C I. A IU C E
Vous n’avez point parlé cette nuit à Lucrèce ? dorante.
Vous n’avez point voulu me faire un tour d’adresse? Ét je ne vous ai point reconnue à la voix?
CLARJCE.
Nous diroit-il bien vrai pour la première fois ?
» DORANTE
- Pour me venger de vous , j’eus assez de malice Pour vous laisser jouir d'un si lourd artifice ,
Et, vous laissant passer pour ce que vous vouliez,
Je vous en donnai plus que vous ne m’en donniez.
Je vous embarrassai, n’en laites point la fine. Choisissez un peu mieux vos dupes à la mine :
Vous pensiez me jouer jet moi je vous jouois k Mais par de faux mépris que je désavouons :
Car enfin je vous aime , et je hais de ma vie Les jours que j’ai vécu sans vous avoir servie.
- CL A R ICE
Pourquoi, si vous m’aimez, feindre unhyrqencn l’air, Quand un père pour vous est venu me parler ?
Quelfruit de cette fourbe osez-vous vous promettre ? l oc a È ce , à Dorante.
Pourquoi , si vous l’aimez, m’écrire cette lettre?
dorante, à Lucrèce.
J’aime de ce courroux les principes cachés.
Je ne vous déplais pas , puisque vous vous fâcltez. Mais j’ai moi-même enfin assez joué d’adresse ;
Il faut vous dire vjrai , jo n’aime que Lucrèce.