‹ Repertoire general du theatre francais P. Corneille 2Chapitre 118 sur 269 · L U CR E£E · texte numérisé non relu

L U CR E£E

Je ne rit’ oppose pas à. ta bonne fortune;

Mais comme enl’acceptànttusors de ton devoir-, Du moins une autre fois ne m’èn fais rien savoir.

■ • « » SABINE. '

Mais à ce libéral que poufrai-jè promettre ?

^ LUCRÈCE

Dis-lui,'que sans la voir, j’ai déchiré saTettre. - .

SABINE

O ma bonne fortune , où vous enfuyez-vous ?

• . LUCREPCE.

Mêlés-y de ta part deux ou trois mots plus doux ; Cunte-lui dextjcmcnt le naturel des femmes; .• Dis-lui qu’avec lg temps on amollit leurs âmes ; El l’avertis surtout des heures et des lieux Où par rencontre il peut se montrer a mes yeux. Parce qu’il est grandfourbe , il faut que je m’assure.

SABINE

Ah ! si vous, commissiez les peinés qu’il endure, "Vous ne douteriez plus si son cœur est atteint i Toute nuit il soq^çe, il gémit, il se plaipt.

V LE- M'ENTEE R.

LUCRECE

Pour appaiser les maux que caisse cette plainte, Donne-lui de l’espoir avec beaucoup de crainte; Et sache.cntre les deux toujours le modérer, Sans m'engager à lui, ni le désespérer.

SCË*NÊ IX. ~

Page 1