SCÈNE y
* /ÉLISABETH, LA DUCHESSE
ELISABETH. [
Duchesse, on m’a trompée; et mon ame interdite Veut en vain s'affranchir de l’horreur qui l'agite.
Ce que je v iens d’entendre explique mon malheur. Ces témoins écoutés avec tant de chaleur,
L’arrêt si tôt rendu, cette peine si prompte, • Tout m’apprend, me fait voir l’innocence du Comte; Et pour joindre a mes maux un tourment infini, Peut-être je l’apprends après qu’il est pâni.
Durs liais trop vains remords ! pour commencer mi peiae^. Traitez-moi de rivale, et croyez votre haine;. Condamnez* détestez ma barbare rigueur ;
Par mon aveugle amour je vous coûte son cœur ; * Et mes jaloux transports , favorisant l’envie , Peutiêtre encore, liélasj Vous coûteront sa vie.