V-ARI^KÈ, THÉSÉE
* ^frochez-vous, "T hésée, et perciez cette ctaihfe. Pourquoi dans vosf regards marquer tant dé contrainte , Et m’aborder ainsi, quand rien ne v'ou» coiifotid ,
Le trou bip dSns les^eux^et là rougeur au front?
Un hërovtel gue-vous qui la gloire est chère,
Quoi tjU’il fasse , rte f^it que ce qu’il voit à faire:
Et sr*é qu'on m’a dit a quelque vérité, ,/W, [ Vgts eefsez dè mVifio*** , jp l’aurai mérité. v
' 5o *. ARIA tîl, • * *
Le fchangement est grand, mais il est légitime,
' Je le crois : seulement appréhez-moj mon crime,
Et d’où vient qu'exposée à de si rudes coups Ariane n’est plus ce qu’elle fut pour vous.
• *•»>.* THÉSÉE
Ah ! pourquoi Te penser ? Efie est toujours la th^me^ Mêpae zèle toujours suit mon respect' extrême;
Et lè temps dans mon cœur n’afloiblira jamais Le pressant souvenir de ses rfires bienfaits :
-M’en acquitter vers elle est ma plus forte envie. Oui , Madame , ordonnez de mon Sang , de ma vie : Si la fin vous co piait, le sort me seradoux Par qui j’obtiendrai l’heur de la perdre pour Vous.
• .:a r i aüe.
Si quand je vous connus la fin eut pu m’en plaire , Le destin la vouloit, je l’aurois laissé faire.
Par moi, par mon amour, le labyiÿuthe ouvert Vous fit fuir le trépas à vos regards offert :
Et quand à votre foi cet amour s'abandonne , Dessçrmens de respect sont le prix qu’onluî donne! Par ce soin de vos jours qui m’a tout fait quitter , N’aspirois-je à rien plus qu’à me voir respecter? Un Service pareil yeut un autre salaire, « : *». .
G’est lç cœur, le'coej|r seul-, qui peut y satisfaire : Il a< seul poitrines voeux ce qui peut les borner j C’est lui seul..
T H ESEE.
•> Je voudrqiS'Vous le pouvoir donner :
nMais cè cœur malgré moi vit sous un autre empire : . Je le sens à regret, je rougis' à le dire j v , *
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