‹ Répertoire polyglotte de la marine, à l'usage des navigateurs et des armateursChapitre 10 sur 140 · V. surtout, en wrack · texte numérisé non relu

V. surtout, en wrack

Quand l’objet suspendu est descendu au point où on veut l’abandonner à lui-même, on commande le mot charge.

Amener eb pavillon.

Signal de défaite. C’est s’avouer vaincu, c’est se rendre au

vainqueur. De ce moment ie feu cesse. Mais on peut s’y tromper, car si une balle coupe la drisse, le pavillon amènera brusquement et ne tardera pas à reparaître, mais si on le voit amener en douceur et la queue rester en houache, il n’y a plus de doute, d’ailleurs on s’en assure en hélant. Il n’est pas sans exemple qu’un vaisseau pressé et serré de près, ait employé la ruse d’amener pour obtenir un moment de répit et se tirer d’une situation dangereuse; cela n’est pas loyal.

Amener par le travers, par le bossoir, par la hanche.

C’est courir de l’avant ou de l’arrière, jusqu’à ce qu’un objet relevé soit dans l’une de ces directions, ce qui arrive à la voile ou en chassant sur ses ancres.

Amener l’on par l’ autre.

C’est se placer de manière à se trouver dans la direction de deux objets. Il est clair que si on amène deux clochers l’un par l’autre , les deux clochers et le vaisseau seront dans la même droite.

AMERS, s. m.

angl. sea marks, landmarks. — esp. marcas. — ail. mark.

— il. marcas. — port, marcas.

Marques de reconnaissance propres à guider les vaisseaux au milieu des dangers. Les marques à terre, les balises, les bouées, sont des amers. Il y en a de naturels et d’artificiels. De gros rochers bien évidens, des pointes de terre bien saillantes sont des amers naturels, les bouées, les balises, pavillons, tours, clochers, sont des amers artificiels. Tousamers dont la position se relève au compas, n’ont rien de bien sûr, car un accident peut faire varier l’aiguille, et l’on se jette sur le danger. Le itieilleur amer est celui qui amène deux objets l’un par l’autre.

AMIRAL, s. m.

angl. admirai. — esp. almirante. — ail. admirai. — if. capitann, generale, ammiraglio, almirante. — port, alroirantai o.

L’amiral de France est un des grands officiers de la couronne ; cette charge fut supprimée en janvier 1627, rétablie en 1669 et restreinte encore en t?58. L’amiral est le chef apparent de toute la marine; mais son autorité se borne au etmtré-seing de quelques ordonnances. On lui a laissé les honneurs de cette charge en lui en retirant les pouvoirs.

Le vice-amiral, le contre-amiral, sont les deux grades d’ofciers-généraux de la marine. Dans la tactique ~ le viceamiral est à l’avant-garde et -j- le contre-amiral à l’arrièregarde , ordre naturel.

L’armée , dans l’ordre naturel , est indiquée ainsi :

La marine commerçante ne connaît d’autre amiral que le vaisseau d’avant - garde dans les ports militaires. Ce n’est quelquefois qu’une espèce de ponton sur lequel on arbore un pavillon carré au haut de ce qu’on veut bien nommer un grand màt.

C’est sur ce vaisseau amiral que l’on tire les coups de canon de diane et de retraite, c’est là que se passent les revues, il s’y tient un officier de marine de garde. On y fait les rapports de tout le service du port. C’est de là qu’on ouvre et ferme la chaîne, c’est là que s’exerce la police du port sur tout ce qui flotte, enfin c’est sur ce vaisseau qu’on met aux arrêts , et qu’on exécute les jugemens des conseils de guerre.

AMIRAUTÉ, s. f.

angt. admiraltv. — csp. Ahnirantia. — ail. admiralschaft. — it. ammiragliato. — port. Aluiirantazzo.

C’était autrefois une juridiction attachée au service de mer,

(1) v rice-amiral au vent , L amiral au milieu , JL contre-amiral sons la vent. T m s

ou bien r’ce-arairal en tête , amiral au centre, contre-amiral à l’arrière garde.

et qui jugeait les contestations de la marine du commerce. Ses attributions sont renvoyées aux tribunaux de commerce.

Il a été créé le 10 août 1824, en France, un conseil d’amirauté présiéé par le ministre de la marine et composé d’officiers-généraux et d’officiers civils, savoir : trois officiers militaires et deux civils. Le vice de cette belle et utile institution, c’est que ses membres sont amovibles, et dès-lors ne sont plus indépendans. Ce conseil est un beau phare que les bureaux ne laissent pas allumer.

La loi que nous devons signaler ici, est celle qui intéresse la marine commerciale. C’est la loi du i5 septembre 1807, mais comme ce code est à peu près calqué sur l’ordonnance de 1681 , le négociant fera bien de ne pas dédaigner le commentateur Vaslin qui fait encore autorité pour tout ce qui, hors des cas d’exception, demande explication.

AMELETTE. V. amelotte.

AMONT, s. f.

angl. easterly. — esp. de este. — ait. osten. — il. di levante. port, de este.

Les Français donnent ce nom au vent qui, sur leurs côtes, leur vient des monts, c’est-à-dire du nord au sud passant par l’est. C’est le contraire d’aval.

AMORCE, s. m.

angl. priming. — esp. cebo. — ail . zund polver. — it, polverino, stoppino. — port, escorva.

i° Poudre qui, par la lumière, communique le feu à la

charge des armes à feu.

2“ Composition dont on remplit la fusée des bombes et des grenades. V. boite. Y. hameçon.

AMORTI, part. adj.

angl. neaped , sewed.— esp. varado. — ail. auf den grund gerathen. — it. arrenato. — port, varado.

Un vaisseau est amorti quand il s’est échoué si haut, que ne pouvant plus flotter pendant les mortes eaux, il est forcé d’attendre le retour des grandes marées.

AMORTIR, v. a. w

angl. to deadon, to slack. — etp. nmortigiiar, — ait. aufheben tugen. — il. spegnerc. — poil, amortecer.

C est, en langage de mer, la même chose qu’en acception générale, c est diminuer une impulsion donnée. On amortit l’air d’un bateau et même d’un vaisseau.

AMORTIbSEMLNT. s. m. V, termes.

AMPLITUDE, s. f.

mgl. amplitude. — etp. amplitud. —ait. weite. — it. amplitudo. — port, amplitude. r

L’amplitude est un arc.

C’est, dans l’artillerie, l’espace que parcourt ou que peut parcourir un boulet de canon, parce que cette trajectoire est toujours une courbe produite par la gravité du mobile. On dit : « Le boulet de 24 parcourt une amplitude de 180 toises dans la première seconde.

En astronomie, c’est l’arc de l’horizon compris entre le centre du soleil à l’horizon, et le point vrai de l’est ou de l’ouest; elle est orlive le matin et occase le soir. On la trouve par l’analogie suivante :

Cosin latitude : R :: sin déclinaison : sin amplitude.

Il faut tenir compte de la refraction, de la dépression, et employer la latitude et lu déclinaison du lieu et du moment de l’observatiou.

La différence entre cette amplitude et le point où le soleil paraît a 1 horizon, est la variation. V. variation. AMPOULETTE. s. f.

angl. glass. — etp. ampolleia. - ail. glass.— il. ampolletta. — port, ampolheta.

Horloge de sable. V. sablier. Le mot ampoulette est peu régulier : c’est le dérivé du mot espagnol, on dit horloge.

AMURE, s. f.

angl. tack. — esp. amura, mura, — ait. hais. — if. contra , mura, amure. — port, amura.

Tout ce qui retient le point du vent du bas d’une voile est une atnure. Dans les voiles carrées , c’est une grosse corde courante. Dans les voiles en pointe, c’est le plus souvent un amarrage fixe. Les basses voiles carrées ont une amure sur chaque point, pour amurer celui des deux points qui est au vent. Les huniers et perroquets ont pour amure l’écoute du vent.

Amurer une voile, c’est haler plus ou moins sur l’amure afin de présenter la voile plu» ou moins au vent, selon l’angle qu’elle doit former avec lui. Prendre les amures à tribord, c’est présenter tribord au vent.

ANCE. s. f.

angl. bight, cove. — esp angra, abra. — ail. bugtb. — il. calança, scno di marc, lingiia di mare. — port, angra, abra, enseada.

On écrit aussi anse.

Petit enfoncement de la côte, trop petit, trop peu profond, pour mériter le nom de baye : ainsi tout petit intervalle courbe entre deux pointes est une ance. Les bayes renferment des ances; une ance fermée est une crique, une crique profonde est un petit port.

ANCRAGE, s. m.

Lieu où l’on peut ancrer. — Droit que l’on paie pour ancrer.

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