ACTE J,' SCÈNE IV
Un air froid et rêveur , quelques brusques paroles , L’amènent où je veux. Par quatre ou cinq pis tôles Il cherche à m’apaiser, h me calmer l’esprit;
Et comme j’ai bon cœur, son argent m’attendrit.
LISETTE
Vous m’avez mise au fait, et je vais vous instruire.
Le comte va bientôt lui-même se détruire Dans l’esprit d’Isabelle ; oui , soyez-en certain ,
S il ne lui cache pas son naturel hautain.
Elle est d’humeur liante, affable, sociable:
L’orgueil est à ses yeux un vice insupportable ;
Et malgré les grands biens qui lcd sont assurés ,
Son air et ses discours sont simples , mesurés ,
Honnêtes , prévenants , et pleins de modestie.
p AS QU IN.
Si bien qu’avec mon maître elle est mal assortie ?
LISETTE
Il aura son congé , s’il ne se contraint point.
Donnez-lui cet avis.
p ASQUIN.
Il est haut à tel point....
LISETTE
J’entends du bruit. Je crois que c’est notre vieux maître. Ne me laissez pas seule avec lui.
Ce vieux reître
Est-il si dangereux?
LISETTE
A cinquante-cinq ans ,
I! est plus libertin que tous nos jeunes gens ;
Et ce qui me surprend , c’est que son fils Valère À toute la sflgoese et la vertu d’un père.
LE GLORIEUX