I.es soirs, j’irai chez toi souper secrètement
Je ferai tous les frais d’un nombreux domestique , D’un équipage leste autant que magnifique ;
i/ja LE GLORIEUX.
Habits , ajustements , rien ne te manquera ;
Et sur tous tes de'sirs mon cœur te préviendra.
M entends-tu maintenant ?
LISETTE
Oui , monsieur , à merveille.
LISIMO*.
Et ce discours, je crois, te chatouille l’oreille?
Que réponds-tu, ma chère, à ces conditions?
LISETTE
Je ne puis accepter vos propositions,
Monsieur , sans consulter une très bonne dame <Jue j ’honore.
tISIMOS.
Et qui donc ?
LISETTE
Madame votre femme.
Comment diable, ma femme!
LISETTE
Oui , monsieur , s’il vous plaît :
À ce qui me regarde elle prend intérêt ;
Et je ne doute point qu’elle ne soit ravie De me voir embrasser ce doux genre de vie.
Te moques-tu?
LISETTE
* Je vais aussi prendre l’avis De ma maîtresse , et puis de monsieur votre fils. Tous trois édifiés, à ce que j’imagine^
Du soin que vous prenez d’une pauvre orpheline, Seront touchés de voir que , lui prêtant la main , Vous la mettiez vous-même en un si beau chémiri|