‹ Répertoire général du théâtre françaisChapitre 191 sur 280 · ACTE I, SCÈNE IL · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE IL

Du moins , commencez, donc par n’en rien recevoir.

JULIE

Au contraire, je veux employer mon pouvoir Tour m’attirer encor des dons plus magnifiques,

FINETTE

Voilà d’un tendre amour des preuves héroïques !

C’est l’amour à la mode. Avouez-moi , tout net,

Que ruiner Cléon est votre unique objet?

D’un si noble dessein faites-moi confidente :

Car pour vous seconder j’ai l«a main excellente.

3’aeoepte ton secours. Oui , mon intention Est d’avoir, si je puis, ce qui reste à Cléon.

La chose étant ainsi , ine voilà toute prête ;

Et je vais commencer par un coup de ma tête...

Si nous pouvions gagner le comte du Guéret !..» Heureusement je crois qu’il vous aime en secret.

\ JULIE

Oui, Finette, j’en suis à présent trop certaine.

Par de fortes raisons je lui cache ma haine ;

Mais, autant que je puis, je fuis son entretien,

Et je veux avertir Cléon...

finette, l'interrompant.

N’en faites rien.

I! trahit son ami ; c’est un fripon. N’importe :

On peut tirer parti d’un homme de sa sorte.

Feignez de vous laisser un peu persuader,

Et dans tous nos projets il va nous seconder.

C’est sans vous engager et sans lui rien promettre,

Que i« veux...

julie, l* interrompant a son tour.

Je vois bien qu’il faut te le permettre. Mais songe que Cléon a mon coeur et ma foi;

Que je mourrais plutôt...

FINETTE) / ’inicrrom peint en core.

Reposez-vous sur moi.

Dans votre appartement vous n’aurez qu’à m’attendre. J’ai deux projets en tête, et veux les entreprendre...

Le comte vient... Je vais entamer le premier.

Sortez vite.

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