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Je, Délina Cloutier, fille majeure, de la cité de Montréal, étant dûment assermentée, déclare et dis ;
Que je connais Madame Monier depuis le mois d'octobi-e dernier.
Que le jom- de la mort de son enfant je suis allé en compagnie de Demoiselle Belzémire Lapointe, porter un billet de faire part de cette mort à plusiem-s familles françaises, entre autres à Madame Lesage.
Que Madame Lesage nous a dit, eu apprenant cette nouvelle : Je connais cette dame depuis notre départ de Bordeaux seulement ; elle doit être bien affligée, car elle paraissait aimer beaucoup son enfant.
Que madame Monier, eu cette pénible circonstance, s'est comportée en véritable mère de famille.
Que depuis cette époque, j'ai vu très-souvent Madame Monier ; (pie sa tenue, ses propos et sa conduite ont toujours été ceux d'une honnête femme.
Qu'elle n'a jamais, en ma présence, dans les nombreuses conversations que nous avons eu ensemble, dit du mal des prêtres où de la religion que je lui vois pratiquer en bonne catholique. '
Que quelque temps avant qu'elle fût appelée à déposer à l'enquête, elle dit plusieurs fois qu'elle regrettait (pie .son mari eût fait une plainte par écrit, car elle eût mieux aimé ne pas se mêler de cette affaire, le devoir d'un chrétien étant de pardonner et non de se venger ; que ce qu'elle eu ferait, si elle était obligée de comparaître, serait, non pour elle, mais pour que les émigrants qui viendront soient mieux traités à leur arnvée.
croix.
Et ne pouvant signer, pour cause d'infirmité, j'ai fait ma marque d'une
Sa DËLINA >^ CLOUTIER.
Marque.
Assermentée devant moi à Montréal, ce 12 avril 1874.
E. D. JOBIN
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duto a t„„J„„. été celle dC'h"femme ""' """• "' """ " "»"■ Et j'ai aig^é.
Assei-mentée devant moi à) Montréal, ce 12 avril 1873. j
E. D. JOBIN
BELZ. LAP OINTE.
Je, Jean Oloutier, menuisier, de la Cité de Montréal, étant dûment assermenté, déclare et dis :
Que je connais M. et Madame Mouler depuis le mois d'octobre dernier.
Qno Madame Monier a passé de nombreuses soirées dans ma fiimille, et que je ne l'ai jamais entendue jurer ni tenir des propos inconvenants.
Que sa conduite, à ma connaissance, a toujours été celle d'une honnête temme et que je la crois digne, eu tous points, d'être crue sous serment.
Et j'ai signé,
Assermenté devant moi à ) Montréal, ce 12 avril 1873. J