‹ Repertoire general du theatre francais P. Corneille 3Chapitre 108 sur 187 · ACTE IV, SCÈNE X. rjj · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE X. rjj

J’ai cru que du secret le temps étoit venu , .

Et que dou Sanche étoit ce mystère inconnu) .

Qu il l’amen oit ici reconnoitre sa mère. •

Hélas ! que c’est eu vain que mou amour l’espère!

A ma confusion ce bruit’ s’est e'clairci ;

Bien loin de l’amener, ils le cherchent ici:

Voyez quelle apparence, et si cette province À jamais su le nom de ce malheureux prîuce.

D. LO PE

Si vous croyez au nom , vous' croirez son trépas, •*

Et qu’on cherche don Sanche où Jon Sanche n'é&f pas ' Mais si vous en voulez croire la voix publique j .

Et que notre pensée avec elle s’explique.

Ou le ciel pour jamais a repris ce héros ,

Ou cet illustre prince est le vaillant Caries.

Nous le dirons tous deux, quoique suspects d’cyvic , • . C’est un miracle pur que le cours de sa vie.

Celte haute vertu qui charme tant d’esprits, : ;•

Celte Cure valeur qui brave nos mépris,

Ce port majestueux qui , tout inconnu même ,

A plus d’accès que nous auprèsdu diadème; . • Deux reines qu’à l’envi nous voyousT estimer ,

Et qui peut-être ont poine à ne le pas aimer ;

Ce prompt consentement d’un peuple qui l’adore » ÿladame, après cela j’ose le due encore, ,

Ouïe ciel pour jamais a repris ce héros ,

Ou eet illustre prince est le vaillant Ca"rlos.

Nous avons méprisé sa naissance inconnue; • '

Mais à ce peu de jour nous recouvrons la vue, • »

Et verrions à regret qu’il fallût aujourd’hui • . ' Céder notre espérance à tout autre qu’à lui*

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