D 6 R AN TÉ , C L IT Q N , SA R I N E
/ ' • D O R A it TÉ,--. •
Chère amie , hier au soir; j’étojs si transporté , .
• \r<X . lE'MEKf EVR, - ' *
Qu’eri^e ravissement je ne pus m e permettre.
De bien penser à toi quand j* eus lu cette lettre :
Mais tu ; n’y perdras rien,' et voici potirde port.
> S A B I NX. ' ‘ ,
Ne croyez pas, Monsieur...... '
* “ DORANTE
' Tiens.
SABINE.'
-• . ‘ • Yotls me faites tort :
Je ne suis pas de.:... -,
+ ; Prends. ' ‘
SABINE
• ■ v • ' ’ -Hë ! Monsieur
, D O R AN T,E
. K ■ ' ; Prends , te dîs-je c Je ne suis point ingrat alors que l’on Jn’objige. Dépêche ) tëpd la main. '' ,
ji . , CtfTÔK. .
Qu’elle y fait de façons?
Je lui veux par pitié donner quelques leçons.
Chère amie : entre nous , toutes tes révérences En ces occasions ne sont qu’impertinences : ,
Si ce n’est assez d’une , ouvre toutes les deux Le métier que tu far$> ne Vfeut poifit dè honteux.
Sans tepiquerd’honneur, Crois qu’il n’est que de prendre, Et que tenir'vaut mieux jmlleJbis que d’attendre.. Cette pluie est fort douce ^et , quand j^en vois pleuvoir , J’ouYrirois jusqu’au coétir pour lalriieux recevoir.
On prend à toutes mains dans le siècle où nous sommes) Et refuser n'est plus le vice des grands hommes,
Retiens
ACTEI.V, SCÈNE VII. ï-j 3
Betiens bien ma.dqçtrirfe t ét , pour faire amitié ,
Si tu veux , avec toi je serai de moitié. ^
, SABIN-E
Get articlç est de trôp.
DORANTE
j. Vois-tu , je me propose
De faire avec le temps pour toi toute aujre chose. Mais comme j’ai reçuçettç lettre de «toi ,
Eu voudrois-tu donner la réponse pour moi ?
“ #A BINE.'
Jé la donnerai bien ; mais je n’ose ;vous dire Que ma maîtresse daigue ou lajirendre , oulâhre :
J’y ferai mon effort.