T R O P O G U NE
Je le chérirai même au-delà du lrépA« ‘ ‘
Il m’est trop douxfMada'me ; et tout l’heur.que j’espère, C’est- de vous obéir, et respecter envjnère. •
284 JVODéGUNE.
C{,EOÏATRf.
Aimcz-moi seulement; vous allez être rois ,
Et s’il faut,*bi respect , c’est moi qui vous le dois.
ÀSTIOCUIS.
Ah! si nous recevons la suprême puissance.
Ce t^est pas pour sortir de votre obéissance ; "V*ous régnerez ici quand nous y régnerons,, , ;
Et. ce seront vos lois que nous y donnerons.
' '«jfr-i • ' CLEOPATRE. jjfcÿ».
J’osele croire ainsi. Mais prenez votre place;
Il est temps d’avancer ce qu’il faut que je lasse.
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,{Ici A ntiochus s'assied dans un fauteuil , Ilodogune à sa gauche , en méine rang , et Cléopâtge à sa droite , mais en rang inférieur, et qui marque quelque inégalité; O routes* as sied ans si
. h la gauche de Rodvgune, avet la même différence: et Cléopâtre , pendant qu'ils prennent leurs places , parle h C oreille de Laonice', 4/ui • ‘ s'en va qüerir une coupe pleine de viq empoisonné.)
Peuple qui m’écoutez, Parlhcs, et Syriens , Sujets du roi son frère , ou qui fûtes les miens , Voici de mes deux (ils celui qu’un drOikdornesse Élève dans le -trône et donne à la Princesse.
Je lui rends eet Etat que j’ai sauvé pour lui; .. Je cesse de régner, il commence aujoürd’liuî. Qu’on 11e me traite plus ici de souveraine :
Voici votre roi , peuple, et voilà votïe reine. Vivez pour les servir, respectea-les tous deux, Aimcz-ïes, et. mourez, s’il est besoin, pour eux.
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ÂCTE.^, SCENE Illî • 285
Oronte, vous voyqï avec quelle franchise Je leur rends ce pouvoir dont je me Buis démise : Prêtez les yeux au reste , et voyez les effets Suivre de point en point les traites de lapaix.
( Laonice apporte une coupe.)