E AO DI CE
Vous verriez qu’à tous deux je rends ce que je doi ,
Si vous vouliez mieux voif - qe que c’est qu’être roi. Recevoir ambassade ën qualité de reine ,
Ce seroit à Vos yeux faire la souveraine, Entreprendre sur vous, et dedans votre Etat Sur votre autorité commettre un attentat i
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IICOMEDE. ACTE III, SCEfcE 1.
I« la refuse donc, Seigneur, et me dénié I/Jionncur qui ne m’est du que dans mon Arménie. C’est là que sur mon trône avec plus de splendeur Je puis honorer Rome en son ambassadeur ,
Elire réponse en reine , et comme le mérite,. • /
Et de qui l’on me parle , et qui m’en sollicite. • * Id. c’est un métier que je n’entends pas bien:
Car hors de l’Arménie enfin je ne suis rien ;
Et ce grand nom de reine ailleurs ne m’autorise Qu’à n’ y voir point de trône à qui je sois soumise,
A vivre indépendante, et n’avoir en tous lieux Pour souverains que moi , la raison , et les dieut.
PRUSIAS
* Ces dieux vos souverains , et le roi votre père ■*' ' " De leur pouvoir sur vous m’ont fait dépositaire;
Et vous pourrez peut-etre apprendre une autre fois Ce que c’est en tous lieux que la raison des rois.
Pour en faire l’épreuve allons en Arménie.
Je vais vous y remettre en bonne compagnie. . -, Partions , et dès demain , puisque vous le voulez , Préparez-vous à voir vos pays désolés ; Préparez-vous à voir par toute votre terre . - >Ce qu’ont de plus affreux les fureurs de la guerre , Des montagnes de morts, des rivières de sang. - Z
, LAODICE
Je perdrai mes Etats, et garderai mon rang;
Et ces vastes malheurs où mon orgueil me jette Me feront votre esclave et non votre sujette:
Ma vie est en vos mains, mais non ma diguité. '
„ PRUSIAS
Nous ferons bien changer ce courage indomtc ;