ARIANE
11 dut , par lin triomphe à jamais glorieux ,
Affranchir son pays d’un tribut odieux.?
Sur le bruit qui rendoit ces nouvelles certaines , L’espoir dé son retour m’attira dans Athènes j Et par un ordre exprès ce fut là que je sus Qu’il atteudoit ici son cher Piritlioüs.
Soudain je vole à Naxe , où de sa renoxnmée . • Mon ame à le revoir est d’autant plus charmée ,
Que, tout comblé qu’il est de$ faveurs d’un grand roi , Même zèle toujours l’intéresse pour moi. ^
OENARUS.
Que Thésée est heureux! Tandis qu’il peut attendre Tous les biens que promet l’amitié la plus tendre ,
Du plus pîarfait amour les favorables nœuds N’ont rien qu’un bel objet n’abandonne à ses vœux.
THÉSÉE. . . »
Il ne faut pas juger sur ce qu’on voit paroître, Seigneur: on n’est heureux qu’autant qu’on le croit être. Vous m’accablez de biens; et, quand je vousdois tant, Ne pouvant m’acquitter , je ne vis point content.
Ce que j’ai fait pour vous vaut peu que 1 ou y pense. Mais si j’en attendois quelque reconnoissance ,
Prince , me dussiez-vous et la vie et l’honneur ,
Il seroit un moyen»....
* , THÉSÉE
Quel? Achevez, Seigneur.
J’offre tout; et déjà mon cœur cède à la joie De penser :
OE N a r u s.
Vous voulefc eu vain que je le croie.
A Cïi I, SCÈNjg III. 17
Cessez d’avoir pour moi des soins trop empressés ;
II vo^s en cOûCeroit plus que vous ne pensez.
THÉSÉE. - / -
Doutez-vous de mon zèle? et