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• V ÀCTE?TT> SCÈNE iV. ' ' x
V*- VIRIATE» *, , •
. A. ce moten Vjuh le cœur Vous bat; ,
Elle n’cst pas d’amour, elle n’est que d’état. <
J'ai de l’ambition , et mon orgueil de rciuc ,
Ne peut voir sans chagrin une autre souveraine ,
Qui , sur mon propre trône à mes yéux s’élevant,
Jusque dans mes Etats prenne le pas dévan t.
Sertoriusy règne, et dans tout notre empire .
Il dispense des lois où j’ai voulu souscrire.
Je ne m’en repens point, il en a bien usé.;
Je rends grâces au ciel qui l’a favorisé.
Mais., pour vous dire enfin de quoi je suis jalouse*, Quelraùg puis-je garder auprès de son épouse?
Àrislie y .prétend, et l’offre qu’elle fait,
,Ou que l’on fait pour elle , en assure l’effet.
Délivrez nos climats de cette vagabonde ,
Qui Vient par son exil troubler un autre monde; . %
Et force/.-la sans bruit d’honorer d’autres liieui^ *.
De Cet illustré objet qui me blesse lès yeux.
Asséz d’autres Etats lui prêteront asile.
lEBPÏNIU.
Quoi que voüs m’ordonniez , tout me sera facile :
.Mais quand Sertorius ne l’épousera pas..
Un autic liyjnen vous met dans, le même embarras.
Et qu’importe , après tout, d’une autre , ou tTAristle, -
Si * r
VIRIATE. , V
•* Rompons , Perpenna , rompons cette partie; Donnons ordre au présent, et quant è l’a\ cuir,
Suivant l’occasion uous saurons y fournir.
Le temps est un grand maître •, il règle bien des choses. Enfin je suis jalouse, et vous en dis les causes.
■Voulez-vous me servir ? . • / .
. >+* \ PERPENN A.
Si je le veux î J’ÿ cours.
Madame, et meurs déjà d’y consacrer mes jours. -
Mais pourrai-je espérer 'que ce fôible service
Attirpra sur moi quelque regard propice*, *' .
Que le cœur attendri fera suivre e ■* -
•VIRIATE
\ * Arrêtez j
Vous porteriez trop loin des vœux précipités.'--.
Sans doute un tel service aura droit, de me plaire ; Mais laissez-moi , de grâce , arbitre du salaire;
Je ne suis point ingrate , et sais ce que je dois.j Et c’est vous dire assez pour la première fois.
Adieu.