ACTE II, SCÈNE X5. 17S
P A5QUIN
Vous me l’erdonnez; mais....
LE COMTE
Oli î trêve de discours.
P A S Q U I N lit.
« Celui qui vous écrit. . . .
LE COMTE
Qui vous écrit ! Le style
Est familier.
p AS QUI N.
Il va vous e'chaufTer la bile.
(U ld.)
« Celui qui vous écrit s’intéressant à vous ,
« Monsieur, vous avertit sans crainte et sans scrupule, o Que par vos procédés , dont il est en courroux,
« Vous vous rendez très ridicule.
le comte, se levant brusquement*
Si je tenojs le fat qui m’ose écrire ainsi....
Poursuivrai- je ?
LE COMTE
Oui , voyons la fin de tout ceci.
PAS qü in lit.
« Vous 11e manquez pas de mérite ;
« Mais. . . .
LE COMTE
Vous ne manquez pas ? Ah ! vraiment, je le croi. Bel éloge , en parlant d’un homme tel que moi !
PASQUIN fit.
« Vous ne manquez pas de mérite ;
« Mais bien loin de vous croire un prodige étonnant,
1 76 LE GLORIEUX
« Apprenez que chacun s’irrite « De votre orgueil impertinent....
le comte, donnant uh soufflet à Pasquii\> Comment , maraud ?
P AS QUI JS.
Fort bien ; le trait est impayable 1 De ce qu’on vous écrit suis-je donc responsable?
Au diable l’écrivain avec ses vérités.
(Il jette la lettre sur la table.)
Ah! je vous apprendrai....
p ASQUITS.
Quoi ! vous me maltraitez Pour les fautes d’autrui ? Si jamais je m’avise D etre votre lecteur....
le comte, lui donnant sa bourse .
Faut-il que je vous dise Une seconde fois de serrer cet argent?
Tenez, voilà ma clef, et soyez diligent.
p A s Q u i N va et revient.
Savez- vous à combien cette somme se monte ?
LE COMTE
Non pas exactement.
p ASQÜIN.
Je vous en rendrai compte,
( A part.)
Je m’en vais du soufflet me payer par mes mains.