‹ Répertoire général du théâtre françaisChapitre 187 sur 280 · SCENE I · texte numérisé non relu

SCENE I

FINETTE, PASQUIN

liONJOUR, monsieur Pasquin.

PAS QU in.

Très humble serviteur.

FINETTE

Cléon est-il levé ?

PASQUIN

Depuis long-temps , mon cœur.

FINETTE

Pourrois-je lui parler ?

LE DISSIPATEUR

PAS QU I N

Cela n’est pas possible.

D’un bon quarf-dbeure , au moins , il ne sera visible.

FINETTE

Eh ! pourquoi donc ?

v ASQITIN.

Avec !e comte du Guéret,

Au moment que je parle , il tient conseil secret*

11 a cent mille écris, et cherche la manière De dépenser , dans peu , la somme toute entière.

Cet argent-là lui pèse ; il veut s’en dessaisir.

FINETTE

Eh bien ! qu’il me le donne, il ne peut mieux choisir. Je suis fille ; il me faut un mari : cette somme Pourrait, entre mes mains, tenter un galant homme. L’argent et le mari me viendroient à propos ;

Je ne m’en cache point.

PASQüïN.

C’est-à-dire , en deux mot**

Que vous êtes pressée ?

FINETTE

Oui.

PÀSQUIN.

Vos yeux le font croire.

FINETTE

Ma foi ! Cléon feroit un acte méri'oire.

C’est par cette raison qu’il ne le fera pas.

I a générosité pour lui n’a point d’appas.

C’est ou pour son plaisir, ou par vanité pure,

Qu’il prodigue son bien sans raison ni mesure.

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