ACTE III, SCÈNE IX
Car qu’une femme pleure, une autre pleurera,
Et toutes pleureront tant qui! en surviendra.
LE COMTE
iinsi notre projet souffre de grands obstacles.
Pour en venir à bout, je ferai des miracles.
Ce que j’apprends de toi me réchauffe le cœur.
Je ne te croyois pas un si puissant seigneur. Comment diable ! ton père, à ce que l’on m’assure, Fait dans sa baronnie une noble figure.
LE comte, lui frappant sur l’épaule * Allez, mon cher, allez, quand vous me connoîtrez De vos tons familiers vous vous corrigerez ;
Vous ne tutoierez plus un gendre de ma sorte.
. tlSlMOK.
Ma foi, sans y penser, l’habitude m’emporte.
Au cérémonial enfin je me soumets.
LE COMTE
Me le promettez-vous ? i
LISïMON.
Oui, je te le promets.
Va, tu seras content.
le Comte.
Fort bien, belle manière
De se corriger.
LIS IMON.
Oh ! trêve à votre humeur fière ;
Et consultons tous deux comment je m'y prendrai Pour finir.
le comte.
Le conseil que je vous donnerai.
208 le glorieux.
C’est de ne plus souffrir qu’ici l’on se hasarde A dire son avis sur ce qui me regarde.
Pour trancher en un mot toute difficulté,
Sachez; yous prévaloir de votre autorité.
LISIMON,
Si vous vouliez m’aider..,
LE COMTE
Non, monsieur, je vous jure Quand vous serez. d’accord, je suis prêt à conclure,