ACTE III, SCÈNE VIII
Croyez que ce délai ne fera qu’augmenter Le vif rfcsscntimeut que j’ai fait éclater.
Je ne demande point qu’ici, sans plus attendre ,
Vous preniez le parti que vous avez à prendre :
Pour m’acquitter vers vous , je veux bien vouslaisser, Quoi que vous résolviez , le loisir d’y penser.
Sur l’outrage reçu , qu’en vain ou voudroit taire,
Vous savez quels moyens peuvent me satisfaire :
Il en est de sanglans, il en est de plus doux. t •
Voyez-les, consultez ; le choix dépend de vous.
Mais enfin , quel qu’il soit, souvenez-vous , de grâce, , Qu’il faut que mon affront par don Juan s’efface,
Que ce seul intérêt m’a conduit en ce lieu ,
Que vous m’avez pour lui donné parole. Adieu.
ALONSE
Quoi! Monsieur....
DON CARLOS
Suivez-moi.
ALONSE
Faut-il....
DON CARLOS
Se doit vider ailleurs.
Notre querelle