LEBLANC
Commissaire.
Le Jeudi, 20 mars 1873, dans l'avant midi.
Jeanne Delbrnt, épouse de Jean Pierre Arnault le témoin qui vient d'être entendu, étant dûment assermentée dépose et dit : Je suis âgée do vingt sept ans. Je suis arrivée t\ Montréal, avec mon mari, le 21 Juillet, dernier.
A M. St. Pierkk.
Nous somme arrivés à la maison d'innnigration, le dimanche et nous eu sommes partis le Jeudi, suivant.
Question.— Avex-yoxiH jaimm dit à M. Relie, l'Agent d'Immigration, à Montréal, (lue vous ne vouliez pas aller à son bureau, en l'absence de votre mari, et avez-vous eu quelques conversation à ce sujet avec M. Belle î
Réponse.— Jii n'ai jamais euu.ntretieu particulier avec M. Belle. Je lui ai parlé une fois dans la cuisine, le jour (pi'il m'a sommé de laisser la Maison d'Emigration, et très insolemment.
Je n'ai pas dit à M. Belle personnellement, que je ne voulais i)as aller à son bureau.
Je l'ai dit à une jeune tille qui se disait envoyée par lui, comme je l'ai déjà dit, je n'ai jamais eu de conversation particulière avec M. Belle.
Question.— VmiWez rapporter ce qui à été dit dans la cuisine ?
Les avocats de la Défense s'objectent à, cettt; (piestion.
Obiection Réservée.
Réponse. — M. Belle m'a dit très impoliment, qu'il fallait que nous laissions la maison immédiatement, cette conversation a eu lieu près de la cuisine. Suivant moi M. Belle est indigue «l'être époux et père.
Je demandai à M. Belle, de vouloir bien me donner quelqu'un pour aller par la ville, afln de pouvoir me trouver tm logement. M. Belle me dit qu'il n'avait personne et cpi'il ne pouvait pas m'en donner, parcequ'il ne pouvait pas avoir pour tout le monde, des gens pour les conduire.
La jeune fille qui a prétendu avoir été envoyée par M. Belle, auprès de moi, comme je l'ai dit plus haut, était la fille de la cuisinière Madame Barette.
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IP. lif^V*'""''^ *^"**^t' '.''^^ *^^"' '-'^ '"^^'^^^ d'émigration, les chambres et les hts. La nourriture était plus qu'insuffisante et très mauvaise.
n.«n.tr^v ""'' ^f "^^f*;,«^"t.^^^'»e avec M. Belle, j'étais tellement anxieuse à prendre n'importe qu'elle situation et même à m'engager comme servante que J'ai même faitdes démarches àcette fin, auprès de M. Beau.
La dernière entrevue que j'ai eue, après la difficulté avec mon mari, a eu heu deux jours après cette difficulté.
Les avocats de la Défense déclarent qu'ils n'ont aucune transquestion Et drat^nf"'"' "'"'"' '^^"'"'" ^"' '" ^'^'''''' ^^^i^"«"^«" ««* ^r^i«
Mm^. AENAUD.