OENARUS, THÉSÉE , ARIANE , NÉRINE
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Prince, mon trouble parle; et, quand je voudrois taire Le supplice où m’expose un destin trop Contraire,
De mes yeux interdits la confuse langueur Traljiroit malgré moi le secret de mou cœur.
J’aime; et de cet amour dont j’adore les, charmes La princesse est l’objet. N’en prenez point d’alarmes: Au point de votre hymen vous ert faire l’aveu ,
C’est vous montrer assez ce qu’est un si beau feu.
De tous ses mouvemens ma raison me rend maître : L’effort est grand, sans doute; on eu soull re; etpeut-être Un rival tel que moi, par sa vertu trahi-,
Mérite d’être plaint, et non d’être haï.
C’est tout ce qu’il prétend pour prix de sa victoire, Ce malheureux rival qui s’immole à sa gloire.
Vos soupçons auroient pu faire outrage a ma foi, S’ils s’étoîent avec vous expliqués avant moi :
C’est en les prévenant que. je me justifie.
Né considérez point le malheur de ma vie.
J/hvmen depuis long-temps, attire tous vos^œux; J’y consens, dès demain vous pouvez être heureux.
y ACTE II, Sfiiî«E IV. 33
Pirithoüs présent n’v laisse plus d’obstaclo;
Ma cour qui vous honore atteud ce grand spectacle : Ordonnez-en la pompe; et , dans un sort si doux, Quoi que j’aie ii souffrir, ne regardez que vous, i^djeu, Madame.