‹ Repertoire general du theatre francais P. Corneille 2Chapitre 258 sur 269 · CE É O NE · texte numérisé non relu

CE É O NE

Tout est perdu. Madame, à moins d’un prompt remède :

Tout le peuple à grands cris demande Nicomède ;

Il commence lui-même a se faire raison".

Et vient de déchirer Métrobate et Zenon.

ARSINOÉ

Il n’est donc plus à craindre, il a pris ses victimes:

Sa fureur sur leur sang va consommer ses crimes:

Elle s’applaudira de cet illustre effet,

Et croira Nicomède amplement satisfait. •

FLAMIKIUS. , -

Si ce désordre étoit sans chefs et sans conduite,

Je voudrois, comme vous, en craindre moins la suite;

Le peuple par leur mort pourroit s’être adouci :

Mais un dessein formé ne tombe pas ainsi ;

Il suit toujours son but jusqu’à ce qu’il remporte;

Le premier sang versé rend sa fureur plus forte ;

Il l’amorce, il l’acharne, il eu éteint l’horreur,

Et ne lui laisse plus ni pitié ui terreur.

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