SCÈNE IX
BÉLISE, FLORIMON, AES1NOÉ, CIDALÎSE. ARA- MINTE , LE COMTE , CARTON , et plusieurs Autres convives ; CLÉON , GÉRONTE , LE BARON , LE MARQUIS.
7LOHIMON, à Cléon.
Comment donc! t’éclipser au milieu d’un repas*?
le comte, ci Cléon.
Nous venons vous chercher.
oÉronte, a par /.
Ah I bon dieu ! quel fracas !
LE BARON
Le cercle est assez beau !
ARAMINTE, Cl Cléon.
ï etois impatiente
£)e voir où vous étiez.
cidAlise, h Cléon.
Peut-on être contente *
Où l’on ne vous voit pas ?
ARSINOÉ, a, Cléon .
On se plaint fort de vous :
Qui peut donc si long-temps vous séparer de nous ? b Éli se , a Cléon.
Vous dous donnez, Cléon, un festin magnifique,
Et vous nous plantez là... Ce procédé me pique.
mÂâtre. Coro. en vers. 7. 29
338 LE DISSIPATEUR
CARTON, ci Cléon.
Tu nous fais trop languir : il faut nous mettre au jeu ;
Le temps est précieux.
géronte, ci Cléon.
Courage ! mon neveu.
La réforme est complète et très édifiante.
fl o R IM o N, au marquis , en montrant Géronte. Quel est cet homme-là ?
le marquis, h tous ses convives, en prenant la main de Géronte et en le leur montrant.
Messieurs , je vous présente La fleur de la contrée , un oncle gracieux ,
Prévenant , libéral , et qui fait de son mieux Pour soutenir Cléon dans sa magnificence.
CIDAlise, h Géronte.
Il veut bien recevoir notre humble révérence ?
( Toutes les dames saluent Géronte. ) le comte, g Géronte, en Tembrassant .
Monsieur, en vérité, j’avois un grand désir De faire connoissance avec vous.
florimon, a Géronte, en l’embrassant.
Quel plaisir
Qe l’embrasser !
/ CArton, à Géronte, en l’embrassant aussi.
Monsieur veut bien me le permcitrr ?
LE marquis, a Géronte, en allant, de même, l’embrasser .
Parbleu! j’aurai mon tour, et j’ose me promettre Que monsieur sentira, dans cet embrassement.
L’excès de l’amitié....