ACTE IV, SÇ.È.NE ni. 3Gj
Malgré ccttcpuissance et si vaste et si grande,
\ ous pouvez déjà voir comme elle m’appréhende, Combien en me pprdant elle espère gagner,
Parce qu elle prévoit que je saurai régner.
p n u si as. ", -
Je règne donc, ingrat ! puisque tu me l’ordonnes. Choisis, ou Laodice, ou mes quatre couronnes : Ton roi fait ce partage entre ton frère et toi;
Je ne suis plus ton père , obéis à ton roi.
NiqpMÈnE. VÜÇ’. r-
Si vous étiez aussi le roi de Laodice Pour 1 offrir a mon choix avec quelqtie justice,
Je vous demanderois le loisir d’y penser:
Mais enfin, pour vous plaire et ne pas l'offenser,
J obéirai, ^Seigneur, sans répliques frivoles,
A vos intentions , et non à vos paroles.
A ce trere si cher transportez tous mes droits ,
Et laissez Laodice eu liberté du choix.
Voilà quel est le mien.
PKUSIAS.
Quelle bassesse d’ame !
Quelltfiireur t’aveugle en faveur d’une femme ! Tu la préfères, lâche! à ces prix glorieux Que ta Valeur unit au bien dé tes a*eux!
Après cette infamie es-tu digne de vivi^ ?
kicomède.
Je crois que votre exemple. est glorieux à suivre: Ne puerez-vous pas une femme à ce fils %Par qm tous ces Etats aj# vôtre sont unis?
RÉPERTOIRE. Tome II,' ‘ 3,
Kl COMEDE.
' PRUSI AS.
Mc vois-lu renoncer pour elle au diadème ?
-NI CCÿtfÈDE. /. .. . -
Me voyez- vous pour l’autre y renoncer moi-même? Que cédé-je à mon frère en cédant vos Etats ? - Ai-je droit d’y prétendre avant votre trépas.?- Pardonnez-moi ce mot , il est fâcheux, â dire i Mais un monarque enfin comme un autre homme expire; Et vos peuples alors , ayant besoin d’un roi ,
Voudront choisir peut-étre-entre ce prince et moi. Seigneur, notis n’avons pas si grand&ressemblance, Qu’il faille de bons yeux pour y voir différence,- Et ce vieux droit d’aînèsse est souvent si puissant,
Que pour remplir un trône il rappelle Un absent.
Que si leurs sentimens se règlent sqr les vôtres,
Sous le joug de vos lois j’en ai bien rangé d’au très;
Et, dussent vos Romains en être encor jaloux ;
Je ferai bien pour moi ce que j’ai fait pour vous.