SCÈNE il
FLAM INJUS, AESINOÉ, ATÏALE.
t ' ARSINOE.
Seigneur , c’est .remporter une haute victoire
Que de rendre un amant c&pable dp me croire :
J*ai su le ramener aux termes- dji devoir Et sur lui la raison a repris son pouvoir.
^.rEAMINIUS. ; • .
Madame , voyez donc si vous serez capable • » . *
De rendre également ce peuple raisonnable.
Le mal croît , il est temps d’agir de votre part ;
Ou , quand vous le voudrez, vous le voudrez trop tard. Ne vous figurez-plus que ce soit le confondre Que deje laisser faire , et ne lui point répondre.
Rome autrefois a vu de ces émotions ,
Sans embrasser jamais vos résolutions. , . .
3 •- v iu co >ie de. /
Quand il falloit calmer toute une populace , ,
Le Sénat n’ épargnent promesse ni nnmace.,
Et .rappeloit par là spn escadron mutin £t du mont Quiripçd et du mont Ayentin j I)ont il l’auroit vu faire une horrible descente,
S’il e6t traité long-temps sa fureur d'impuissante Et l’cùt abandonnée à sa confusion ,
■ Comme vous semblcz faire en celtg.occasion.
ARSINUÉ *
Après 1 ce grand exemple en vain on délibère :
Ce qu’a fait le sénat montre- ce qu’il fautfaire;
Et le roi.... Mais il vient. .
StÈNE III. #