DON LOUIS
Ah ! qu’aisément un fils trouve le cœur d’un père Prêt, au moindre remords, à calmer sa colère J Quels que soient les chagrins que par vous j’ai reçus, Vous vous en repentez, je ne m’en souviens plus. Tout vous porte à gagner cette grande victoire ; L’intérêt du salut, celui do votre gloire.
cucrz v, scène t* 575
Combattez , et surtout ne vqus relâchez pas.
JVJais , dans cette campagne , où s’adressent vos pas ? J’ai sorti de la ville exprès pour une affaire Où dès hier ma présence étoit fort nécessaire,
Et j’ai voulu marcher un moment au retour;
Mon carrosse m’attend à ce premier détour :
Tenez. ' ' . *
" * DON JUAN
Non; aujourd’hui so\iffrez-moi l'avantage D’un peu de solitude au prochain Hermitage.
C’est laque, retiré, loin du monde et du bruit, Pour m’offrir mieux auciel , joveuxpasser la nuit. Ma peine y finira. Tout ce qui m’en peut faire , IWhs ce détachement qui m’est si nécessaire ,
C’est que, pour mes plaisirs, je me suis fait prêter Des sommes que je suis hors d’état d’acquitter. Faute de rendre, il est des gens qui me-maudissent, Qui font... , \ ’ . . * -
d qN tons. ,
Que là-dessus vos scrupules finissent.
Jé paîrai tout, mon fils , et prétends de mon bien . Tous donner...
. • 4 . DON j u A N. " ■)
Ah ! pour moi je ne demande rien :
Pourvu que par mesplçurs mes fautes réparées,..
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O consolations , douceurs inespérées !
Tous mes vœux sont enfin heureusement remplis; Grâce aux bontésdu ciel ,j’ai retrouvé mon fils; , Il se rend à la voix .qui vers lui le rappelle.
Je cours à votre mère en porter la-nouvelle.
T. E FESTIN DE PIE Rjfc E.
Adieu , prenez courage j et , si vous persistez , N'attendez plus que joie et que prospérités.