‹ Répertoire polyglotte de la marine, à l'usage des navigateurs et des armateursChapitre 82 sur 140 · V. lettre de marque pour les langues · texte numérisé non relu

V. lettre de marque pour les langues

Expédition, commission, autorisation, délivrée au nom du souverain, à un particulier, pour faire la guerre sur mer; le corsaire est dans ce cas. Tout navire qui n’a point de commission est réputé pirate.

COMMUNICATION, s. f.

Tout vaisseau arrivant dans un port soumis aux lois sanitaires, ne peut communiquer avec la terre qu’après avoir fait quarantaine ou en avoir été exempté. Lorsqu’on juge qu’il n’y a aucun risque à courir pour la sûreté, on lui accorde la communication.

COMPAGNIE, s. f.

an"l. company — esp. compania. — ail. gemein scliaft. — it. societa. — port, companhia.

Réunion de plusieurs capitalistes pour faire des opérations

maritimes. Les plus considérables sont connues sous le nom de compagnies des Indes : elles sont paissantes et souveraines dans leurs colonies.

COMPAGNIE. Aller de compagnie.

angl. to l;eep in company. — csp. irde conserva. — ail. segeln. in compagnie. — et. audare di conserva. — ; port, ir de conserva.

On fuit compagnie , on va de compagnie avec un autre vaisseau, quand on navigue de conserve, c’est-à-dire sans se perdre de vue. Un vaisseau est de compagnie quand il marche assez bien pour en suivre un autre, ou pour suivre une escadre, un convoi sans se faire attendre. On se donne compagnie quand on convient de naviguer de compagnie. On donne compagnie -à un vaisseau en détresse, quoiqu’on marche mieux que lui, ou enfin à tout autre vaisseau; par n’importe quel motif, quoiqu’on ait sur lui un avantage de marche, quoique cette conserve retarde beaucoup.

COMPARTIMENT, s. in. V. cloison COMPAS, s. m. C’est la boussole. V. boussole.

COMPAS à pointes.

angl. pair of compassés. — csp. compas. — ail . passer, zirkel.

— tt. cumpasso. — part, compasso.

Instrument à deux branches réunies par une charnière. Il

sert à mesurer les espaces sur les surfaces planes; le marin

en fait usage pour pointer la carte.

COMPAS renversé. V. boussole.

COMPAS courbe.

anpl. callipers. — csp. compas curvo. — ait. masten passer. —

U. compasso rotondo. — port, compasso curvo.

Compas à pointes, mais dont les branches, au lieu d’être

droites, décrivent un demi-cercle. Ils servent à mesurer les

diamètres des corps ronds, ou des cordes d’arc dans un cylindre, etc. Lej charpentiers de mâture et les canonniers en font usage.

VILLE DE LYON libiiûlh. du Mais des Art*

COÎHP'LÉMEtfï. s. m.

Le complément d’un angle est sa différence avec l’angle droit; le complément d’un angle de 3odeg. est de 60 deg. COMPLÉMENT arithmétique.

Le complément arithmétique d’un logarithme est sa différence avec le sinus total.

COMPORTER, v. réfl. Se comporter, se bien comporter;

Un vaisseau se comporte bien quand il porte bien la voile, quand il gouverne bien, et quand ses mouvemens sont doux. On peut se bien comporter et médiocrement marcher. Un vaisseau se comporte bien en cape quand il n’embarque point d’eau , quand il l'ait de petites arrivées , et quand ses mouvemens sont doux. Bien évoluer, bien marcher, se bien comporter, sont trois qualités différentes que l’on s’efforce de réunir dans un bon vaisseau.

COMPTOIR, s. m.

Établissement de commerce dans un pays étranger. Le comptoir n’emporte ni l’idée de colonie, ni celle de place de guerre, excepté à la Côte-d’Or où les comptoirs sont fortifiés. CONASSIERE. s. f.

Ferrure femelle de gouvernail; elles sont attachées sur l’étambot. V. ferrure. % • • ! >

CONDAMNÉ, adj.

angl. * unfit for service. — esp. excluido. — ait. aus schicssen.

— U. cundaunato. — port, repellido.

On condamne ce qui ne peut plus servir, soit par avarie

ou par vétusté. On coudamne un mât craqué, une vergue

rompue, un gréement usé, un câble ragué; on condamne un

vaisseau tellement détérioré qu’il uc vaut pas la dépense d’un

radoub. On le démolit.

CONDUCTEUR, s. m.

Chaîne du paratonnerre ; elle s’allonge sur un galhauhair

de perroquet , et dans un orage , on la tend, eu faisant tomber le bout jusqu’à la mer. Y. paratonnerre.

CONDUITE, s. f.

angl. travel rnoney. — esp. dictas. — ail. rcisc gelt. — */, argento decondotta. — port, cunducçio.

Somme payée, selon un tarif dressé, aux gens de mer,

pour leurs frais de route par terre.

CONDUITE, poulie de conduite.

angl. leading-block. — esp. moton de conducta. — ail. leiten block. — it. bozzello de condotta. — port, mootao de conducta.

Poulie qui ne sert point à multiplier les forces , mais à en changer la direction. V. poulie.

CONFRONTER, v. a. la marée.

angl. to stem. — esp. rendir marea. — ail. die strohm aus tossen. — it. sincère il corrente.' — port, vencer ocorrente.

Présenter le bout à la marée, au courant, et au moins

l’étaler, si on ne le refoule pas/

CONGl^. s. m.

angl. pass. — esp. pésaportè. — ait. see pass. — it. passaporto.

— port, passa porto.

Expédition donnée par le ministère de la marine, en vertu de laquelle il est permis à un capitaine marchand de naviguer sur un bâtiment nommé et désigné , et sous le pavillon et la protection du Gouvernement. Un vaisseau sans congé est un'forban. Le Code de commerce maritime est si incomplet, qu’il ne met pas le congé au nombre des pièces que le capitaine doit avoir à bord.

CONGÉDIÈR. v, a.

angl. to discharge. — esp. despedi:'. — ail. abehied gebeu. •

— it. iiceoziare. — port, despedir, licenciar.

C’est licencier, débarquer un homme ou tout, un équipage. La faculté de congédier un équipage sur un vaisseau marchand, en pays étranger, pouvant entraîner des abus, l’ancienne ordonnance de la marine en avait réglé le mode

et les conditions. V. l’ordonnance commentée par Vaslin- V. le mot débarquer.

CONGRÉER. v. a.

angl. linkworn, snaking. — esp. entrânar, hacer una entranadura. — ait. krummen. — it. colubrare. — port, fazer huma trapa.

C’est faire une congréure ou congréage ; c’est passèr, coucher un carentenier entre tous les torons d’un cordage pour en remplir les intervalles. Cette opération est surtout utile avant de fourrer, parce qu’alors la garniture se couche mieux, n’a plus de vide en-dessous, et le cordage fourré se trouve plus rond.

Congréer un câble est chose inutile, qui ne le préserve ni ne prolonge sa durée.

CONJON. s. m.

angl. conjam. — esp. conjon. — ail. konjam. — it. conjam. — port, cunjom.

Le capitaine marchand qui fait les voyages de l’Inde , achète les toiles de coton dans ce pays , et les entend nommer par nombre de conjons. Il doit savoir que le lé des toiiès de conjon ne varie point, et que le conjon est de 120 fils; par conséquent plus il y a de conjons, le lé restant Je même, plus la toile est fine, par conséquent plus chère. On compte jusqu’à cinquante conjons; au-delà de ce nombre, la toile est bâtarde et peut acquérir une finesse extrême.

CONJONCTION, s. f. V. lune.

CONNAISSANCE, s. f.

On prend connaissance de la terre quand on la cherche et qu’on la découvre ; on a connaissance de terre ou d’un vais- \ seau quand ils se présentent à la vue ; on en prend bonne connaissance quand on les reconnaît pour ce qu’ils sont. CONNAISSANCE des temps.

angl. ephemeii», nantirai almanach. - esp. cfemerides. — ait. ephemeriden. — il. cflemeride. — port, efemeride».

Almanach qui se publie tous les ans à Paris, et à l’avance de deux ou trois années : il renferme toutes les tables astronomiques nécessaires à la navigation; elles sont relatives au cours d’une grande partie des corps célestes et calculées au méridien de l’observatoire de Paris. Lcs(Anglais en ont un pareil calculé au méridien de Greenwich.

CONNAISSEMENT, s. m.

angl. I.ill oflading. — isp . conocimiento. — ail. conosnement.

— il. polizza di carico. — port, cuahecimcnto.

Acte sous seing privé, passé entre le capitaine d’un navire marchand et le chargeur , par lequel le premier reconnaît avoir reçu sur son bord les marchandises stipulées qu’il promet de livrer à leur adresse, sauf les risques et périls de la mer, et le second s’engage à payer le fret convenu, hypothéquant à l’accomplissement des conditions exprimées dans le connaissement, l’un , son vaisseau, l’autre , ses marchandises. Le capitaine marchand qui reçoit des marchandises en futailles, caisses, ballots, ou sous fermeture quelconque, signe que dit être, afin de n’être pas responsable de la fraude ou des erreurs commises par le chargeur. Cette pièce est de la plus haute importance, V. les articles affréter, assurance ; consulter aussi le Code de commerce , loi du 1 5 sept. 1 807 , liv. 2, tit. 7, art. de 281 à 285.

CONRAY. s. in. Mot altéré par les marins. V. couroy.

CONSEIL Chambre de. V. chambre.

CONSEIL, s. m.

Dans les arsenaux de la marine, il y a un conseil supérieur composé de l’amiral commandant président , du major-général, des principaux directeurs, et de quelques officiers d’administration , y compris le contrôleur. Ce conseil connaît de tout ce qui est relatif à la marine. t

Le.con.scil de guerre est un tribunal maritime militaire qui connaît de tous les délits emportant peine capitale; ses ar-

rets sont soumis au conseil de révision. Tous ce* conseils sont présidés par des capitaines de vaisseau. Dans certains Cas, on en crée un ad hoc, pour juger un général ou le capitaine d’un vaisséau quelconque de la marine royale, lorsqu’il y a eu défaite, prise, ou naufrage.

On tient conseil en escadre, en assemblant les capitaines à bord du général : ou même à bord d’un vaisseau, en assemblant les officiers pour délibérer sur un parti à prendre dans une circonstance difficile ou imprévue, telle qu’opération de campagne, combat-à livrer, route à faire, etc. Il est rare que dans ces conseils le parti le plus hardi , le plus audacieux , soit celui adopté.

CONSEIL. Les vents au conseil.

Manière assez étrange de dire qu’il fait calme; mot qui peint l’indécision du vent , qui ne sait de quel point il va souffler.

CONSENTI, adj. a

angl. wmng, tprung, shivered. — "«*/). curvado.— ail. krum, gea , pattener. — it. storto. — port, curvado.

On dit qu’nn mât ou qu’un assemblage quelconque a consenti; qu’une vergue, un écart, enfin, que tout objet a consenti, quand il a cédé à un effort qui le sollicitait à le désunir, à le faire écarter, à donner un faux pli aü fil du bot/; tout ce qui consent, perd sa solidité.

CONSERVE, s f. .-.-J

angl. coosort, tender. — erp. conserva. — ail. mit gctuiaa, nvu.1,1 it. conserva. — port, conserva.

La conserve est le vaisseau avec lequel on navigue de compagnie. V. compagnie. Un vaisseau qui part pour une destination très-éloignée , pour un voyage long, pendant lequel il ne pourra renouveler ses vivres , est accompagné quelque temps par une flûte ou conserve qui lui V'érs6idcs vivres et munitions à une distance fixée r cette précaution?

w’esl plus, aussi utile aujourd’hui; les vaisseaux qui font des voyages semblables naviguent à petit équipage; l’installation est meilleure, et on loge davantage. Cependant une division, au complet de guerre, qui irait dans la mer du Sud faire la guerre, serait encore accompagnée de conserves.

On cqnserre la terre à petite distance quand on se tient à portée de toujours la reconnaître facilement. — On conserve un .vaisseau lorsqu’on manœuvre de manière à ne pas le perdre de vue, quand on l’observe pour le joindre quand on le juge à propos, si on a sur lui la supériorité de marche. On conserve l’avantage du vent quand on manœuvre de manière à se trouver au vent d’un ennemi, malgré ses efforts. — On conserve un vaisseau sous l’écoute quand on se tient au vent à lui, toujours en position d’arriver sur lui. — Enfin, conserver un objet, c’est se tenir en position de le joindre facilement.

CONSIGNE, s. f.

Ordre secret donné aux factionnaires. Il y a un fanal de consigne au-dessus d’un vase plein d’eau , dans la soute aux poudres. Il n’y a plus de fanal de consigne à la porte de la grande-chambre , depuis qu’on allume l’habitacle par dessous. ■ . r. .

CONSOMMATION, s. f.

angl. expenditure. — csp. consumo, consumimiento. — ait . endigung. — il. consumazione. — port. consummaçSo.

Les consommations à bord comprennent tout ce qui se consomme pour le service du vaisseau, en vivres, munitions, agrès, apparaux, etc. ; on en tient un compte exact, sur lequel on fait à volonté l’état de situation du vaisseau ; ptat qu’il importe souvent au chef de connaître.

CONSTELLATIONS, s. f. . t. ' • P »

Groupes d’étoiles auxquels on n donné des noms; on en compté quatre-vingt-un ; -m : •

Les douze signes du zodiaque, ensuite au nord du zodiaque, la grande ourse, la petite ourse, le dragon, cepliée , cassiopée, andromède , persée, pégase, le petit cheval, le triangle boréal, le cocher, la chevelure de Bérénice , le bouvier, la couronne boréale, le serpentaire, le serpent, hercule, l’aigle, antinoüs, la flèche, la lyre, le cygne, le dauphin: en tout trente-cinq. Ensuite vingt-sept au sud du zodiaque : orion, la baleine, l’éridan, le livre, le grand chien, le petit chien, l’hydre, la coupe, le corbeau, le centaure, le loup, l’autel, le poisson austral, le navire argo, la couronne australe, le paon, la grue, le toucan, le phénix, la dorade, le poisson volant, l’hydre mâle, le caméléon, la mouche, l’oiseau de paradis, le triangle austral, l’indien. On en a ajouté dixdans l’hémisphère austral, ce sont l’atelier du sculpteur , l’octant , la fournaise, le grand nuage , le petit nuage, l’horloge, la raquette, la montagne de la table, le chevalet, la colombe; et enfin comme il y avait encore plusieurs étoiles qui n’y étaient pas comprimes, on a fait cinq constellations de plus dans l’hémisphère boréal, et quatre dans l’austral. Les boréales sont le compas, l’équerre, ophiucus, le microscope, le télescope. Les australes sont la poix nautique, la machine pneumatique, la croix du sud et la robe apodis. En tout soixante-neuf, et les douze du zodiaque, font quatre-vingt-un.

CONSTRUCTEUR, s. m.

angt. «bip builder. — esp. naviero, constructor. — ail. scbilT baumaclter. — it. construttore. — port, constructor.

Le constructeur, simplement dit, est un praticien plus ou moins habile qui bâtit les navires marchands dans les ports du commerce; en général, ils suivent encore l’ouvrage de Duhamel, mais les connaissances transcendantes qui font calculer un vaisseau, leur sont inconnues : il ne faut nulle*ment les confondre avec les ingénieurs constructeurs de la marine royale, qui ont fait preuve du plus grand talent, car les vaisseaux français sont, sans contredit , les plus beaux et

les meilleurs de l’Europe. L’ingénieur constructeur connaît le déplacement de son vaisseau, son centre de gravité, de figure et de système, le centre d’impulsion de la voilure, et il balance son vaisseau sous toutes les voilures, de façon que déinâté de son grand mût de hune il n’en évolue pas moins; il conuaît la résistance du fluide sur le maître bau, la stabilité de son vaisseau, l’effet absolu de son gouvernail; et si malgré tout cela son vaisseau n’a pas les qualités voulues , on dit que c’est qu’on ne sait pas ce que la mer demande ; mais l’ingénieur répondra : c’est que les maîtres charpentiers se sont rendus coupables de quelques négligences dans l’exéculion du plan, et que le jeune ingénieur surveillant de la construction ne s’en sera pas aperçu; il ajoutera : c’est que les pesanteurs ne sont pas à leur place, parce qu’on a trop recours au lest volant pour tenir le vaisseau à sa différence de tirant d’eau . ce qui le rend gourd et gêné dans ses mouvcmens ; car le lest volant replace, il est vrai, le vaisseau dans scs lignes d’eau; mais il est rare qu’il ne change pas de place le centre de gravité de système; enfin le calcul est infaillible, dira-t-il , l’exécution seule peut avoir tort. CONSTRUCTION, s. f.

Action de construire un vaisseau; l’art de la construction est l’art du constructeur. Y. l’article ci-dessus.

On dit qu’un vaisseau est en construction quand il est encore sur chantiers ; on dit qu’un vaisseau est de construction française ou anglaise, etc., pour dire qu’il a été construit en France, en Angleterre, etc. L’amiral AVuillaumeza recueilli des détails à cet égard; il dit qu’on emploie plus de /jooo chênes, sans compter une quantité considérable d’autres bois, pour construire un vaisseau du premier rang, et 140 mille journées d’ouvriers. V. notre article bois et clou. CONSTRUIRE, v. a.

Ce mot n’a pas besoin d’explication. V. constructeur.

CONSUL, s. un. • »

angl. consul. — esp. consul. — ail. consul. — U. consule. — port, consul.

Fonctionnaire public que chaque gouvernement maritime entretient en pays étranger pour y protéger le commerce et y remplir les fonctions de notaire. Le consul enregistre les naissances, les décès, les mariages, et ses actes font foi en justice. Son importance est grande, loin d’un ambassadeur; mais en présence de l’ambassadeur il n’a qu’un rôle secondaire. Le consul ne se retire pas toujours en cas de guerre. Dans le Levant, les consuls sont très-puissans et jouissent de beaucoup de crédit auprès des gouverneurs turcs.

CONTINENT, s. un. V. grande terre au mot terre. CONTRACTER une voie d’eau. V. faire eau, voy. eau. CONTRAIRE, adj.

angl. foui. — tsp • contrario. — ait. contrairer. — il. contrario.

— port . contrario.

Le vent ou la marée sont contraires quand ils s’opposent à la route du vaisseau. La bordée est contraire quand on court le mauvais bord; voy. bord et bordée. On est contrarié à la mer quand on épjrouve des vents contraires , on dit alors qu’on éprouve des contrariétés ; on est contrarié par la marée quand on a besoin d’un flot pour s’élever h la bordée , et qu’au contraire on se trouve sur un jusan , etc., etc.

CONTRE, prép. Qui s’emploie de plusieurs manières, comme ci-après :

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