SCÈNE VI
DON JUAN, SG AN A RE LL E. -
DON JUAN
Mourez quand vous voudrez , il ne m’importe guère. Ah! que sur ce jargon , qu’à toute heure j’entends , Les pères sont fâcheux qui vivent trop long-temps !
SGANARELLE
Monsieur
DON JUAN
Quelle sottise à moü, quand je l’écoute !
SGANARELLE
.. Tous avez tort. " ’ •**-**
J’ai tort ? V ?
% r • . SGANARELLE,
Eh!....
ACT^'iV, SCÈNE VIJ.
DON JUAN
• - * J’ai tort?
SGANARELLE
Oui, sans doute, Vous avez très-grand tort de l’avpir écouté Avec tant de douceur et tant d’honnêteté.
Le chassant an milieu de sa sotte harangue,
Vouslui deviez apprendre a mieux régler sa langue. À-t-on jamais rien vu de plus impertinent?
Un père contre un fils faire l’entreprenant ! i*
, Lui venir dire au nez que l’honneür le- convie À mener dans le mondé uuè louable vfe T Le faire souvenir qu’étant d’un noble sang,
Il ne devroit rien faire indigne de son rang’!
Los beaux enseignemens ! C’est bien ce que doit suivre . Un hommetél que vous, qui sait comme il faut vivre! De votre patience on se doit étonner.
Pour moi, je vous l’aurois envoyé" promener.