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LC TE II, SCtNE III.
Il ne t’a pas donné quatre choeurs de musique,
Une collation superbe et magnifique,
Six services de rang; douze plats à chacun ?
Son entretien alors t’étoit fort importun?
Quand ses feux d’artifice éclàïroient le rivage,
Tu n’eusjpas le loisir de le voir au visage?
Tu n’as pas avec lui dansé jusquês au jour ? ' '
Et tu ne l’as pas vu pour le moins au retour? - T’en ai- je dit assez? Rougis, et meurs de honte.
CLARICE
Je ne rougirai point pour le récit d’un conte.
AL CI P PE
Quoi! je suis donc un fourbe, un bizarre, un jaloux!
; r CLARICE. , v : -
-Quelqu’un a pris plaisir à se jouer de vous,
Alcippe , croyez-moi.
alcippe. 1 " ' î
Ne cherche point d’excuses; .»
Je connois tes détours, et devine tes ruses. ‘ * » Adieu : suis ton Dorante, et l’aime désormais;
Eaisse en repos Alcippe , et n’y pense jamais.
CLARICE
Ecoutez quatre mots. ■ • ,
ALCIPPE
Ton père va descendre.
■Z;' CLARICE
î* on, il ne descend point et ne peut nous entendre;
Et j aurai tout loisir de' vous désabuser.
* • ALCIPPE
Je ne t’ écoute point^ à moins que m’épquser,
134 > ^ - tï mektiur." ' . . -
A moins qn’cn attendant le jour du mariage M’en donner {a parole; et deux baisers pour gage. *
* * CL A R i ce. •, . , .
Pour me, justifier vous demande# de moi,
Alcrppe?... ' y ->
AlCirPE.^ , .
Deux baisers, et ta main, ét ta foi*.
C LA RI CE. „ ^
Que cela? ■ *“• •
•< AL Ci ppe., ' ^ '' **.•
Résous-toi sans plus me faire attendre.
CLAgICE.
Je n’ai pas le loisir; mon père va descendre.