‹ Réplique au second mémoire de Mgr. l'évêque de Trois-Rivières [microforme]Chapitre 22 sur 22 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Je résume ma réponse.

J'ai prouvé :

1. Que le montant des dépenses des écoles normales a été exagéré dans le Mémoire ;

2 Que ces dépenses, toutefois—si elles étaient vraies—ne seraient pas exorbitantes en elles-mêmes; encore moins si on les comparait à celles d’un grand nombre d'écoles normales ou d'établissements analogues aux écoles normales ;

#, Que les chiffres mêmes de l’auteur et ses nombreuses comparaisons prouvent l'efficacité et l’économie des écoles normales ;

4. Que les accusations du Mémoire sont presque toutes basées sur des sophismes ou des calculs inexacts.

5. Que nos écoles normäles, comparées à celles des Etats-Unis, de Belgique et de France, accusent un résultat qui est en notre faveur.

6. Que le Gouvernement a dans l’enseignement un nombre de nos élèves plus grand que celui qu’il a strictement droit d'exiger d’après l'engagement triennal; ce qui constitue pour lui un profit pécuniaire, si on se place au point de vue ‘des producteurs.

Enfin j'ai affirmé, comme un fait constant, que les écoles normales ont exercé et exercent une grande influence dans l’enseignement, influence qui est une large compensatian aux dépenses du Gouvernement.

Donc, c’est à tort qu’on a attaqué les écoles normales.

Je prie le Conseil de vouloir constater :

1. S'il y a dans le Mémoire un mot, un signe de bienveillance pour les hommes éminents qui nous ont donné les écoles normales ou qui les ont maintenues et protégées ;

2. S'il y a au moins quelque chose qui accuse le désir de rendre justice à ces institutions ; de leur accorder ce qu'on peut appeler le bénéfice du doute, le fair play de nos compatriotes anglais ; quelque chose enfin qui fasse voir que l’auteur est dans une position assez élevée pour porter ses regards en dehors du cercle étroit des intérêts matériels ;

3. Si, au contraire il ne règne pas dans tout le Mémoire un sentiment d’amertume et d’irritation contre un obstacle imprévu ; comme un désir de briser le roseau qui ne plie pas assez, de mettre le pied sur la mèche pour l’éteindre du COUP ;

4. Si, enfin, l’appel qu’on fait à à l'opinion publique, toujours si facile à enflammer, n’est pas un nouvel acte d’injustice envers les écoles normales, qui se trouvent condamnées avant d’être jugées ;

5. Si cet appel à différents tribunaux en même temps n’est pas une injure à l'adresse du Conseil dont on voudrait forcer la décision.

Le vénérabie 16 épiscopal, auquel on s’est d’abord adressé et qui n’a pas jugé ces accusations dignes de sa haute intervention, pourrait trouver cette conduite plus qu'étrange.

Quoi qu'il en soit, je quitte la plume pour aller recevoir les élèves qui nous

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amais. Demain, je recommencerai, pour la vingt-

cinquième fois, cette vie de labeur et de sollicitude à laquelle je me suis dévoré. Après 25 ans, les forces peuvent diminuer ; je crois que le dévouement est le

même. J'ai consacré à la défense d'une œuvre qui m'est chère un temps que j'au-

rais peut-être dû employer autrement si j'avais écouté mon intérêt personnel. Quand j'aurai fait tout ce que je dois pour la défense de la vérité comme pour

le progrès intellectuel et moral de nos élèves, je serai tranquille. Dieu accomplira le reste.

arrivent plus nombreux que j

Montréal, 12 septembre 1881.

H. À. B. Verreau, Ptre.

Principal E. N. J. C.

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