorables, Supérieur, en 1652 LH pa 15 à ré . Ÿ à ji ferivi 5 pr de AA : ns A fa .en 1656, la relation sur peer Lo ida is , ourut è Qué pen le 8 octobre 1659, âgé de 56 an èle qu'il avait déployé pendant une épidémie dut
Rionanp, André, jésuite, étui Rionan, , jésuite, était à Québ f HART, | û ec dès l'année 1635 !
Re Lendhes il se rendit à la résidence de Bibte Ange au Cu Abe ie e père À Endemare, et, en 1643, il fit lan mis À ds » Miscou, avec le père de Ly | ans ? e de Lyonne. Il étudi tt À 4 Rs ulia avec be se et nn succès la langue des sauvages de ce pays iles sun | na gs bonne volonté, qu'ils le prirent en’ afte on. : ; À. j < “ À s à C0 sh À tre : ipisiguit, il jeta les fondements d'une hébha ton A di ù 1e sauvages *, Les relations de 1646 font le ton dat es Lu ue courut ce père. Le premier jour d el 1st- an ‘ # . 2 ” qe i va AU g mi re 4 ndré Richard était parti de Nipisiguit dut nt pe, LARMIERE de deux français et d'une famill de L Je > ne ja ne Fe be re prompt départ des glaces pr ET ibre, comme en effet ilt j l'entrée du hâvre d i E PAS , a , CO! ouva jusqu'à ques De retourner, il Hs Fi Vs Sr CH Frne uné . soes Tr, s moyen : "ic Ù | M Ans moyen: la violence A je Lt la chaloupe et l'entourait d’une Len 8 gs na us es il fallait continuellement combattre Li tt un de danger évident de perdre la vie, Un sep ee à 44 pas encore baptisé, quoique suffisamme t fa soie de e baptême ; le père le lui accorda: puis tou EE rn A pat ar ont recours à Dieu par lé tremtsé jee e, quses ils font vœu de jeûner et commt in “ Fe s'ils échap ent à ce danger. Joseph Ne “ AR a Le A allége la chaloupe, jette TU Et LE sons flottants, et, sa î des pesé ; , et, sautant sur les glaces, fai s posées avec le mât, sous la chaloupe; le vent s’ be presse si bien les glaces qu'elles er blent : a r por les g s 8 assez sûres ie : ; MA 5 D y confient leurs vies, laissant le reste N a ARS aq ab de la lune et de leurs avirons qui avi jee Pie 4 es LISTER environ une lieue, et avan île de Miscou À 4 ier | se : ; À pour y remercier Di { sainte mère de la faveur reçue *. Le père Ri act Vie 57, Res mission à Sainte-Anne de eau Û Il Ta Er missions du golfe en 1662 ; CON 1 , pour passer en Franc i i muets 1662, | $ rance, où il co si se 10 Le À qu'il avait ar aché à la cruauté des Gus SLA u Canada cn 1669, il se rendit à la résident à © Le À es
1 Relat 1635, ch. 1v.
2 Relat, 1647, ch. xv.
# Relat, 1646, ch. vin, de la i , Ch. a relation des ù “ Relat, 1662, ch, vin, Mi
Lie ve
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Trois-Rivières, dont il devint supérieur en 1674', Il décéda le 15 décembre 1696 ?,
CHASTELLAIN, Guillaume-Pierre, jésuite, arriva à Québec le 11 juin 1636, avec le père Charles Garnier. Ces deux pères avaient traversé sur le vaisseau qui amenait M. de Montmagny, successeur de M, de Champlain, dans le gouvernement de la Nouvelle-France, A peine étaient-ils entrés dans le fort qu'on vint demander à M. de Montmagny s'il aurait pour agréuble d'être parrain d'un sauvage qui désirait le baptême, Le Gouverneur se réjouit d'avoir be pi qu'à l'entrée de son gouvernement, il aidât à ouvrir les portes de l'église à une pauvre âme et ce fut le père Chastellain
ui administra le baptême *, Il partit bientôt pour le pays des urone. Après un ministère de près de quarante-sept ans, il mourut à la résidence de Québec, le 14 août 1683, Il fut pendant trente ans le confesseur des hospitalires de Québec *,
GaRNier, Charles, jésuite, né à Paris en 1605 étuit entré dans la compagnie de Jésus en 1624, Il arriva à Québec, le 16 juin 1635, avec le père Chastellain, et se dévoua, pendant treize ans, aux missions huronnes, Il arrosa de son sang le pays qu'il avait arrosé de ses sueurs, Le 7 décembre 1649, dit la relation, sur les trois heures de l'après-midi, les Iroquois surprirent la bourgade de la mission de St-Jean, qui renfermaient de cinq à six cents familles. Ce furent des cruautés inconcevables, On arrachait à une mère ses enfants pour les jeter au feu; d'autres enfants voyaient leurs mères assommées à leurs pieds, où gémissantes dans les flammes, sans qu'il leur fût permis, ni aux uns ni aux autres, d'en témoigner aucune compässion, C'était un crime de répandre une larme, ces barbares voulant qu'on marchât dans lu captivité, comme ils marchaient dans leur triomphe. Une pauvre mère chrétienne qui pleurait la mort de son enfant, fut tuée sur la place, parce qu'elle avait encore de l'amour, et qu'elle ne pouvait étouffer assez tôt les sentiments de la nature. % père (rarnier, alors seul dans la mission, était occupé à instruire son péuple dans les cabanes qu'il visitait, Il court à l'église; il y trouve quelques chrétiens: Nous sommes morts, mes frères, priez Dieu et sauvez-vous.” Plusieurs le pressent de fuir avec eux; mais ce véritable apôtre, no prêt à servir Dieu, l'église, et le prochain, est retenu par les liens de la charité; il s’oublie lui-même pour ne penser qu'au salut éternel dos âmes qui lui sont confiées. Il exhorte les néophytes à mourir fidèles à la foi, et donne l’absolution aux chrétiens qu'il rencontre ; il court dans les cabanes en flammes, pour baptiser les enfants et les cathécumènes, Ce fut dans ce saint emploi qu'il se vit accueilli de la mort, li fut bientôt renversé sans connaissance
1 Registres des Trois-Rivières.
? Noiseux.—Liste Chronologique.
3 Relat. 1636, ch. 1.
Hist, de l'hôtel-dieu de Québec, p. 23, et J, Viger,
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? Relatid Augustin.
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par les balles des ennemis, Un iroquois le croit mort et le dépouille ; quelques instants après, revenu à lui-même, il aperçoit, à dix pas de lui, un pauvre huron, blessé à mort, Le généreux athlète, recueillant ses forces, fait un effort suprême pour se traîner jusqu'à lui; il fait deux pas et il tombe ; reprenant courage, il se met à genoux prie Dieu avec ferveur, puis il essaie encore d'aller à lui pour le préparer à la mort; mais épuisé, il tombe pour ne plus se relever, Un barbare l'aperçoit, accourt et lui donne la mort en lui assénant deux coups de hache sur ln tête, Son corps dépouillé est laissé sur la place. Deux pères jésuites de la mission voisine, informés par les pauvres hurons fugitifs du malheur qui venait d'arriver, se rendirent le lendemain matin au lieu du carnage, pour donner la sépulture à leur cher confrère. Après bien des recherches, des néophytes leur tirent reconnaître le corps horriblement défiguré du saint martyr,
et ils l’inhumèrent au lieu même où avait été l'église de Saint- Jean,
RAGUENEAU, Paul, né en 1605 à Paris, arriva à Québec le 28 juin 1636 sur le vaisseau de M. du Plessis-Bochart, et monta au pays des Iurons dès l’année suivante, Il écrivit la relation de ce pays pour les années 1647 et 1648, Ce père, conduisit à Québec en 1650 les misérables restes de la nation huronne qui avaient échappé aux massacres des Iroquois, Cette même année, il succéda au p. Lalemant comme supérieur de toutes les missions du Canada, et fut, en 1653, remplacé par le père Le Mercier. Après plusieurs années de travaux apostoliques chez les Hurons et les [roquois, il repassa en France le ler septembre 1666, et mourut à Paris le 3 septembre 1680, âgé de 75 ans. Aucun missionnaire peut-être ne contribua davantage au progrès du christianisme en Canada, et
ne mérita mieux le titre d'apôtre, Ila écrit les relations de 1649 et des trois années suivantes ?,
D'ENVEMARE, George, jésuite, fut missionnaire à Sainte-Anne du Cap-Breton, dès l’année 1636, avec le père André Richard, On rencontre son nom dans le registre de Sillery, en 1642, et il signa des actes de baptême à Montréal en janvier 1648.
JoquEs, Zsaac, jésuite, né à Orléans vers 1598, arriva à Québec le 2 juillet 1636, et partit aussitôt pour les missions huronnes, qu'il visita jusqu’en 1641. 11 descendit en 1642, jusqu'à Québec pour conférer sur les affaires des missions, Comme il retournait, en 1642, il fut fait prisonnier, le 4 août, près des îles du lac Saint- Pierre par une bande d'environ quarante-cinq Iroquois, et amené dans leur pays avec ses deux compagnons, Guillaume Couture, interprète, et René Goupil, jeune chirurgien, et plusieurs Hurons. Ils furent soumis aux plus cruels supplices. Goupil y trouva la glorieuse mort du martyre, et Couture l'esclavage, puis la liberté.
| Relat. 1649, ch. III.
? Relations, édit, 1858, notice biographique, et la vie de la mère de saint Augustin.
Le père Jogues passa près d’une année au milieu de cette nation féroce, Lo récit qu'il fait lui-même de ses souffrances dans la relation du P. Bressani, étonne l'imagination autant qu'il excite l'admiration’, Au mois d'août 1643, ayant réussi à s'échapper des mains de ses gardiens, il se réfugia sur un vaisseau hollandais. Il fut conduit à Manhatte (aujourd'hui New-York); puis il aborda en Bretagne, et enfin, le 16 janvier 1644, à la maison des jésuites de Rennes, Ne soupirant qu'après le martyre, il demanda en grâce de retourner dans ses chères missions, et il débarqua à Québec la même année. Chargé de jeter dans le pays des Iroquois les fondements de la mission des Martyrs, ainsi appelée parcequ'elle était placée sous leur protection, il y fit alors deux voyages consécutifs, et, au dernier, parti de Montréal le 3 juillet 1646, pour aller hiverner au milieu de ces barbares, il fut, à son arrivée dans le pays dépouillé de ses vêtements, chargé de coups et enfin massacré le 18 octobre 1646, Il était âgé de 48 ans, et avait travaillé pendant dix ans à la conversion des infidèles. L'héroïsme de ce grand martyr arrache des cris d'admiration aux ennemis mêmes du catholicisme. Après avoir rapporté la m°trt du père Jogues, le protestant Parkman ajoute: Ainsi mourut 1saac Jogques, un des exemples les plus purs de la vertu catholique que le continent occidental aît jamais vu?
DE LA PLACE, Jacques, jésuite, arrivé le 22 mai 1637, fut envoyé la même année avec le père Nicolas Gondoin à l’île de Miscou ÿ, et travailla de concert avec les pères André Richard et de Liyonne à jeter les fondements d’une petite église dans cette mission, De retour à Québec en 1641 * il y fut employé jusqu'au 6 septembre 1658, jour de son départ pour retourner en France °,
PiJarT, Claude, jésuite, arrivé à Québec le 14 juillet 1637, exerça son zèle dans les différentes missions des Trois-Rivières et des Hurons. En 1640, il prit soin de l'instruction des pauvres de l'hôtel-dieu, et des petites filles sauvages desursulines, Il reçut en 1656, à Montréal, le dernier soupir du père ‘tarreau, Il vivait encore le 13 mars 1668 ?,
GonpoiN, Nicolas, jésuite, partit pour l’île de Miscou en 1637, avec le père De la Place. Il trouva l'habitation des français toute désolée ; elle ne comptait plus que neuf personnes de vingt-trois qui y avaient été envoyées. La malignité du climat l'obligea bientôt de retourner en France,
1 Bressany, Relat. 1647, ch. 1v.
? Parkman. The Jesuits in North America, p. 304. 3 Relat, 1647, ch, xv.
* ReJat. 1641, ch, xin.
5 Journal des Jésuites,
6 Relat, 1637, ch, xv.
1 Journal des Jésuites,
8 Relat, 1647, ch, xv.
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DuPERoN, François, jésuite, arrivé à Québec le 30 juin 1638, fut un des missionnaires du pays des Hurons', Il mourut au fort Saint-Louis de Chambly le 10 novembre 1665, et fut inhumé le 16 dans le caveau de la chapelle des pères jésuites à Québec ?.
Le MoinE, Simon, né le 28 octobre 1604, vint à Québec en 1638 et fut missionnaire au pays des Hurons. I] fut cinq fois choisi comme ambassadeur chez les Iroquois, et chaque fois, le père regardait le jou: de son départ comme un des plus heureux de sa vie. Il s'immolait ainsi pour le salut de pauvres captifs français. Au dernier voyage qu'il fit au milieu de cette cruelle nation, il fut saisi et condamné à mort. Déjà les ordres étaient donnés pour lui fendre la tête; mais il échappa à ce premier danger et passa tout un hiver en captivité. Il obtint ensuite sa liberté et celle de dix-huit captifs français avec lesquels il retourna à Montréal, le 30 août 1662. Ce père mourut au cap de la Madeleine le 24 novembre 1665, âgé de 61 ans.
LALEMANT, Jérôme, jésuite, né vers l’année 1593, était frère de Charles et oncle de Gabriel Lalemant qui fut martyrisé en 1649. Il arriva à Québec le 26 août 1638, et monta, la même année, chez les Hurons, qu’il évangélisa jusqu’en 1645. Il passa en France en 1650, pour exposer à la compagnie des cent associés les besoins urgents de la nouvelle colonie, et revint avec M. de Lauzon, gouverneur du Canada. En 1656 il fut nommé recteur du collège de la Flèche. En 1659, il obtint la permission de retourner auprès de ses chers néophytes, et arriva à Québec le 16 juin 1659 avec Mgr de Laval. Îl mourut à Québec le 26 janvier 1673 âgé de 80 ans. Il passait pour un théologien habile et profond, Îl écrivit trois volimes des relations,
Buraux, Jacques, jésuite, arrivé à Québec le 1er août 1639, passa deux années dans la colonie, et retourna en octobre 1641. Le nom de ce père est mentionné dans l’histoire de l’hôtel-dieu; mais les relations n’en parlent point,
Cnaumonor, Pierre-Joseph-Marie, jésuite, né vers 1611, arriva à Québec le 1er août 1639 avec les premières religieuses du Canada. Il fut dès lors un zélé missionnaire de la nation huronne accompagnant les pères Brebeuf et Daniel, En 1655, il visita avec le père Dablon la nation iroquoise. Il fut, en 1655, le premier missionnaire desservant Chambly, où il avait accompagné les soldats qui dovaient y élever un fort. Le père Chaumonot de retour à la résidence de Québec fit bâtir la première chapelle de Lorette, par reconnaissance envers la Sainte-Vierge, de laquelle il avait reçu une insigne faveur dans l’église de Lorette, en Italie , Il mourut à Québec le 21 février 1693, à l'âge de 82 ans. Il a laissé à l’hôteldieu son autobiographie.
1 Relat. 163%, ch, xt.
? Journal des Jésuites, # Hist, de l'Hôtel-Dieu de Québec, p. 236.
PonceT, Joseph, jésuite, né à Paris en 1608, arriva à Québec le ler août 1639 et monta la même urrée à la mission des Hurons, A Montréal il baptisa le 28 juillet 1642 ! le premier sauvage qui y fut fait chrétien. Le 20 août 1653, fait prisonnier au Cap Rouge par les Iroquois, qui y avaient massacré plusieurs français, il fut conduit au milieu de leur nation, et subit de leur part un cruel martyre. Ses mains mutilées furent en partie brûlées avec des charbons ardents. Il obtint cependant sa délivrance, et put retourner à Québec, où il arriva le 5 novembre de la même année. Il partit pour la France le 18 septembre 1657, accompagnant M. de Lauzon-Charny et mourut à la Martinique le 18 juin 1675 âgé de 67 ans ?, La relation de 1653 donne un détail très intéressant des souffrances qu'endura ce généreux missionnaire de la part des iroquois,
DuprEroN, Joseph-Imbert, jésuite, arriva à Tadoussac le 30 juin 1640 et fit une mission aux Trois-Rivières cette même année, En 1641 il fut employé à Sillery, et en 1642 il hiverna à Montréal. Le 6 janvier 1653, il bénit une croix sur la cîme de la montagne de Montréal, où il dit la messe *. Il fit ensuite les missions de Sainte- Marie, et visita la nation des Onontagués en 1657. Il partit de Québec le 6 septembre 1958, pour retourner en France avec les pères De la Place, Fremin et Richard *.
MÉNaRD, René, né en 1614, arriva à Québec le 8 juillet 1640, Pendant plus de vingt ans, il fut employé comme missionnaire des Hurons et des Algonquins. Il se perdit dans les bois, pendant qu'il allait, en 1661, visiter une tribu huronne, à cinq cents lieues de Québec. Le dernier adieu qu'il fit aux français qui l'avaient accompagné aux Outaouais, fut en ces termes prophétiques: Adieu ! mes chers enfants, je vous dis le grand adieu pour ce monde, car vous ne me reverrez plus; je prie la bonté divine que nous nous réunissions dans le ciel. I] avait à faire une marche de plus de cent lieues pour se rendre du pays des Outaouais à la tribu huronne qu'il voulait visiter. Les sauvages qui l’accompagnaient perdent bientôt courage, les forces leur manquent, faute de nourriture, Ils abandonnent le père en lui disant qu’ils allaient en hâte à leur bourg avertir les anciens, comme il était en chemin, et pour faire en sorte qu’on l’envoyât chercher par de jeunes hommes robustes, Le père, espérant ce secours, demeure auprès d’un lac environ quinze jours, puis, les vivres manquant, il résolut de pour-suivre son chemin avec le seul compagnon qui lui restait, Faible et exténué, souffrant de la faim, de 1 chaleur et des fatigues d’un si pénible voyage, le bon vieillard ne put toujours suivre son com-
1 Le registre de Montréal porte la date du ?8 avril 1612, C'est une crreur du copiste qui rédigea les actes des quatre premières années des registres de Montréal, Les parrain et marraine du nouveau chrétien, M. de Maisonneuve, et Demoiselle Mance n'étaient arrivés à Montréal que le 18 mai,
2 J. G. Shea, History of the catholic missions... of the United States, # Relat. 1643, ch. x1.
+ Journal des Jésuites,
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1642] DU CLERGÉ CANADIEN 43 pagnon, et, le 10 août 1661, il s'égara si bien qu'il ne put jamais être retrouvé. Le jour de son décès, dut être le 15 août, car le père avait avec lui un morceau de chair fumée, capable de le soutenir de deux à trois jours. Un sauvage trouva, quelques temps après, le sac du père, mais il ne voulut pas faire connaître qu'il avait trouvé son corps, de peur d'être accusé de l'avoir tué; ce qui ne fut peut-être que trop vrai !.
DaBLon, Claude, jésuite, était missionnaire à Tadoussac en 1642. Le 19 septembre 1655, il partit de Québec avec le père Chaumonot pour se rendre à Onontagué, pays des Troquois supérieurs. En mai 1661, il alla avec le père Druillètes, faire une mission chez les Kilistinons, remontant le Saguenay, jusqu'au lac Saint-Jean, Il fit la mission du Saint-Esprit, au lac Supérieur, avec le père Marquet en 1668, et il établit celle du sault Sainte-Mario. Il écrivit en 1671 et 1672 deux relations, qui renferment sur le pays situés à l’ouest et au nord de Québec des détails d'une grande importance. Il était à cette époque recteur du collége de Québec, et supérieur des missions de la Nouvelle-France, poste qu'il occupait en 1693. L'époque de sa mort estincertaine, Ïl vivait encore en 1694 ?,
FauLs, Antoine, prêtre, arrivé à Québec le 12 août 1641, comme chapelain des religieuses ursulines, fut aussi confesseur des hospitalières de Québec * Il retourna en France en 1644,
BRESSANY, Françuis-Joseph, jésuite, né à Rome, entra dans la compagnie de Jésus, à l’âge de 15 ans. Il vint au Canada en 1642, et fut chargé d’instruire les français de Québec. Le 27 avril 1644, il partit des Trois-Rivières pour une nouvelle mission, celle des Hurons, et fut surpris par les Iroquois, qui le firent prisonnier à quelque distance des Trois-Rivières, entre la Rivière-du-Loup et Yamachiche, Amené captif duns leur pays, il y endura tous les tourments du martyre, et devint lu propriété d’une vieille de leur nation, qui le vendit aux Hollandais pour deux cent cinquante francs. Devenu libre le 19 août suivant, il passa en France où il arriva le 15 novembre, et se rendit à Rome, Le pape Innocent X le reçut comme un apôtre, et voulut par dévotion Eater les cicatrices des plaies que ce missionnaire avait reçues pour Jésus-Christ. Il lui permit de célébrer la sainte messe, bien que les premières phalanges de ses doigts eussent été brûlées, jugeant que celui qui avait été mutilé pour la publication de l’évangile, ne devait pas être privé de l'honneur d'offrir le saint-sacrifice Le père Bressany vint reprendre ses travaux apostoliques en Canada dès l’année 1645. De retour en France en 1650, il mourut à Florence, le 9 septembre 1672. Sa relation abrégée de la Nouvelle-France publiée
en 1653, a été traduite de l'italien et publiée en 1852 par le père Martin,
l Relat, 1663, ch. vint.
? Manuscrits du Sault Saint-Jouis.
# Hist. de l'hôtel-dieu de Québec, p. :
4 Hist. de l'hôtel-dieu de Québec, p.
DE LYyonne, Martin, jésuite, arriva, en 1643 et remplaga à Miscou le père Dolbeau. Il y exerça son zèle avec le père Richard, et fit une mission à Miramichi en 1646. Le 16 novembre 1651, il partit de Québec sur le vaisseau le Saint-Joseph pour passer en France, Après une traversée des plus orageuses, le vaisseau fut saisi et pillé, près de l’île de Ré, et conduit à Brouage. Le père de Lyonne se rendit de là à La Rochelle, d'où il fit connaître, le 27 décembre suivant, les événements de son malheureux voyage. De retour au Canada, il continu: l'exercice de son ministère en Acadie. Seul missionnaire dans l'habitation de Chédabouctou, où venait
‘éclater une maladie contagieuse, il se dévoua tout entier au service des malades, La contagion semblait l'épargner, lorsqu'elle agissait avec plus de violence sur les autres; mais Dieu voulut récompenser tous ses mérites par la maladie même, comme il a souvent donné pour récompense la gloire du martyre à ceux qui avaient fait des martyrs par leurs exhortations. Il fut frappé, mais le dernier de tous, et Dieu l'appela pour couronner ses travaux, puisqu'il n’y avait plus à acquérir de nouvelles couronnes, Averti qu'une personne était frappée de la contagion, il quitte tout, il y court, et comme il traversait un ruisseau gelé, la glace se rompit sous ses pieds. Il tombe à l’eau, et en sort mouillé et transi, poursuit ainsi sa route, assiste le malade, le console et le prépare à la mort; mais aussitôt la fièvre le saisit lui-même, et deux jours après, il rendit sa belle âme à Dieu le 16 janvier 1661 !,
CHABANEL, Noel, né en ivis, ct entré à 17 ans dans la compagnie de Jésus, laissait la province de Toulouse pour arriver à Québec le 15 août 1643, avec les PP, Garreau et Druillètes, I fit avec le père Garreau en 1644 les missions huronnes. En 1649 il était à la bourgade de Saint-Jean, avec le père Garnier, lorsque, deux jours avant la destruction de cette bourgade, il reçut l’ordre de se rendre à la résidence de Sainte-Marie. Le père partit, le 7 décembre 1649, accompagné de sept ou huit hurons chrétiens, Il avait fait six lieues de pénible marche, et reposait au milieu de la forêt avec ses compagnons. Bientôt, l'en e que ceux-ci dorment, et que le père veille et prie, il entend un bruit de pas, des cris et des gémissements; c'était l’armée iroquoise, qui, revenant victorieuse, traînait à sa suite les captifs, pris ce jour même, dans la bourgade de Saint-Jean. Le père à ce bruit s'empresse d'éveiller ses compagnons. Saisis de frayeur, ceux-ci prennent la fuite et abandonnent le pauvre père, qui ne pouvait les suivre. Peu importe leur avait-il dit, que je meure, cette vie est bien peu de chose, c'est le bonheur du paradis que les Iroquois ne me pourront ravir. A l'aurore, le père Chabanel prit le chemin de Sainte- Marie ; mais, s'étant trouvé arrêté par une rivière qu’il fallait traverser, il se servit du canot d’un huron. Celui-ci en fit le rapport, ajoutant que le père, pour fuir plus lestement s'était déchargé de son chapeau, de ses écrits et d’une couverture, qui lui servait de manteau pour le jour et de lit pour la nuit; mais, d'après une note
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1643] DU CLERGÉ CANADIEN 45 autographe du père Ragueneau écrit en 1652, il est certain que ce huron apostat, nommé Touis Honareenhax, donna la mort au père Chabanel en haine de la foi. C’est d’ailleurs ce qu'il avoua lui-même, lorsque, deux ans plus tard, il reçut, avec sa nombreuse famille, le juste châtiment de son crime. Pris par les Iroquois les uns périrent dans les flammes, les autres par le fer, et ses jeunes enfants furent réduits à un triste esclavage. Le père Chabanel mourut donc le 8 décembre 1649, âgé de 36 ans, dont il avait passé 19 en religion et 6 dans les missions.
DruiLÈèTes, Gabriel, jésuite, né en 1583, arriva à Québec le 15 août 1643, Envoyé chez les Algonquins, il y perdit complètement la vue; mais il obtint sa guérison pendant qu’il célébrait les saints mystères, et il se consacra au service des missions montagnaises algonquines, papinachoises et abénaquises, Parti de Sillery le 29 août 1646, ce père fut le premier missionnaire qui remonta la rivière Chaudière jusqu'au Kénébec. En 1652, les Abénaquis lui portaient tant d'estime qu'ils le naturalisèrent abénaquis. I est bon, disaient-ils à un anglais, que vous sachiez que le père est maintenant de notre nation, que nous l'avons adopté pour notre compatriote, que nous le considérons et nous l'aïmons comme le plus sage de nos capitaines, et que nous le respectons comme l'ambassadeur de Jésus, auquel nous nous voulons donner entièrement, et par conséquent quiconque l'attaque, attaque tous les Abénaquis'. Il passa plusieurs années au milieu de ce peuple. Enfin, accablé d’infirmités, il revint en 1679 à Québec, où il mourut le 8 avril 1681, à l’âge avancé de 98 ans,
GARREAU, Léonard, jésuite, arrivé à Québec le 15 août 1643, fut de suite missionnaire au pays des Hurons. Il vint en 1652 sur l'île d'Orléans avec les familles huronnes qui s'y réfugièrent, Remontant la rivière des Outaouais, avec le père Druillètes ct un parti de Hurons qui retournait dans les missions de l'Ouest, il tomba, le 30 août 1656, dans une embuscade d'Troquois. Ceux-ci firent feu sur les canots, et une balle ennemie lui rompit l'épine dorsale, et le renversa sur le champ. Les sauvages le traînèrent comme un chien dans leur fort, et pendant trois jours, étendu sur la terre, baigné dans son sang et privé de toute nourriture, il endura les souffrances du martyre. Ils le portèrent enfin à Montréal, où le père Claude Pijart, après l'avoir administré, reçut ses derniers soupirs le 2 septembre suivant, Il était âgé de 36 ans, Son corps fut inhumé dans le cimetière commun, en un lieu destiné pour les prêtres ?.
CuaRTIER, René, prêtre, arriva à Québec le 15 août 1643. Il était venu se donner au service des mères ursulines #, avec le désir de travailler le reste de ses jours au salut des sauvages du Canada ; mais il ne demeura que quatre ans dans la colonie, et partit le 21
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* Relat, 1643, ch, 1.
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octobre 1674 pour retourner en France. Il fut plus généralement désigné sous le nom de M. le Prieur de Notre-Dame de Monays, et le 30 janvier 1644, au registre de Sillery, il est nommé Ætienne, puis René, le 10 août 1646 !,
VAILLANT, Guillaume, prêtre, arrivé à Québec le 22 août 1645, fut missionnaire de la côte de Beaupré jusqu’au 15 mars 1659. Il partit de Québec le 4 août de la même année pour retourner en France ?.
DaRaN, Adrien, jésuite, arrivé à Québec le 6 août 1646, accompagoa chez les Hurons les pères Bressany, Bonin, Gabriel Lalement et Grelon, 11 partit de Québec le 21 septembre 1650 pour retourner en France, sur le vaisseau du capitaine Terrier, Les ères De Lyonne et Bonin, étaient aussi du voyage. Mort à Vantes, 24 mai 1670.
DE FRérar, Amable, jésuite, arrivé à Québec le 20 septembre 1646 ‘, passa une année à la résidence de Saint-Joseph de Sillery, et retourna en France sur le vaisseau La Notre-Dame, qui laissait le port de Québec le 21 octobre 1647 5.
LALEMANT, Gabriel, jésuite, né à Paris le 31 octobre 1610, entra dans la compagnie de Jésus le 24 mars 1630. Nevou des pères Charles et Jérôme Lalemant, il voulut comme eux se dévouer au service des missions du Canada. Il arriva à Québec le 20 septembre 1646, et, après avoir passé près de deux ans à la résidence de Sillery, il partit, en 1648, pour le pays des Hurons, où six mois plus tard il devait, avec le père de Brébeuf, endurer le plus cruel martyre. Saisis le 16 mars 1549 par les Iroquois, tous deux furent conduits dans la bourgade de Saint-Ignace, C'est là qu'ils furent mis à mort après avoir supporté avec un courage héroïque toutes les atrocités de leurs féroces ennemis, Le père Lalemant était l’homme le plus faible et le plus délicat qu'on eût pu voir ; cependant Dieu par un miracle de sa grâce, a voulu faire voir en sa personne ce que peut un instrument, quelque chétif qu’il soit, quand il le choisit pour sa gloire et pour son service. Ses tourments durèrent sans interruption jusqu'au lendemain, 17 mars; un coup de hache et un coup d’arquebuse qu'un des ennemis lui donna par compassion lui arrachèrent la vie®. Son corps, mutilé et à demi brûlé, fut enseveli le 21 du même mois. Une partie de ses ossements repose au monastère de l'hôteldieu de Québec, ainsi que le crâne du père de Brébeuf.
BaïLLoQuET, Pierre, jésuite, de la province de Bordeaux, arrivé à Québec le 20 juin 1647, alla le 12 avril 1648, jour de Pâques, célébrer à la Pointe-Lévis la première messe qui s’y soitdite*. En 1653
1 Registres de Sillery 1646,
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6 Lettres de la Vén. Mère Marie de l'Incarnation. T Journal des Jésuites,
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1647-1648] DU CLERGÉ CANADIEN 17 il se rendit à la mission de Tadoussac, où il passa l'hiver. Il descen dit en 1661, jusqu'à l'embouchure du fleuve Saint-Laurent, visitant, au nord, les tribus papinachoises, bersiamites, et autres alliées de celles-ci, et il continua la même mission l’année suivante. Le père Bailloquet mourut le 25 septembre 1667 !.
BoniN, Jacques, faute, arrivé à Québec le 14 août 1647, fut employé à la résidence de Sillery, et choisi pour la mission des Hurons en 1648. Ce père, après vingt années de ministère au Canada, partit le 21 septembre 1668 pour retourner en France ?,
GRELON, Adrien, jésuite, arrivé à Québec le 14 août 1647, visita les Hurons en 1648 avec les pères Bressany, Gabriel Lalemant, Bonin, et Daran *, Après deux ans de mission au Canada, il partit le 23 août 1650 pour la France, et se rendit même à la Chine de 1657 à 1670. Un jour, dit Charlevoix, qu'il voyageait en Turtarie, il rencontra une femme huronne, qu'il avait connue dans ses missions au Canada, et lui demanda, par quelle aventure elle se trouvait dans un pays si éloigné du sien. Elle répondit qu'ayant été prise en guerre, elle avait été conduite de nation en nation jusqu’en ce pays. Le Père Grelon mourut en France en 1697,
Vianaz, Guillaume, prêtre, né en 1604, arriva à Québec le 13 septembre 1648 en qualité de prieur des ursulines, En 1656, il bénit l'église de la Congrégation de Notre-Dame de Québec. Sur la pressante invitation de M. l'abbé de Queylus, venu en 1657, il laissa la communauté qu'il avait desservie pendant 11 ans, et fit un voyage en France, puis de retour à Québec, le 7 septembre 1659, dans le vaisseau, Le Saint-André, avec M. l'abbé LeMaître, il se rendit à Montréal, comme membre du séminaire de Saint- Sulpice. Il fut blessé, le 25 octobre 1661, dans !’Ile-à-la-Pierre, par un parti d’Iroquois, qui, après l'avoir conduit à Laprairie de la Madeleine, en face de Montréal, le tuèrent, firent rôtir son corps sur un bûcher, et le mangèrent, Les Agnerons, écrit la mère Marie de l'Incarnation, continuent leur carnage, M. Vignal qui avait été notre confesseur et à qui nous avions des obligations incroyables, est tombé entre leurs mains, et a été mis à mort par ces barbares, avec trois hommes de sa compagnie,
DE Manrs, Cosme, supérieur des récollets en Acadie, vint à Québec pendant l’année 1648, et le 2 août, il administra le saint
baptême dans l’église de Saint-Joseph de Sillery 5, Il retourna en Acadie, cette même année,
DE JorNviLLe, Gabriel, récollet, arrivé à Québec en 1648 fut employé la même année comme missionnaire des Abénaquis ©,
1 Noiseux, Liste Chronologique.
? Journal des Jésuites,
# Relat, 1648, ch, mi,
+ Lettres de la Vén, Mère Marie de l’'Incarnation, Set6 Registres de Sillery,
ALBANEL;, Charles, jésuite, natif de la province de Toulouse arriva à Québec le 23 août 1649 Il passa tout l'hiver de 1651 chez les chrétiens Montagnais de Tadoussac. En 1666, il accompagna avec le P e expédition contre les Iroquois, au fort Saint-Louis (aujourd'hui Chambly). Îl desservit la mission de Sillery en 1669 et le 14 novembre de cette même année il se rendit à Tadoussac, y demeuri en 1670, visitant les sauvages Papinachois. ndit à la Baie
fl fut en 1672 le put d'Hudson, Le le Saguenay. Fait prisonnier par les Anglais, il obtint sa liberté en 1676, € de l'Ouest, à la Baie Verte. [1 mourut le ler juin 1680 *.
pe 'Isue, Albert, prêtre séculier, arriva à Québec le 31 mai 1651. “Al fin de l'automne 1650, dit la sœur Juchereau, M. de Saint-Sauveur sortit de chez nous, 4 restômes sans chapelain,
les PP. Jésuites nous qu'un prêtre nommé M. De l'Isle, is nous avions demandé en france, à ce dessein, arriva’. 31. 0 l'Isle partit de la France dans le mois d'août 1656, et fut remplacé par M. Le Bey. PineT, Hugues, jésuite, arriva en Canada en juin 1654 et partit our les missions des Ilinois, 1 est appelé Henry où Hugues aux registres de la mission de Cahokias en 1670. Ce père mourut
le 16 juillet 1704.
ésuite, arriva à Québec le 18 juin 1655, et se
rendit au pays des Iroquois pour y assister le père Chaumonot.
En 1659, il était à la mission de Richibouctou. ï partiten juillet
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gade iroquoise, il fit le premier baptême conféré à une femme de
cette nation, et continua plusieurs années l'exercice de son minis-
tère chez les Jroquois *. Il remplaça en 1683, sre Chastellain comme confesseur des hosp!
le 20 juillet 1692, à l'hôtel-dieu de Québec, âgé de 67 ans °.
Le Bey, Jean, prêtre géculier, arriva en juillet 1656, et remplaga M. De l'Isle, comme chapelain de l'hôtel-dieu de Québee *. Il mourut à Québec le 2 janvier 1676 à l'âge de 46 ans.
De QueyLus, DE ŒTHUBIÈRE DE Levy, Gabriel, abbé de Loc- Dieu, né en 1612 dans le diocèse de Rodez, en France, et ancien curé de la ville de Privas, en Yivarais, arriva à Québec le 29 juillet 1657 avec Messieurs Galinier et Souart, prêtres et d’Allet diacre”. Il fut le fondateur et le premier supérieur de la maison
es Jésuites.
Liste Chronologique.
Québec, P. 87.
1 Journal d » Noiseux, 3 Hist. de l'hôtel-dieu de 4 Relat. 1668, ch. 11.
5 Hist, de l'hôtel-dieu de Québec, p. 350.
6 Hist, de l'hôtel-dieu de Québec, p: 104.
7 Relat, 1668, ch. f. Mémoire sur la vie de Mgr de Laval.
de Saint Sulpice sujet de en Fran curé de bénit la
GALIA contrée gnait M Sulpice.
aux mi point, di mort de une sing rent api les fois se SOUCI cées sur tables er de 55 an
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1658, et :
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À la Baie nglais, il l'Ouest, à
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abbé de Locance, €t ancien êtres et d’ Allet r de la maison
de Saint-Sulpice de Montréal. Il mourut le 20 mars 1677 à Saint- Sulpice de Paris. Il eut quelques démêlés avec Mgr de Laval au sujet de la juridiction ecclésiastique et passa le 22 octobre 1659 en France. Le 12 septembre 1657 il exerçga le ministère, comme curé de Québec et grand vicaire de l'archevêque de Rouen, et bénit la première pierre de l’église du Château-Richer.
GALINIER, Dominique, prêtre de Mirepoix, né en 1616 dans la contrée de Foix, arriva à Québec le 29 juillet 1657 ', Il accompagnait M. de LS à Montréal pour fonder la maison de Saint- Sulpice. Il fut le premier prêtre de cette congrégation employé aux missions des sauvages de la montagne, Le plus fâcheux point, dit Dollier de Casson, que nous ayons eu cette année, fut la mort de M. Galinier, très digne prêtre dont la mémoire est dans une singulière vénération, surtout parmi ses confrères, qui soupirent après la bonne odeur de ses vertus. Il a exposé sa vie toutes les fois qu'il y a eu des alarmes, l’espace de 14 à 15 années, sans se soucier de toutes les cruautés que les Iroquois auraient exercées sur lui, ne demandant pas mieux que de périr dans ses chari-
tables emplois ? Il mourut à Montréal le 19 octobre 1671, âgé de 55 ans *,
SouarT, Gabriel, prêtre de Saint-Sulpice, bachelier en droit canon et neveu du père Le Caron, arriva à Québec le 29 juillet 1657. Il fut le premier curé de Montréal, où il se rendit avec M. de Queylus, et devint supérieur du séminaire de Saint-Sulpice de 1661 à 1668 puis de 1674 à 1676. Il était l'oncle de Claude-Elizabeth Souart qui épousa Charles Lemoyne, baron de Longueuil, M. Souart, retourné en France, mourut à Paris le 8 mars 1691 #,
ALLOUEZ, Claude-Jean, jésuite, arrivé à Québec le 11 juillet 1658 étudia d’abord la langue algonquine, et se rendit aux Trois- Rivières l’année suivante. Le 19 septembre 1660, il devint supérieur de cette résidence, y demeura jusqu'au 5 août 1665, qu'il partit pour aller succëder au père René Ménard dans ses travaux apostoliques chez les Algonquins de la mission du Saint-Esprit, située près du lac Supérieur. Il y passa plusieurs années au milieu des fatigues, des privations et des persécutions ; mais il eut la consolation d’avoir porté le flambeau de la foi à plus de vingt différentes nations infidèles, Ce père mourut à la mission de Saint-Joseph en juillet 1689, âgé de 73 ans.
De LAvaAL DE MoNTMORENCY, François, premier évêque de Québec, né à Laval, ville du Maine, le 30 avril 1623, ordonné à Paris le 23 septembre 1645, sacré évêque de Pétrée, le 8 décemure 1658, et arrivé à Québec pour la première fois le 16 jrin 1659,
1 Journal des Jésuites, ? Dollier de Casson, Hist. du Montréal.
3 Registres de Montréal.
* Hist, de l'hôtel-dieu de Québec, p. 242.
$ Journal des Jésuites,
décéda à Québec le 6 mai 1708 à l'âge de 85 ans et 6 jours, et fut inhumé dans la cathédrale. M. de la Colombière prononçga 801 oraison funèbre le 4 juin 1708 F,
iwneur de Charny,
nanny, Charles, chevalier, sel x et forêts en la Nouvelle-France, était fils rerneur du Canada. Il arriva à
12 août suivant, le père Jérôme
rrand-maître des eau de Messire Jean Québec le 1er juil Lalemant bénit s0n Robert Giffard, seigneur de le 30 octobre 1 même année, M. de Lauzon-Charny remplaçga tempor | ère, comme gouverneur de la colonie. Le 94 février 1657, il fut élu premier pr istes de Québec, et, ce même jour, M Vigna dans ln chapelle de la congrégatio Le 18 septembre 1657, il passa revint à Québec en 1659 avec Il exerga le saint dant plusieurs ann es, et repassi en 1671, en France pour y conduire Delle Marie, sa jeune enfant, Aux hospitalières de La Rochelle où elle fit profession, et pour demeurer jui-même chez les Pères Jés i 1
encore en 1689.
à Québec le 16 juin 1659,
, prêtre, arriva évêque de Pétrée, n'exerça le saint-ministère dant une année. Ses infirmi obligèrent à retourner en
que pen
France, et il partit de Québec le 18 octobre 1660 *.
TorcAPEL, Jean, ue arrivé à Québec le 16 juin 1659 à la Pétrée, fut, le 13 août suivant, nommé premier
guite de l'évêque de ta qu'une année dans cet empi France, le 18 octobre
uites de la même vi
D'ALLET, François, diacre et secrétaire de arriva, le 29 juillet 1657, avec ce dernier’. Il fut ordonné le 15 août 1659; mais COMME on ne trouve aucune trace de l'ordination, il est permis de douter qu'il le fût à Québec. Ayant ruiné sa santé au service des missions, il repassa 6 France, en septembre 1 64, et ne revint en Canada qu'en 1668, avec Messieurs de Queylus, d'Urfé et Galinier. 1 vivait encore en 1693.
de Saint-Sulpice né en Normandie 1659. Ce zélé et courageux mis-
\a communauté de Saint-Sulpice,
Jroquois le 29 août
M. l'abbé de Queylus
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1 Voir sa notice, page 5.
2 et 5 Registres de Québec.
s4et6 Journal des Jésuites.
1 Relat. 1668, ch. 1.
1661, jo était âg DE B fut ordo Passion jusqu'en noine di cathédr:
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uois le 29 août
1659-1662] DU CLERGÉ CANADIEN ot
1661, jour de la fête de la décollation de Saint-Jean-Baptiste', Il était âgé de 45 ans?,
DE BERNIÈRES, Henry, arrivé le 16 juin 1659 avec Mgr de Laval, fut ordonné à Québec 1° 13 mars 1660, veille du dimanche de la Passion, Il fut nommé premier curé titulaire de Québec le 21 octobre suivant, et fut supérieur des religieuses de l'hôtel-dieu jusqu'en 1683. L'année suivante Mgr de Laval le nomma chanoine du chapitre de Québec. Il mourut premier doyen de lu cathédrale, le 3 décembre 1700, âgé de 68 ans, et fut inhumé le 5 dans la chapelle du séminaire, Le 21 juillet 1728, ses restes furent
transportés et déposés dans le chœur de l'église cathédrale de Québec,
Morez, T'homas-Joseph, né en 1636, prêtre, arriva à Québec le 22 août 1661‘, Prêtre du séminaire de Québec, cet infatigable missionnaire desservit la côte de Beaupré et l’île d'Orléans jusqu'en 1667, puis avec le même zèle il fit les missions au sud du Are Saint-Laurent de Québec à la Rivière-Ouelle, jusqu'après 1675. Ayant fait une mission à Champlain dans l'automne de 1687, il descendit à Québec dangereusement malade, et mourut le 23 novembre suivant à l’âge de 51 ans’. Son corps repose dans la cathédrale de Québec dont il était un des chanoines,
Dupouyr, Jean, prêtre du séminaire de Québec, arriva dans l'automne de 1662 et pendant plusieurs années il desservit les paroisses de la côte de Beaupré. En 1672, il était supérieur des religieuses hospitalières succédant à M. de Lauzon, M. Dudouyt, nommé grand-vicaire en 1671, et jugé un des plus dignes prêtres du Canada, fut envoyé par Mgr de Laval en France pour y obtenir le renouvellement des défenses de la vente de l’eau-devie. Il mourut à Paris le 15 janvier 1688.
BoniFACE, François, jésuite, arrivé à Québec le 21 juillet 1662. fat employé aux missions des nations iroquoises *, Il mourut le 27 décembre 1684*.
Nouvez, Henry, jésuite arrivé à Québec le 4 août 1662°, visita cette même année les missions de Tadoussac où il hiverna. L'année suivante, il partit de Québec le 19 novembre pour aller hiverner chez les Papinachois, mais ayant fait naufrage sur l’île Verte, il y passa dix jours, et se remit en route avec deux français et quelques sauvagés, ‘ Nous arrivâmes heureusement, dit-il
! La Sœur Morin.
? Registres de Montréal.
et # Journal des jésuites.
8 Registre de Ste-Anne du Nord,
6 Registre du chapitre.
T Relat, 1672, ch. im.
8 Procès-verbal d’un miracle du père de Brébœuf, cité par le P. Martin. ® Journal des jésuites.
jui-même, le septième jour de décembre du côté du Sud, vis-à-vis l'ile de Saint-Barnabé ; HOUR y célébrâimes Je lendemain, la fête de l'Immaculée Conception de in Sninte-V'ierge 1 forcé d'hiverner dans les forêts du Sud, il ne visita qu'au printemps les Papinachois, et retourni à Québec le 30 juin 16647, Ilse rendit au Inc Saint- Jean en 1667, et fut supérieur ( [1 décéda à
Québec le 7 octobre 1674.
Prnor, Gilles, prêtre de Saint-Sulpice, arriva au Canada en
juillet 1663, année en laquelle eut lieu la cession de l'île de Mont-
réal au séminaire de Saint-Sulpice de Paris. {Il fut pourvu le à cure de ille-Marie, et c'est Pit ses soins et
septembre 1665 de k sous sa direction que fut bâtie l'église paroissiale de Montréal. Il mourut le 17 juillet 1680, ayant été frappé d'apoplexie dans le jardin du séminaire où il se préparait à dire la messe”.
29 septembre 1662,
Des MAIZERETS, Louis Ango, ordonné le mbre 1663, avec Mgr de Laval, Il fut
vint en Canada, le 15 septe F à diverses reprises
supérieur du séminaire endant trente-un an, grand-chantre de la cat édrale et vicaire-général des évêques de
Laval et de Suint-Valier. fl remplaqu en 1683, M. de Bernières en qualité de supérieur de l'hôtel-diett de Québec. Tout le Canada, dit un contemporain, jui a toutes les obligations pour l'éducation de la jeunesse àquoiila été appliqué, depuis près de 50 ans” Il mourut au séminaire de Québec le 23 avril , à l'âge de 85 ans et trois mois, et fut inhumé dans la cathédrale. ésuite arriva à Québec le 15 septembre 1663, avec le précédent. [L accompagnu en janvier 1666, M. de Courcelles dans son expédition contre les [roquois ‘, en 1671, il fit les missions iroquoises de Saint-Joseph et de‘Tsonnontouan. Retourné à Québec, le père Rafeix fut nommé procureur du collège des jésuites, poste qu'il occupait encore en 1708. NicoLas, Louis, jésuite, de la province de Toulouse, vint à Québec le 25 mai 1664 sur le vaissentl commandé par le capitaine Philis®. I partit Je 9 août 1667 avec le père Claude Allouez pour la mission des Outaouais, et en 1670, il se rendit aux Agniers avec le père Thierry Besche rs, fl mourut en juillet 1682". tre, natif du Yendômois vint en Canada dans l'île de Terreneuve, il y
et autres abandonnés ; leur
les Outaounis en 1673.
Rareix, Pierre, j
PomMIER, Hugues, prê en 1663. S'étant arrêté à Plaisance
trouva un grand nombre de français s l'ile gaint-Barnabé, où
lésignée sous le nom de de gaint-Germain-de
1 Relat, 1664, ch. 1, La pointe de terre, vis-à-vi le père Nouvel descendit, & depuis cette époque été ( Le Pointe-au-Père.” Elle fait partie de la paroisse Rimouski.
2 ets Journal des jésuites.
s Registres de Montréal.
4 Relat. 1606, ch. HL.
8 Relat. 1670, ch. V.
1 Noiseux. Liste Chronologique.
rêtre e ‘hiver a 1669, pr he 16 es : aroi mourut
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2 Journt 5 Journe 4 Journa 5 Relat,
8 Regist 1 Noiseu 8 Relat,
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nbre 1662, val, fut 8 reprises évêques de , Bernières “Tout Île ations pour uis près de il 1721, à thédrale, mbre 1663, M. de Cour- "71, il fit les un. Retourné , collège des
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, Allouez pour aux Agniers
et 1682.
nt en Canada
rreneuve, il y ndonnés ; leur
jaint-Barnabé, où , sous le nom de Saint-Germain-de
être et le commandant du poste avaient été massacrés, Il passa hiver avec eux et n'arriva à Québec que l'année suivante, En 1669, premier curé de Boucherville jusqu'en 1670, Au mois de juillet 1676 il fit des missions à la Pointe-Tievi, Il desservit aussi ju : aroisses de la côte de Beaupré et retourna en France où il mourut vers ln fin de 1686, Il se piquait de peinture et fit plusieurs tableaux pendant son séjour au Canada,
Barpy, Claude, jésuite, arriva à Québec le 30 juin 1665 avec le père François Duperon, sur le vaissenu qui conduisit M. de Tracy et quatre compagnies du régiment de Carignan, Le 21 octobre suivant, il fit aux ursulines, le panagyrique de Sainte- Uraule ?, Il partit le 28 août 1667, sur le Saint-Séhastien, uvec M. de Tracy *,
Bescugrer, Thierry, (il signait Théodore) jésuite, arriva à Québec le 19 juin 1665 avec le régiment de Carignan sur le vaisseau du capitaine Le Gangneur, S'étant rendu jusqu'aux Trois. Rivières avec le régiment, il y fut attaqué d'une fièvre continue et revint à Québec le 14 octobre suivant #, Il fit une mission aux Agniers en 1670%. Pendant plusieurs années, il fut supérieur du collège de Québec, et fit un voyage en France, Il partit, le 28 juillet 1691, de LaRochelle sur le vaisseau l'Honoré, ayant pour compagnon de voyage MM. Lahontan et de Meaupeau ; mais il les quitta bientôt pour retourner en France et ne revint plus en Canada.
De Sainr-Pons, Flavien, prêtre, abbé de Carignan, arriva le 19 août 1665 avec quatre compagnies de M, de Salières, colonel du régiment de Carignan, Les registres des Trois-Rivières font mention de cet abbé de Carignan, en mai 1666 %, Il retourna en France la même année ?,
Du Bois pEs PRINZÈLES, Jean-Baptiste, prêtre, aumônier du régiment de Carignan, arriva le 19 août 1665. 11 accompagna l'expédition de M. dé Sorel en septembre 1666. En mai 1671 on trouve son nom dans les registres des Trois-Rivières, Il partit en octobre 1680 ?,
MoriN, Germain, premier prêtre canadien, fils de Noël Morin et d'Hélène Desportes, veuve de Guillaume Hébert, fut baptisé à Québec le 15 janvier 1642. IL fut ordonné le 29 septembre 1665,
1 De la Tour, p. 42.
? Journal des Jésuites.
# Journal des Jésuites,
+ Journal des Jésuites,
5 Relat, 1670 ch. IV.
8 Registres des Trois-Rivières.
T Noiseux, Liste Chronologique 8 Relat. 1666, ch. III,
* Noiseux, Liste Chronologique,
et après avoir été secrétaire de Mgr de Laval, il desservit comme da missionnaire et curé les paroisses de la Pointe-aux-Trembles, ho Château-Richer, Ste-Anne de Beaupré, etc. Il fut aussi chanoine pl du chapitre de Québec. Il mourut à l’hôtel-dieu le 20 août 1702 | d' et fut inhumé dans le chœur de la cathédrale, à l’âge de 60 ans aa 7 mois et 6 jours. sat GARNIER, Julien, jésuite, arrivé novice le 27 octobre 1662, fut ave ordonné à Québec le 10 avril 1666 :, et après avoir été mission- gér naire chez ls Iroquois mourut le 16 avril 1705. de | : A es . ‘ ut Baizzy, Guillaume, prêtre du séminaire de Saint-Sulpice, d'u: arrivé le 7 he 1666 fut chargé de la conduite de la mission par sauvage établie nouvellement à la montagne en 1679. Rappelé en France en 1691 avec M. de la Colombière, il laissa la commu- F nauté de Saint-Sulpice et se retira dans le diocèse de Chartres ?. 1664 ee ; ; ‘ ; à enst Bruyas, Jacques, jésuite, arrivé le 3 août 1666 ?, était en 1670 juin supérieur général des missions iroquoises. Il mourut le 6 octobre ‘ 1708 + G À 1666 . . 1 U Ù De Carnet, Etienne, jésuite, arrivé le 6 août 1666 5 fut un des à M missionnaires envoyés Chez les Iroquois, Il mourut en juillet anné 796 6 [RAI , F ue M BaRruELEMY, Michel, prêtre de Saint-Sulpice, arrivé le 7 arriv septembre 1666; il fut curé de la Rivière-des-Prairies de 1687 à missi 1692, et mourut à Montréal le 11 avril 1706 *. à Bot ouais,
DoLiER DE CassoN, François, prêtre de Saint-Sulpice, arrivé le ? septembre 1666, était né en Basse Bretagne d’une famille illustre et distinguée par la nobless: et les belles actions de ses ancêtres. Il avait reçu de grands biens de la fortune, d'excellents talents de la nature, un bon esprit, une taille avantageuse et une force si extraordinaire qu’il portait deux hommes assis sur ses deux mains. Il quitta ses études pour suivre le parti des armes et fut fait capitaine de cavalerie, Il servit sous le maréchal de Turenne ets’acquit, par sa bravoure, l'estime de ce grand général. Il se trouvait au feu comme le dernier de ses soldats, et il pensa plus d’une fois y perdre la vie, Un jour étant campé devant une place qu'on assiégeait, il évita un boulet rouge prêt à lui râser la tête, en se baissant pour ramasser son mouchoir qu'il avait laissé DE tomber à dessein, Son caractère particulier fut de rendre la vertu aimable ; sa grâce était de gagner les cœurs et de les attirer à Dieu, Il s'était acquis une estime générale et un crédit universel excell
Fi
Deux il alla une r dress4 faire saient temps trouv rivièr!
1 Journal des Jésuites, ".
2? Vie de Sœur Bourgeois, T. TI. p. 394. ? ae 3 Journal des Jésuites,
4 Noiseux, Liste Chronologique. i Ma 5 Journal des Jésuites, ? Ma 6 J, G, Shea. 3 Ch * Scn nom se lit également Barthélomy. 4 Jo
rvit comme x-Trembles, agi chanoine ) août 1702 re de 60 ans
re 1662, fut été mission-
aint-Sulpice, de la mission 19. Rappelé \ la commu- Chartres *.
était en 1670 tle 6 octobre
6 5 fut un des ut en juillet
arrivé le 7 es de 1687 à
ulpice, arrivé d’une famille actions de ses ie, d'excellents tageuse et une j assis sur ses arti des armes e maréchal de grand général.
ate, et il pensa npé devant une ta lui râser la w'il avait laissé rendre la vertu le les attirer à crédit universel
dans tout le Canada, par un abord accueillant ? i honnêtes, prévenantes et polies et par une NUE à pleine de bonté, soutenue par un air de qualité, d'une bonne Site d'un port et d'une prestans jui sans fard et sans affectati “ savait 86 concilier les cœurs et s'acquérir une autorité impo it sans qu'on put s'en défendre'!, M. Dollier de GufREE rs avoir rempli les charges de supérieur du séminaire, de de général du diocèse etde curéen titre et à perpétuité de la és de Montréal, mourut le 27 septembre 1701 à l’âge de 6 ren fut inhumé dans l’église paroissiale de Montréal. Il est l'aut à d'une Histoire du Montréal parue en 1673 et publié | 1868 par la Société Historique de Montréal. ; RU
FréMonr, Jean, prêtre, de Saint-Sulpi i
x ‘ À D ice arrivé
1666 desservit la cure des Trois-Rivières on 168%, an ensuite curé d'office de la paroisse de Montréal et m En juin 1694 à l’âge de 70 ans. ourut le 17
Guyorre, Etienne, prêtre de Saint-Sulpi i
10 RON ] ; C -Sulpice arrivé!
L'ontréal de 1687 à 1093. Rappel en 1686, et fut enré d'office ni (CH [e F Jr : - a elé pe F x : } Le:
année par M. Tronson, il Ale re oi cette dernière
MARQUETTE, Jacques, jésui 5e Ma < , jésuite, né en 1637, à Lao icardi arriva à Québec le 30 septembre 1666. Il est un dés bas Le missionnaires du Canada. Il fit en 1668 le 20 mai, le ler ba tême PR se He se pour une mission chez les Outa.
, et, juin ,il découvrit, avec Louis Joliet, le Mississi À qe Fa après cette découverte, dontila publiée la HE Free ila ait 0 e Chicagou à Michillikinac, il entra le 18 mai 1675 dans Fi HAE de es RNA son nom, à l’entrée de nelle autel et y dit la messe. Il s'éloigne ensui ce Lun d ges et prie les Sais fr 4 QUE cond se anot de le laisser seul pendant une demi ; temps passé, ils allèrent le chercher RU.
| et furent très i One Lu ils se souvinrent néanmoins qu'en pire du le EU il lui était échappé de dire qu'il finirait là son voya, ; Son corps fut inhumé sur le bord de la rivière, et, l’année sui A transporté à Michillimakinac ?, Li ds
DE BEAULIEU, Louis, jésui i
'E Uu, Louis, jésuite arrivé le 25 sept
M due fit les missions ons alt re se ‘ah 9. Il mourut à Québec le 16 septembre 1685, Il était dit Noun
excellent mathématicien. S En
FILLON, François, prêtre, né en 1629 dans le diocèse d'Antunet
ordonné en 1659 en Bour arri Q
GObRS gogne, arriva à Québec jui
desservit les cures de la côte de Beaupré jusqu’à a 167, ’
1 Manuscrits de M. Grandet.
? Manuscrits de Saint-Sulpice. % Charlevoix, liv. III. p. 314
* Journal des Jésuites,
il bâtit en pierre l’église de l’Ange-Gardien qui avait été construite en colombages, et l'année suivante il remplaça, par une église en pierre grande et belle, l'antique chapelle :n bois de la paroisse de Sainte-Anne. Il se noya le 14 juin 1679, à l'âge de 50 ans, en allant à la Baie Saint-Paul, et fut inhumé dans l’église de Sainte- Aune 13 juillet, en présence de Frs. Lamy, Guil. Gaultier, et Louis Soumande, prêtres,
De SaziaNac DE FÉNÉLON, François, prêtre de Saint-Sulpice, arrivé ecclésiastique le 27 juin 1667, fut ordonné à Québec le 10
ju 1668 et se rendit aussitôt avec M. Trouvé sur le côté nord du ac Ontario. Retourné en France en 1674, il y décéda en 1679.
PIERRON, Jean, jésuite, arrivé le 27 juin 1667, fut de suite envoyé au Canton d'Agnié. Il écrivit une relation très intéressante de la mission des Martyrs, en 1670. Il fut massacré en mars 1673 !,
Marieu, Guillaume, jésuite, arrivé le 5 août 1667 fut employé en 1670 à Sillery et à Charlesbourg en 1674. Il partit pour retourner en France le 6 octobre 1684°.
Mir, Pierre. jésuite, arrivé le 5 août 1667 fut un des missionpaires envoyés chez les nations iroquoises d'où il descendit en 1691, et desservit depuis cette date la paroisse de Longueuil. Il mourut le 17 janvier 1711.
Trouvé, Claude, prêtre de Saint-Sulpice, natif du diocèse de Tours, vint en Canada en juillet 1667. Il n'était encore que sousdiacre, et fut ordonné à Québec le 10 juin 1668. Le 15 septembre suivant il était Supérieur de la mission de la Baie de Quinté, sur le lac Ontario Il desservit de 1671 à 1680 la mission de la montagne de Montréal et en 1685 il fut chapelain de l’hôtel-dieu de Québec. Il se rendit ensuite en Acadie. Fait prisonnier en 1690, il fut conduit à Boston, par Phipps à la suite de la reddition de Port-Royal à ce marin anglais. Au mois d'octobre suivant, Phipps, se présentant devant Québec, comptait s’en emparer facilement, Il avait à bord de sa flotte M. Trouvé et plusieurs français, hommes, femmes et enfants, ses prisonniers, M. Touré fut échangé pour une jeune anglaise de condition, Sara Guerish, que sr mèrent les anglais Cette enfant n'avait que 8 ans et madame de Champigny, Intendante, l'avait donnée aux D a depuis un an *, Îl retourna en 1694 dans ses missions de l’Acadie et mourut à la baie de Chébouctou en juillet 1704.
DE SAINTE-CLAIRE, Dorothé, récollet, arrivé en Canada en juin 1668, était missionnaire du Cap-Santé en 1689, IL retourna en France en novembre 1660,
DE SAINTE-ELizABETH, Dominique, récollet, arrivé en juin 1668, décéda en juillet 16885.
let ? Noiseux, Liste Chronologique.
8 Hist, de l'hôtel-dieu de Québec, p. 334.
“et 5 Noiseux, Liste Chronologique.
4 construite e église en paroisse de 50 ans, en , de Sainteier, et Louis
int-Sulpice, uébec le 10 ôté nord du
suite envoyé essante de la rs 1673 *.
fut employé partit pour
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yé en juin 1668,
DE BRÉHAUD DE GALINÉE, René, prêtre de Sainte-Sulpice, n’était que diacre lorsqu'il vint en Canada en 1668 avec M. l'abbé de Queylus, où il ne fit que trois années de séjour. Etant retourné à Paris il y mourut en 1678.
LascaRis D'URrÉ, Frs. Saturnin, prêtre de Saint-Sulpice, né à Paris, vint en Canada en 1668. Frère de Louis Lascaris d’Urfé, comte de Sommaviva. Il fut marquis de Beauzé, puis prêtre, abbé d'Urzèche, et doyen de la cathédrale du Puy. Après dix-neuf années de résidence au Canada, il partit en 1687 et mourut à Paris le 30 juin 1701.
MARIET, Joseph, prêtre de Saint-Sulpice, arrivé le 8 juillet 1668 fut pendant 30 ans employé au service des malades de hôtel.dieu de Montréal. Il parlait bien la langue anglaise, ce qui était rare à cette époque. II mourut le 16 octobre 1704, âgé de 55 ans, et fut inhumé dans l’église paroissiale de Montréal. L'acte de sépulture le dit Missionnaire des sauvages Iroquois de L'Ile.
DE Cicé, Louis-Armand, prêtre de Saint-Sulpice, arrivé le 8 juillet 1668, partit pour retourner en France sn 1681, et l’année suivante il se rendit en Chine. Nommé évêque de Sabula, et vicaire apostolique de Siam et du Japon, il fut consacré à Paris en 1701 et mourut à Siam le ler avril 1708?.
MERCADIER, /sidore, prêtre de Saint-Sulpice, arrivé le 8 juillet 1668 ne fut qu'une année en Canada, et partit en septembre 1669, De retour en France, il exerça le saint ministère dans le diocèse d'Angers *,
GogLer, Micolas prêtre, arrivé le 2 août 1668, retourna le 6 octobre 1680 *,
De Caumonr, Pierre, prêtre, arrivé le’16 mai 1669. En 1670, 2nd curé de Boucherville jusqu’en 1678, puis de 1680 à 1688, est le premier prêtre dont le nom Fc sur les registres du Cap Saint- Ignace de 1678 à 1680. Il signait un acte à Charlebourg, le 25 mars 1689, en qualité de chanoine de Québec, I1 mourut à Québec le 16 février 1694, à l âge de 64 ans.
ANDRÉ, Louis, jésuite, arrivé le 7 juin 1669 fut employé aux missions des Trois-Rivières, du Sault Sainte-Marie, du lac Huron et autres, En 1700 il était missionnaire de Ste-Anne de la Pérade. En 1703 il fit ln mission de Chicoutimi et retourna en France en octobre 1712 5,
DE CRESPIEUL, François, jésuite, arrivé à Québec le 22 juin 1670, fut chargé de la mission de Tadoussac qu'il desservit jusqu’en
! Manuscrits de Saint-Sulpice.
? Manuscrits de Saint-Sulpice, à
3% J, Viger, notes sur la Liste Chronologique de M. Noiseux. * Noiseux, Liste Chronologique.
ÿ Noiseux, Liste Chronologique.
1702. Il faisait aussi les missions du Saguenay, et veilla à la construction de la chapelle de Chicoutimi, Ils signait un acte le 25 août 1684 à la Baie St-Paul. Il mourut à Québec le 16 janvier 1707.
DaLmas, Antoine, jésuite, né à Quimper-Corentin, en Bretagne, vint en Canada au mois de juin 1670. Les registres de Sillery renferment sa signature en 1676 au bas d'un acte de baptême. Il hiverna en 1693 à Chicoutimi, où il avait été envoyé pour secourir le Père de Crespieul, et périt le 3 de mars de la même année, au fort Sainte-Anne de la baie d'Hudson, tué par son servantde messe qui était un tailleur. Il avait accompagné d'Iberville en même temps qu'un chirurgien français. Il était âgé de 54 ans,
ALLARD, Germain, recollet, né à Sésanne, fit profession le 22 février 1631, et arriva en Canada au mois d’août 1670 en compagnie des P.P. De la Ribourde, Guénin et Landon, Religieux d'un rare mérite, il gouverna la province pendant plusieurs années avec honneur et piété, Il remplit plusieurs fois les charges de commissaire général et national, ce qui le fit estimer du roi qui lui donna l'évêché de Vence, et fit tous les frais du sacre, Quelques années plus tard, il fit partie de l'assemblée du clergé. Il avait quitté le Canada au mois d'octobre 1670. Sa mort arriva le 4 de décembre 1685 à Vence !.
DE LA RIBOURDE, Gabriel, récollet, natif de Brie, fit profossion le ler novembre 1638, et fut prédicateur, confesseur, ancien gardien et premier maître des novices. Il vint au Canada dans le mois d'août 1670 avec les P.P, Guénin, Allard et Landon. Les sauvages Kikapous le mirent à mort le 19 septembre 1680, à l’âge de 70 ans, d’après le témoignage du P. Zénobe Mambré présent à cet assassinat ?,
GUÉRIN, Hilarion, récollet. Parti en 1669 pour le Canada, avec le P, Césarie Herviau et autres, il fut forcé de retourner en France après un naufrage en mer où il échappa. En mai 1670, il se rembarqua avec les P.P. de la Ribourde, Allard et Guénin; avec eux se trouvait aussi M. l’intendant Talon, Il arriva à Québec au mois d'août après trois mois de navigation”. En 1671 on trouve sa signature aux registres de Québec et des Trois-Rivières.
LANDoN, Simple, rérollet, arriva en 1670 avec les P.P. Guénin, Allard et de la Ribourle, On le trouve la même année à la
nouvelle mission de la Pointe-aux-Trembles. Il repartit le 16 août 1709.
Perir, Louis, prêtre, fils d'Adrien Petit et de Catherine Dufloc de la paroisse de Belzane, en Normandie, fut d'abord capitaine
! Mortuologe des Récollets.
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* Leclercq.
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au régiment de Carignan-Salières, puis ayant quitté le métier des armes il vint en Canada, où il fut ordonné prêtre le 21 décembre 1670. Le 5 septembre 1676 il reçut ses lettres de vicaire-général pour Port-Royal, en Acadie. Il y fut fait prisonnier par les anglais et conduit à Boston, où il demeura en captivité jusqu’en 1691. Il mourut le 3 juin 1709, à l’âge 80 ans et fut inhumé dans la cathédrale de Québec.
Marin, Charles-Amador, est le deuxième prêtre canadien, Il naquit, à Québec où il fut baptisé le 7 de mars 1648 par le P. le Jeune. Il était le neuvième enfant d'Abraham Martin et de Marguerite Langlois, et eut pour parrain Charles-Amador de St- Etienne, sieur de la Tour, qui se rendit célèbre par sa bravoure et sa fidélité à la France dans les guerres de l’Acadie, En 1672, il bâtit à Beauport la première chapelle en pierre pour remplacer l’ancienne qui était en bois. Ilcontinua de desservir cette paroisse jusqu'en 1677, qu’il alla à Sainte-Famille. A l'érection du chapitre de Québec, le 8 novcinbre 1684, il devint chanoine, et fut nommé curé du Chateau-Richer en 1685. Le 19 septembre 1697, il se démit de la dignité de chanoine et fut nommé à la sure de Notre-Dame de Foye, le 18 octobre l’année suivante, Il y demeura jusqu’à sa mort, arrivé le 19 de juin 1711, à l'âge de 63 ans. Un manuscrit intitulé “ De la dévotion à la Sainte-Famille, par la mère Marie-André Regnard-Duplessis de Sainte-Hélène ” nous fait connaitre que M. Martin était un habile chantre et qu'il composa le chant de la messe et de l’office de ia Sainte- Famille tel qu'il est encore aujourd’hui,
De LAMBERVILLE, Jean, jésuite, frère aîné de Jacques, arriva au Canada le 7 juin 1671. Onle voit aux Jroquois de 1672 à 1688, et à Laprairie de la Madelaine en 1690. Il quitta le Canada en 1698.
SyLvy, Antoine, jésuite, venu au Canada le 7 juin 1671. Il fut missionnaire au lac Winnebago en 1676, à Tadoussac en 1678, chez les Mistassins à la baie d'Hudson, en 1686, à Montréal en 1688, et enfin à Québec en 1693. Il repartit en 1707.
Limosi, Martial, récollet, venu au Canada le 10 juin 1671 alla résider aux Trois-Rivières, où il fut curé en 1674. Il fit aussi des missions à la Rivière de Nicolet en 1675, et décéda le 20 avril 1696,
ALLÉGo, Nicolas, prêtre, vint au Canada le 9 août 1671. On trouve au mois de décembre de cette année un acte de baptême sous sa signature à Québec. Il était au Séminaire de Québec en 1672, et partit pour la France en septembre 1693.
JaLLerT, Jean, prêtre, venu le 9 août 1671. On trouve sa signature aux Trois-Rivières l’année de son arrivée. Il quitta le Canada en octobre 1698,
DETHUNE, Exupère, récollet, (Le registre de Québec, 29 juin 1672 l'appelle Dethune, et non pas Perthune). Il vint au Canada le 10 septembre 1671. En 1673 il alla à Percé, d'où il revint en
60 RÉPERTOIRE GÉNÉRAL [1671-1673 1679 pour se charger de la mission du Cap-Santé. Il fit en 1681 le voyage en France avec le P, Leclereq. On le retrouve supérieur à Québec en 1683. Il mourut en avril 1711.
Daususson, Léonard, récollet, arriva au Canada le 10 septembre 1671. 11 fut desservant à l’Ange-Gardien en 1674. Il partit pour Terre-Neuve la même année et il y étaitencore en 1681. Il retourna probablement en France cette année-là. .
Moreau, Claude, récollet, arrivé en Canada le 10 septembre 1671, alla de suite aux Trois-Rivières, On le retrouve en 1675 missionnaire à Ja Rivière Saint-Jean, ensuite à la Pointe-aux-Trembles, Du mois de décembre 1686 au mois de mai 1688, il desservit le Cap Saint-Ignace et l’Islet, et alla au Cap Santé en 1690. Aux registres des Trois-Rivières il signe Moireau, tandis qu'à l’fslet on lit Moreau. Sa mort arriva le 16 octobre 1705,
DupLAIn, Benoit-Pierre, arrivé au Canada en novembre 1671, desservit «omme missionnaire la paroisse de Sainte-Famille, à partir du mois d'octobre 1676. En 1681, il fut chargé des missions au Fort Saint-Louis, Contrecœur, Saint-Ours. De juin à noyembre 1685 on le rencontre au Cap Saint-Ignace. Ï1 faisait aussi partie du chapitre. 11 mourut à Montréal le 2 d'octobre 1689 âgé de 80 ans.
CnoLEnec, Pierre, jésuite, arrivé au Canada le 17 juin 1672 desservit comme missionnaire Laprairie de la Madelaine, et en 1685 le village huron de Lorette. Il mourut le 21 mai 1718.
GRAVIER, Jacques, jésuite, venu au Canada le 17 juin 1672. On trouve sa signature à Sillery en 1684-85. En 1688, il se rendit comme missionnaire chez les Outaouais et en 1700 chez les Illinois, C'est tout ce que l’on sait sur ses missions, 11 fut tué par les sauvages en juin 1710",
LerzBVvRE, François, prêtre, arriva au Canada en juillet 1672. 11 fut le troisième supérieur du Séminaire de Saint-Sulpice de Montréal. Il retourna an France en octobre 1678, et mourut à Paris en 1718?,
MaupassAnT, Eustache, récollet, homme doué de grands talents, que Mgr de Laval entenuit prêcher avec succès à Paris Il crut acquérir en lui un nomme de mérite, et l’obtint de ses supérieurs, qui l’envoyèrent au Canada comme commissaire ou provincial, Ce fut en 1673 qu'il arriva au pays en compagnie de M. de Bernières et d'autres, Choisi par le gouverneur de Frontenac pour son confesseur, il sut s’attirer ses bonnes grâces et mettre à profit les faveurs qu'il obtint du gouverneur. C’est peut-être en partie à son influence, que les récollets durent d'être protégés et comblés de biens par de Frontenac, qui leur bâtit même une maison à ses
1 Noiseux, Liste Chronologique.
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1673-1674] DU CLERGÉ CANADIEN 6l
frais. L'année suivante, le roi fit retourner en France le P, Maupassant !.
Durorr, Cyprien, prêtre, arriva au Canada le 28 mai 1673, et fut envoyé au mois de juin de l’année suivante, à la mission de la Pointe-aux-Trembles et autres qui en dépendaient. Ilrepartit au mois d'août 1690.
Durré, Francois, Rs arriva au Canada le 28 mai 1673 en compagnie de MM. Dufort, Lamy et Perret, En 1675 il était missionnaire du Séminaire de Québec, et l'on trouve, au mois de septembre de la même année, un baptême fait par lui en cette ville. Premier curé de la paroisse Champlain en 1684, il passa à celle de Québec en 1686 où il demeura jusqu'en 1707. En 1711 curé à Lorette, où il mourut, et fut inhumé, le 29 juin 1720, sous l'autel par le R. P. François Le Brun, jésuite.—Il eut pour successeur M. Joachim Fornel.
Lamy, François, prêtre, venu le 28 mai 1673 avec les MM. Dufort, Perret et Dupré, fut nommé vicaire, desservant les paroisses de Sainte-Famille, et Saint-Pierre, sur l'Ile d'Orléans ; et en novembre 1675, il reçut ses lettres de premier curé en titre de Sainte-Famille. Il desservit Saint-Jean jusqu'en 1683. Il conserva cette cure jusqu’à sa mort, arrivée le 2 de novembre 1715 à Sainte-Famille, à l'âge de 72 ans,
PErRer, Christophe, prêtre, vint en Canada le 28 mai 1673 avec les MM. Dufort, Lamy et Dupré. Il était natif d'Angoulème, et aveit été ordonné prêtre en entrant dans la communauté des missions étrangères, On lui donna en arrivant la desserte de Beauport. Il quitta le Canada le 16 novembre 1682.
De LAMBERVILLE, Jacques, jésuite, frère de Jean, vint au Canada le 21 juin 1673 et fut employé aux missions iroquoises. Il mourut le 16 septembre 1718.
Bouvarp, Samuel, jésuite, venu au Canada en 1673. Un de ses premiers actes, la 27 décembre 1673, fut la fondation de l’Ancienne-Lorette où se transportèrent les sauvages de Notre-Dame de Foye. On trouve sa signature à Québec en 1675. Il signait aussi sous le nom de Mariin Bouvard ?. Il quitta le Canada le 20 octobre 1710.
BoucEer, Jean-Baptiste, jésuite, arrivé au Canada le 2 juin 1674, appartenait à une famille parisienne. On le trouve js tisant à Sillery au mois de décembre 1674, Ilfut chargé de la mission de Tadoussac en 1675. Ce fut alors qu'il se rendit chez les Papinachois, dont le pays est au nord de Tadoussac, Il est le premier missionnaire qui ait hiverné parmi ces sauvages, Sa mort arriva le 24 juillet 1693.
# Mémoire sur la vie de Mgr de Laval.
1 J, Viger, notes sur la Liste Chronologique de M. Noiseux,
CHAUOHETIÈRE, Claude, jésuite, venu au Canada le 2 juin 1674, mourut le 19 avril 722. On trouve son nom aux registres de Laprairie et de Lorette en 1677.
VAULTIER, Jacques, jésuite, arriva au Canada vers l’année 1675, On le trouve baptisant à Sillery en mai 1675 et en septembre
Oz0N, Potentien, custode des récollets de Paris, arriva à Québec le 27 septembre 1675. Ce grand religieux, illustre par sa doctrine, sa piété et les premières charges qu'il remplit si dignement, vint au Canada en qualité de visiteur de la mission, 1l fut de suite nommé supérieur et remplit cette charge jusqu'en septembre 1677. Le père Ozon retourna en France en 1681 ', et devint en 1691 provincial à Saint-Antoine de Pade, en Artois. En 1698 il était provincial de Saint-Denis, en France et il présenta une requête à Mgr de Saint-Valier, l'évêque de Québec, alors à Paris. eu faveur des récollets de Montréal ?,
LecLcERc©Q, Chrétien, récollet, arrivé en 1673, fut nommé le 11 octobre 1675, missionnaire de l'île Percée. Il est l'auteur de “ J'Etablissement de la foi dans le nouveau monde” et de la ‘ Nouvelle relation de la Gaspésie.”
Il quitta l’île de Percée en 1690 peur passer en France *, dans la province de Saint-Antoine de Pade, en Artois, et fut gardien du couvent de Sens.
ENJALRAN, Jean, jésuite, arriva au Canada le 30 mai 1675. Il demeura cette année à Québec, et probablement aussi l’année suivante, car on trouve sa signature dans les registres de Sillery pour l'année 1676. Nous croyons devoir remarquer qu'il signait dans ces registres Jean ÆEnjarlan, non pas Yves Angerlan comme le donne M. Noiseux. Tout ce qu'on sait de certain sur son comptedans la suite, c’est qu’il fut blessé par les Tsonnontouans le 13 juillet 1687, et qu'il mourut le 18 février 1718.
HENNEPIN, Louis, récollet flamand. Ce missionnaire demeura peu de temps dans la colonie. Il y arriva au mois de septembre 1675 et en repartit le 5 avril 1682, On le trouve signant aux registres de Québec au mois de mai 1676. Il accompagna dans la plupart de leurs voyages Robert Cavelier de la Salle et le chevalier Tonti‘. Hennepin est l’auteur des Voyages et découvertes en Amérique, entre les années 1679 et 1682, publiés en trois volumes, et qui fournissent grand nombre de données sur cette époque.
Buisser, Luc, récollet, arrivé en 1675, reçut ses lettres de mission pour Cataraquoi le ler octobre 1675 5,
1 Leclercq, Relat. de la Gaspésie,
2? Registre de l'archevèché.
3 M. Noiseux le fait partir en juillet 1708.
4 Charlevoix T. I p. 457.
5 Registre de l’archevêché.
> juin 1674, egistres de
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En 1695 il résenta une lors à Paris.
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M. De Glandelet mour is-Rivi is de an ourut aux Trois-Rivières en juin 1725, âgé de
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le Clamcoëts, le 20 de juillet 1687 à. qu Mexique, par
Luc, F js, diacr Re Foi s récollet, natif d'Amiens, «vai: fi Er ms re 645. Excellent peintre, il pass | + t proes peintures remarquables R pr CAnRS, mourut le 17 mai 1685 #, a 4
VAILLA ; js, | Ps ri te François, jésuite, fut ordnnné le premi nr A ë ut de suite chargé de la missi à de re ques à nn e trouve, en 1704, en missi:n chez 1 | Teonnene jus , rait un mariage le 17 noven: :° 17 1 sou nom se rencontre aussi dans Charlevoix, FAUNE
BASsET, Jean, prêtre, natif de Sai s 7 1 ! atif de Sainte-Croix, diocèse de Ly ee el le 21 décembre 1675. I ae pue re aire, en 1676. Il desservit, en 1678 de da ue pus sa Sainte-Famille, Saint-Plerre ot 8 de Trembles de Québe ON en 1680, premier curé de la Poi it . novembre 1715 à l'âge demeura jusqu'à sa mort, arrivée lo 21 ous âge de 70 ans, et fut inhumé dans l'église de Gps a Basset bâtit le couvent de la P eux.
a ee a aux Sœurs de la Congrératior Hs pend de ce couvent. RO Rennl
GAUTHIER DE BRULLO
GAUTHIE ILLON, Jean, prêtre, était né
ed évêché d'Angers. Il fut No ro perse eue RE ‘L alla, l année suivante 1676 cothme uébec le 22 LA Fe 5 a d si he ue pour desservir la eo de le ; vux Trembles en . Curé de 1678 : ans ot il fut nommé curé du a Re EN EI avril 1726. Il signait J. G@, de Brullon. al al
1 Pagistre de l’archevèché. ? De la Tour. Vie de Mgr de Laval Charlevoix.
# Mortuologe des Recollets,
Rémy, Pierre, prêtre de Saint-Sulpice, fut ordonné le 31 mai 1676 à l’hôtel-dieu de Montréal. Il était né à Paris, et vint au Canada en 1672, D'abord chargé des petites écoles de garçons, avant sa promotion aux saints ordres, il desservit la cure de Lachine depuis 1680, et fut témoin de la terrible irruption des iroquois au mois d'août 1689, Aussi, les registres de Lachine sont-ils chargés de notes intéressantes sur ce fuit historique, écrites de la main de M. Rémy. On le trouve en 1706, procureur du séminaire de Montréal, Il y mourut le 24 février 1726, à l'âge de 90 ans,
MoraAs DE SAINT-QUENTIN, André, venu au Canada le 17 juin 1676, retourne en France, en octobre 1678.
SEGUENOT, François, prêtre de Saint-Sulpice, arrivé le 24 juin 1674, appartenait au diocèse d'Autun. Il desservit la Pointe-aux- Trembles dès cette année jusqu'en 1693. On sait de lui qu’il fut le directeur spirituel de Mile Leber. Il mourut le 8 noût 1727, à Montréal, à l'âge de 83 ans. Le style de ses actes est d'une naïveté
extraordinaire,
LecLair, Maxime, récollet, arriva au Canada le 9 juillet 1676; et fut tué le 20 juillet 1687.
Le Tac, Æiste, récollet, venu le 9 juillet 1676, desservit Charlesbourg en 1677, et les Trois-Rivières en 1678. Il décéda le 6 juillet 1699,
DE FRANCHEVILLE, Pierre, né le 14 juillet 1649 aux Trois- Rivières, fils de Marin De Repentigny, sieur de Franchevilleet de Jeanne Jallaut, était secrétaire de Mgr de Laval ‘orsqu'il fut ordonné prêtre, le 19 de septembre 1676, et desservait Beauport en 1678. Il fut nommé en 1683 curé de Saint-Jean et Saint-Laurent sur l’île d'Orléans; il en partit pour être curé de Saint-Pierre de l'Ile, en 1688. Il était curé de la Rivière-Ouelle, quand la flotte anglaise voulut y faire un débarquement, 1690; il se mit à la tête de ses paroissiens, et repoussa victorieusement les ennemis. En 1698, il fut nommé curé du Cap Saint-Ignace. Il mourut à Montréal le 7 août 1713, à l’âge de 64 ans. Ce prêtre se distinguait par sa piété et son activité.
Morin, Jean, jésuite, natif de la Roche-Bernard, en Bretagne, fut ordonné le 21 septembre 1676. Il alla comme missionnaire à Tadoussac en 1677, et à Laprairie de la Madelaine, en 1685. , Il mourut à Montréal le 3 janvier 1690, âgé de 44 uns.
BonnauLrT, André, jésuite. On le trouve baptisant à Sillery, en 1676. Il n’est pas entré sur la liste de M. Noiseux.
HaneL, Georges, récollet, vint au Canada le 6 juillet 1677 et se noya en mars 1697. Dans un acte du 14 mai 1679, aux Trois- Rivières, il est appelé Havel.
Prism, Martial, récollet, venu au Canada le 6 juillet 1677, mourut en avril 1707.
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GAGNON, Pierre- Paul, prêtre, fils de Pierre Gagnon et de Vinconte Desvarieux, buptisé à Québec le 5 septembre 1649, fut ordonné le 21 décembre 1677. Il fit d'abord des missions en plusieurs endroits dé ia côte du nord, en bas de Québec, et desservit quelque temps Charlesbourg, en 1684, et Sainte-Anne de Beaupré, en 1685, Il devint en 1686, secrétaire de Mgr de Saint-Valier, et fut ensuite nommé premier curé résidant de la baie Saint-Paul, où il demeura jusqu'au ler novembre 1702". Il se noya le 6 avril 1711, âgé de 61 ans et 7 mois, et fut inhumé le 16 mai suivant dans l’ancienne église de Sainte-Anne, On trouve au registre de Québec son nom écrit ainsi: Gaignon.
GauLTIER, Guillaume, né à Québec le 17 juin 1653, fils de Guillaume Gaultier de la Chenaye, et d'Esther de Lambourg, ordonné le 21 décembre 1677, fut, en 1678, missionnaire au Château-Richer, d'où il alla, comme curé, en 1679, à Saint-Anne de Beaupré; il échangea, en 1692, cefte dernière paroisse pour celle du Château-Richer, où il fut nommé curé. Ily décéda ati ment le 8 avril 1720.
SouMANDE, Louis, né à Québec le 14 mai 1652, fils de Pierre Soumande et de Simone Costé, fut ordonné le 21 décembre 1677. On sait de lui qu’il fut missionnaire à la baie Saint-Paul en 1683, et à Sainte-Anne de Beaupré, en 1684 et les années suivantes, on l'y retrouve encore, en 1699, Il mourut chanoine, avant 1708, Su sœur, Marie-Louise Soumande, fut la première supérieure de l'hôpital-général de Québec. M. Soumande a laissé des pensions pour des étudiants au séminaire de Québec,
Taury, Louis-Pierre, venu de France en 1676, fut ordonné le 21 décembre 1677, et mourut le 20 novembre 1705, âgé de 53 ans. Il était missionnaire au Cap de la Madeleine, en 1683, desservit aussi Charlesbourg en 1683, et se rendit ensuite à l'Acadie, où il était en 1689, Charlevoix parle de lui avec beaucoup d'éloges.
Leroux, Valentin, récollet, était, en 1678, supérieur des récollets en Canada. Leclercq rapporte que c’est lui qui fit transporter dans l'église des récollets le corps de Louis Hébert, premier habitant de Québec. Le P. Dethune lui succèda en 1683.
FiciAsTRE, Luc, récollet, venu le 1er juillet 1678 et décédé le 17 juillet 1727. Son nom est écrit Luce Filliastre par le P. Leroux, supérieur des récollets; lui-même signe Filiastre aux Trois- Rivières en 1702, et non pas Philastre, suivant M. Noiseux.
GéLase, Mathurin, récollet, venu le 1er juillet 1678, et décédé le 9 septembre 1716.
Henprix, Elie, récollet, venu le ler juillet 1678 et décédé le 9 septembre 1698, Il était au Can Saint-Ignace, en 1688.
VOLANT DE SAINT-CLAUDE, Pierre, né aux Trois-Rivières le 8 novembre 1654, était fils de sieur Claude Volant de Saint-Claude
! Langevin, notes sur les archives de N. D. de Beauport, p. 130.
et de Françoise Radisson. Il fut ordonné le 17 septembre 1678, En 1679, il était missionnaire des Grondines, Il ut successive: ment chargé de la desserte de Sainte-Anne, des Erondines, de Sorel et de Batiscan, après son frère. Il passa uelques années à l'Acadie, ot vint mourir à Québec, le 3 janvier 1710, à l'âge de 55 ans, [l fut inhumé dans la chapelle Sainte-Anne, à la Cathédrale de Québec. Il était frère jumeau de Claude Volant, Sa mission, en 1683, comprenait toute la partie sud du fleuve, de Sorel à Saint-Jean Deschaillons, En 1684, il était curé de Repentigny.
VOLANT DE SAINT-ULAUDE, Claude, prêtre, frère jumenu du précédent, fut aussi ordonné le 17 septembre 1678, Ïl demervit aussi l'Ange-Gardien. Il ouvrit les registres de la côte de bg en 1679, ayant une mission qui comprenait la paroisse actuelle de Berthier, jusqu'à celle de Saint-Jean Deschaillons, Il était missionnaire des Grondines, en 1680, et curé de Batiscan et de Chamain, en 1683, Il passa à la cure de Varennes, en 1692, et c'est h qu'il mourut le 8 octobre 1719, à l'âge de 65 ans, et fut inhumé dans la nouvelle église, Les deux messieurs Volant avaient ouvert la liste des étudiants du petit séminaire de Québec,
Meztron, récollet, fut ordonné à Québec le 6 novembre 1678 !,
Favre, Bonaventure, jésuite, né à l'île d'Adem-sur-l'Oise, arriva à Québec le 21 juillet 1679, et fut de suite missionnaire de Chicoutimi. Il commença sa mission au lac Saint-Jean, en 1691, et la continua jusqu'en 1699, Il mourut à Québec le 6 décembre 1700?,
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Braor, Jacques, jésuite, arrivé le 21 juillet 1679, fut constam
ment employé comme missionnaire des Abénaquis, Il était frère
de Vincent Bigot. M. De Denonville, dans un de ses mémoires,
fait un éloge bien flatteur de ces deux missionnaires, [Il mourut le 12 février 1713.
Biaor, Vincent, jésuite, arrivé le 21 juillet 1679, était frère du précédent, et tit aussi les missions des Abénaquis. [1 mourut le C , 12 mars 1721.
Porter, Nicolas, jésuite, arrivé le 21 juillet 1679, était, en 1684, missionnaire des Outaouais, Il mourut en juillet 1728,
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Auger, Louis, récollet, arrivé le 31 mai 0, on 1688
missionnaire de la côte du sud, en bas de Québec, Sur les registres de l'Islet, il signe Oder. Il partit en septembre 1700.
CANON, Ambroise, prêtre, arrivé le 27 juin 1680, mourut à l'hôteldieu de Québec, le 20 juin 1702, à l'âge de 48 ans.
1 Registres de l’archevèché, 2 Registres de Chicoutimi 1698-1700, # Charlevoix T. [. p. 559,
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PERMELNAUD, Pierre, prêtre, arrivé le 27 juin 1680, et parti en octobre 1697, était curé de Contrecæur, en 1685.—I1 baptisait un enfant le 4 janvier 1685 à la Rivière-Ouelle,
Pinaugr, Jean, prêtre, né à Québec le 8 décembre 1655, fils de Noël Pinguet et de Murie Madeleine Dupont, fut ordonné le 2 décembre 1680, Nommé chanoine à l'érection du chapitre de Québec, il desservit successivement plusieurs paroisses, notamment, la Pointe-aux-Trembles, le Cap Saint-Ignace et l'Ilet, de 1689 à 1692, et Beaumont de 1698 à 1704, Il revint au séminaire, dont il était membre, et y mourut le 20 mars 1715, âgé de 60 ans. Ses restes reposent dans la cathédrale de Québec,
VaAcHon, Paul, prêtre, né à Beauport, fut baptisé à Québec le 9 novembre 1656, Îl était fils de Paul Vachon, notaire royal, et de Marguerite Langlois. Ordonné le 21 décembre 1680, il desservit la côte du sud, jusqu'au Cap Saint-[gnace, en 1683, et lu côte du nord, des (Girondines à Batiscan, et fut nommé chanoine du chuapitre, en 1684. En 1692, il était curé du Cap de la Madeleine. L'église de cette paroisse fut construite sous sa direction, en 1717, Il mourut le 7 murs 1729, et fut inhumé dans le sanctuaire de cette église.
SENNÉMAUD, Paul, prêtre, arrivé le 14 août 1681, missionnaire au Cap Saint-Ignace, en 1685, et au Cap-Santé, en 1689, mourut le 24 avril 1690.
VacHoN DE BELMONT, François, prêtre, de Saint-Sulpice, natif de Grenoble, était dincre lorsqu'il arriva en juin 1680, Il fut ordonné à Montréal le 14 septembre 1681, et devint le premier instituteur des sauvages de la Montagne. En 1684, il tit construire le fort, en pierre, dont on voit encore les restes, et dont une des courtines était attenante à une enceinte en pieux, qui renfermait une chapelle et une maison des Sœurs de la Congrégation. L'enceinte avait été faite par M. Galinier, pour la sûreté des néophytes, Nommé supérieur des missions en 1701, il gouverna pendant pie de trente.uns, avec un zèle et une sagesse qui le fit estimer de tout le monde’, Il mourut à Montréal le 22 mai 1732, âgé de 87 ans, Il a écrit les Æloges de quelques personnes mortes en odeur de sainteté, à Montréal, Canada.
BouLLARD, Etienne, prêtre, né à Château-du-Soir, duns le Maine, arriva le 21 juillet 1682, Il fut nommé curé de Beauport le 3 novembre 1684, et conserva ce titre jusqu'en novembre 1719. Il eut M. Royet pour successeur, Nommé chanoine et théologai en 1700, official et 5ième curé de Québec, en 1724; il fut aussi vicaire capitulaire en 1727, à lu mort de Mgr de Saint-Valier. Il mourut à l'hôtel-dieu de Québec, le 28 septembre 1733, à 75 ans, et fut inhumé dans le chœur de la cathédrale, le long des escabeaux des chantres, côté de l’évangile.
! Mémoire sur la vie de Mgr de Laval, p. 134.
SERÉ DE LA COLOMBIÈRE, Joseph, prêtre, frère de Claude, jésuite célèbre par ses vertus et ses prédications, arriva au Canada le 21 juillet 1682. Rappelé en France, en 1691, avec M. Bailly, par l'abbé Tronson, il entra au séminaire de Saint-Sulpice ; mais Mgr de Saint-Valier le ramena avec lui, à Québec, et le fit chanoine, en 1692, vicaire-général et archidiacre, en 1698. En 1694, il était supérieur des hospitalières de Québec. Le 4 juin 1708, il prononça l'oraison funèbre de Mgr de Laval. Il fut aussi grand chantre, conseiller-clerc et supérieur des religieuses hospitalières de Québec. Il mourut à l'hôtel-dieu, le 18 juillet 1723, à l’âge de 72 ans, et fut inhumé dans le chœur de la cathédrale.
Le Roy, Henry. récollet, était, en 1683, supérieur de la communauté de Québec !, Son nom a échappé à la listede M. Noiseux, Aussi ne le trouve-t-on qu'aux registres de l’archevêché.
GERMAIN, Joseph-Louis, jésuite, arrivé le 4 juin 1683, exerça le ministère à Québec, et partit pour retourner en France, en octobre
PELLERIN, Ambroise, récollet, arrivé le 4 juin 1683, était missionnaire à Champlain en 1688. Il mourut en juillet 1689,
AVENEAU, Claude, jésuite, arrivé le 4 juin 1683, desservait à Sillery en 1685. 1lest un des pères dont le nom ne se trouve pas sur la liste de M. Noiseux, Missionnaire des Miamis, sur la Rivière Saint-Joseph, à plus de cent lieues du Détroit, ce père, par une douceur inaltérable et une invincible patience, était parvenu à prendre sur cette nation le même ascendant qu'avait eu le père Allouez, son prédécesseur ?, Il y était encore en 1708.
GEOFFROY, Louis, prêtre de Saint-Sulpice, arrivé le 7 juillet 1683, était, en 1692, curé de Laprairie de la Madeleine. En 1702, il introduisit une mission des sœurs de la Congrégation dans la paroisse de Champlain, où il était alors curé. En 1703, il fut nommé grand-vicaire, et mrurut en mars 1707, à Montréal.
Guyon, Jean, prêtre, né le 5 octobre 1659, à Québec, fils de Simon (ruyon et de Louise Racine, fut ordonné le 21 novembre 1683, et choisi pour secrétaire de Mgr de Laval, en 1684. Chanoine à l'élection du chapitre, il passa en France la même année, et y mourut le 10 janvier 1685.
Gassor, Henry-Joseph, jésuite, arrivé en 1683, fut employé à évangéliser les Abénaquis. Son nom apparait aux registres de Sillery, jusqu'en novembre 1686.
Buisson DE SAINT-CO8ME, Jean-François, baptisé à Québec le 26 novembre 1560, était fils de Gervais Buisson de Saint-Cosme et de Marie Lereau. Il fut ordonné le 30 novembre 1683, et desservit la paroisse de Saint-François de Sales de l'Ile Jésus, de 1704 à
! Registres de l'archevèché.
? Charlevoix liv, IL p, 322.
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