ACTE II, SCÊHE IV
finette, prenant la bourse.
La dose est-elle forte?
CLÉ os.
Oui ; cent louis.
FINETTE
Enfin,
J’ai trouve' pour mon mal un savant médecin...
Prenons donc son remède... Ah ! je me sens guérie...
Et vous, madame?
JULIE
Eh ! mais. . .
clé o N, l’ interrompant .
Oh çà ! sans raillerie^
Sommes-nous bons amis?
JULIE
Il le faut bien , Cléon !
'Vous ne direz donc rien à monsieur le baron?
JULIE
Soyez tranquille.
cléon, à Finette .
Et toi?
FINETTE
Moi, je n’ai plus de langue.. .* Permèttez-ïnoi, pourtant* une courte harangue.
A vous guérir vous-même employez tout votre art. cléon.
J’y ferai mes efforts.
JULIE
Mais ce sera trop tard.
Si vous ne vous hâtez.
îqB LE DISSIPATEUR.
Oh ! j'ai double ressource.
Tout le monde s’empresse h vous couper la bourseî
Eh ! peut-on l'épuiser? Je suis seul héritier De mon oncle.
JULIE
Il est vrai.
CLÉ ON
C’est un vieux usurier
Qui ménagé pour moi des richesses immenses ,
Et sa mort va bientôt relever mes finances.
Au surplus, feu mon père a mis sur un vaisseau Plus de cent mille écus.
FINETTE
C’est de l’argent sur l’eau :
La mer est bien perfide !
CLÉON
Oui, mais, à pleine voile, Mon trésor vient, guidé par mon heureuse étoile. JULIE.
Elle peut se lasser.
CLE O F
Plus de moralité. '
J’achète noblement un peu de liberté;
Pour m’en laisser jouir, que votre complaisance, Du moins, soit de mes dons la douce récompense.
JULIE
Si vous voulez vous perdre, il faut bien le souffrir.
c l É o n , lui prenant la main .
M’aimez-vous ?