‹ Repertoire general du theatre francais Th. CorneilleChapitre 112 sur 200 · SCÈNE y III · texte numérisé non relu

SCÈNE y III

ÉLISABETH, SALSBURY, TILNEY.

ELISABETH

HÉ bien , c’en est donc fait ! vous n’avez plus d’ami

SALSBURY.

Madame, vous venez de perdre dans le Comte Le plus grand....

EL ISABETH.

Je le sais , et le sais à ma honté.

Mais si vous avez cru que je voülois sa mort , Vous avez de mon cœur mal connu lé transport.

l’64 LE COMTE u’és^EX.

Contre moi., contre tous, pour lui sauver la vie,

Il lalloit tout oser ; vous m’eùssiez bien servie.

Et np jugiez-vous pas que ma triste fierté Mendioit pour ma gloire un peu de sûreté ?

Votre foible amitié ne l’a pas entendue;

Vous l’avez laissé faire, et vous m’avez perdue.

Me faisant avertir de ce qui s’est passé ,

Vous nous sauviez tous deux.

SALSBURY.

Hélas ! qui l’cùt pensé ?

Jamais effet si prompt ne suivit la menace.

N’ayant pu le résoudre à vous demander grâcô, J’assemblois ses amis podr venir à vos pieds Vous montrer par sa mort dans quels maux vous tombiez, Quand mille cris confus nous sont un sûr indice , Du dessein qu’on a pris de hâter son supplice.

Je •dépêche aussitôt vers vous de tous côtés.

ELISABETH

Ah ! i«f lâche Coban les a tous arrêtés.

.Je vois la trahison.

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