ACTE III, SCENE Y I. i3i
le BAi) dN, a part.
Oue me veut ce peudard?
pASqüik, bas.
Monsieur, c’est que...
le baron, l* interrompant et le repoussant durement . Tais- toi.
Pàsquin, à part .
Que la peste te crève !...
(Bas, à Cléon.)
Aidez nous... Il s’agit d’empêcher qu’il n’achève,
Ou vous êtes perdu.
le baron, à, Gèronte.
Je suis très-étonué De vous voir si joyeux.
cléon, montrant Geronte.
Il m’a tout pardonné,
Monsieur; laissons cela.
le baron, à Gércnte.
Vous êtes bien facile !...
Ih! si tous m’en croyiez...
Cléon, V interrompant .
Vous venez de la ville :
Que dit-on de nouveau?
LE BARON
Ce qu’on dit?... Ah! vraiment.
On parle assez de vous.
UÉRONTE.
C'est sur son changement.
CLÉON
San s doute.
gèronte, a»t baron.
Tout îe monde est bien surpris, je pense?
LE DISSIPATEUR
LE BAH ON
En doutez-vous? Chacun fronde sur sa dépense. pasquin, a Géronte ,
Qu’il vient de retrancher... Rien n’est plus étonnant.
le baron, à Cléon.
Vous l’avez retranchée?
Ah ! monsieur, maintenant Je suis bien revenu de mes erreurs passées ;
Et mes dépenses sont tellement compassées ,
Je suis si réformé...
le baron, l* interrompant •
Me prend-on pour un fou Quand on me parle ainsi? Vous réformé? Par où? Depuis quand ?
cléon, faisant des signes au baron.
Il suffit que mon oncle le croie ;
Et vous avez grand tort d’interrompre sa joie.
Enfin , il est content , très content.
LE BARON
En effet ,
Le bon-homme a tout lieu d’être très satisfait.
GÉRONTE
Aussi suis-je, et ma joie égale' ma surprise.
LE BARON
Allez , vous radotez , il faut que je le dise....
( On entend dans l’intérieur de l’appartement le bruit de plusieurs hommes et de plusieurs femmes qui parlent et gui rient. )
Entendez-vous le bruil que l'on fait à-dedejn»?