NI CO M F.D E
Et vous dégraderait peut-être dès demain Du litre glorieux de citoyen romain.
Vous l’a-t-elle donné pour mériter sa haine ^
En le déshonorant par l’amour d’une reine?
El ne savez-vous plus qu’il n’est princes ni rois Qu’elle daigne égaler à ses moindres bourgeois? . j f Pour avoir tant vécu chez ces cœurs magnanimes, Vous en avez bientôt oublié les maximes.
Reprenez uu orgueil digne d’elle et de vous; Remplissez mieux un nom sous qui nous tremblonstoùs ; Et , sans plus l’abaisser à cette ignominie D’idolâtrer en vain la reine d’Arménie ,
Songez qu’il faut du moins, pour toucher votre cœur, La fille d’un tribun, ou celle d’un prêteur;
Que Rome vous permet cette haute alliance ,
Dont. vous auroit exclus le défaut de naissance ,
Si l'honneur souverain de son adoption Ne vous autorisoit à tant d’ambition.
Forcez, rompez, brisez de si honteuses chaînes; • , ■Yux rois qu’elle méprise abandonnez les reines;.
Et Concevez enfin des vœux plus élevés,
Pour mériter les biens qui vous sont réserves.
AXTALE,
Si cet homme est à vous, imposez-lui silence , • Madame, et retenez une telle insolence.
Pour voir jusqu’à quel point elle pourrait aller^- J’ai forcé ma colère à le laisser parler :
Mais je crains qu’elle échappe, et que s’il continue, •Te ne m'obstine plus à tant de retenue.
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