CL1N
Va, néglige mes pleurs, cours, 'fet te précipite i Au-devant de la mort queles-dieux m’ont prédite;
Suis cet agent fatal de tes mamvais destins ,
Qui peut-être te^ivre aux maini -des assassins.
Tu vois,maStratonrce,enquelsièclenoUS8ommes:
Voilà notre poil voir sut les esprits des hommes;
Voilà ç.é qui nous reste, et l'ordinaire effet Del’amourqu^oneousoffre, et des vœux qu’on nous fait. Tant qu’ils ne sontqu’amans nous sommes souveraines, Et jusqu’à la conquête ils nous traitent de reines;
Mais après l’hypiénée ils sont rois à leur tour.
ST a AT ON ICE.
PolyeuCte pour vous ne manque<point d'amour;
S’il ne vous trait ten êfi d’entière confidence,
S’il partmalgré voapjctrrs, c.*est un trait de prudence. Sans vous en affliger, '-présumez avec moi Qu’il est plus à propos qu’il vous cèle pourquoi^ Assurez-vous sur lui qu’il en a juste Gause.
Ii est bon qu’un mari nous cache quelque chose,
Ou’il soit qdelqUefois libre, et ne s'abaisse pas- - A nous rendre toujours coihpte de tous ses pas,
’ < lifeh’a tous deux qu’un cœur qui sentmêmes traverses ; Mais ce cœur'a pourtant scs fonctions div'erses ;
El la loi de l'hymen qui vous tient assemblés N’ordonne pas qu'il tremble.alors qne v dus tremblez.
Ce qui fait vos frayeurs ne peut le mettre en peine,
Il est arménien , et vous êtes romaine ;
Et vous pouvez savoir que nos deux nations ?f’ont pas sur ce sujet mêmes impressions.
Un songe en notre esprit passe pour ridicule;
Il ne nous laisse espoir, ni crainte, ni scrupule.
Mais il passe dans Rome avec autorité Pour lidèlc miroir de la fatalité.
Pauline. ' ^
Quelque peu de crédit que chez vous il obtienne.
Je crois que ta frayeur égaleroit la mienne ,
Si de telles horreurs t’a voient frappé l'esprit,
Si ie t’en avois fait seulement-le técit.