‹ Répertoire général du théâtre françaisChapitre 224 sur 280 · ACTE II, SCÈNE IX. 3o · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE IX. 3o

On m’a dit que Cléoia

M’attendoit.

LE COMTE

Non, madame; et même il tous conjure De ne le plus revoir.

JULIE

Moi?

LE COMTE

Vous... je vous assure...

julie, V interrompant et voulant avancer. Vous vous moquez, je crois?

le comte, en la -suivant.

C’est lui qui m’a chargé

Du compliment.

FINETTE

Comment î on nous donne congé?

LE COMTE

Congé très absolu, s’il faut que je le dise.

JULIE

D’où lui vient ce caprice?

LE COMTE

Il aime Cidalise.

julie, riant et voulant encore avancer. Oh ! n’est-ce que cela?

LE COMTE

Le fait est se'rieux,

Et c’est un parti pris Faut-il le prouver mieux *

Je vous apporte ici ce présent magnifique

(Il lui montre l’ écria,)

Pour vous en consoler.

Boa LE DISSIPATEUR.

finette, voulant prendre l’écrin.

Donnez.

le comte, a Julie .

Mais... je m’explique...

C’est à condition que vous lui permettrez De suivre son penchant?

julie, d'un air noble et fier .

Monsieur, vous lui direz Que mou intention n’est point de le contraindre Sur nos engagements, qu’il souhaite d’enfreindre;

Que je l’en rends le maître, et que je fais des vœux Pour qu’une autre que moi puisse le rendre heureux, Quoique j’ose en douter; et qu’au surplus j’accepte L* présent qu’il me fait.

fEiie prend l’écrin.)

FINETTE

Bon cela!.. . Le précepte

Qu’on m’a le plus prêché, que j’ai le mieux suivi,

C’est qu’il faut toujours prendre.

( Julie donne l’écrin a. Finette.)

LE comte j à Julie.

Il sera très ravi

D’un procédé si doux... Oserois-je vous dire Que l’unique bonheur pour lequel je soupire,

C’est que son inconstance ut son aveuglement Vous fassent écouter un plus fidèle amant?

Je sais bien que, toujours circonspecte et sévère,

Votre vertu' vous tient soumise à votre père : Consentez-y, madame, et je vais lui parler.

julie, d’un air froid.

Vous le pouvez, monsieur.

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