SCÈNE Y
LE MARQUIS, seul.
J e suis moins affligé de son indifférence , Que je ne suis surpris d’une telle constance.
Une femme constante est un monstre nouveau Que le ciel a produit pour être mon bourreau : Cependant , à l’aimer mon lâche cœur persiste ,
En dépit de moi-même et des conseils d’Ariste.
Ne puis-je?... Ah i j’aperçois cette charmante sœur,
À qui Mélite veut que je donne mon cœur.
Eh bien ! offrons-le lui, non par obéissance,
Mais par un mouvement de gloire et de vengeance.