V-ous aurez du tyran la principale force
Son armée , ou du moins ses plus braves soldats, . 'Qui de leur général voudront suivre les pas ;
Vous marcherez versPiome à communes enseignes.
Il' sera temps alors, Sjlla , que tu me craignes. Tremblé, et crois voirbientôt trébucher ta fierté,
Si je puis t’enlever ce que tu m’as ôté. %
Pour faire de Pompée un gendre de ta femme,
Tu l’as fait un parjure, un méchant, un infâme :
Mais s’il me laisse encor quelques droits sur son cœur,
„ 11 reprendra sa foi, sa vertu, son honneur ; « '
-Pour rentrer dans mes fers il brisera tes chaînes:
Et nous t’accablerons sous nos communes haines. J’abuse trop, Seigneur, d’un précieux loisir:- • Voilà vos intérêts , c’est à vous de choisir.
Si votre amour trop prompt veut borner sa conquête, Je vous le dis encor, ma main est toute prête.
Je vous laisse y penser : surtout souvenez-vous Que ma gloire en ces lieux me demande un époux; Qu’elle ne peut souffrir que ma fuite m’y range,
En captive de guerre , au péril d’un échange :
Qu’elle veut un grand homme à reccvoir.ma foi;
Qu’ après vous et Pompée il n’en est point pour moi; .Et que...*'- . -iv -V , .. % ^ ' - .