‹ Réponse a une lettre de M. le docteur NN. sur le cholera morbus par le D.r Charles OrmeaChapitre 1 sur 1 · Réponse a une lettre de M. le docteur NN. sur le cholera morbus par le D.r Charles Ormea · texte numérisé non relu

Réponse a une lettre de M. le docteur NN. sur le cholera morbus par le D.r Charles Ormea

Je ne voudrais point nier la nature contagieuse du Choiera, mais j'aimerais vous convaincre que touie contagion de quelque nature qu'elle soit, sans le concours d'une atmosphère miasmatique épidémique, reste inerte et sans propagation; je pourrais vous prouver qu'il en est. ainsi, en examinant la nature' de la contagion variolique que j'ai vu en certaines années faire des ravages, et se communiquer très rapidement, tandis que dans d'autres circonstances, comme nous avons dit, elle reste inerte et se limite; telle est la nature de la contagion scarlatineuse, pétéchiale,

typhiquc; telle la nature de la peste orientale, ou bubonirjne ; telle est enfin la nature du Choiera asiatique, que nous avons vu s'isoler dans certains pays sans faire beaucoup de mal, tandis que dans d'autres ilse communiquait rapidement, soit par. le contact, soit, malgré tout isolement, par le miasme épidémique , comme on a eu lieu de l'observer, il y a quelque temps sur des vaisseaux, et maintenant à Gènes.

Ainsi on a vu le fléau braver les triples cordons pour se transporter dans des pays éloignés , et hors de contact ; d'autre part on a vu des exemples de maisons isolées dans des pays infectés être exemptes du fléau ; mais où il y a malheureusement. Je concours de l'épidémie miasmatique bien pen ont valu tous les moyens inventés, pour désinfecter l'air , comme rien ne valurent en ilussie , pendant la contagion , les murailles qu'on avait élevées pour isoler l'inr fertion , et tous les autres movens que le Gouvernement avait mis en-œuvre.

Le moyen plus sur Je circonscrire l'épidémie contagieuse c'est de transférer les malades lior.s de la ville, puisque on assure que a Philadelphie, pendant qu'il y avait la

fièvre jaune, de deux mille personnes transportées dans le camp, i 7 seulement moururent dans le cours du î5 jours. A égal nombre de malades 178 moururent, par-, ceque ils étoient renfermés. Il parait du reste que les personnes qui n'ont aucune disposition a la prendre ne la contractent nullement, quoique donnant des soins aux malades.

Le 'virus contagieux épidémïque du Choiera asiatique attaque de préférence les nerfs du cœur en paralisant les mouvements de cet organe avec des crampes, des horripilions etc; affecte les nerfs du bas ventre, les intestins, la vessie, et la moelle épinière; d'autres fois se transporte an cerveau, en faisant le cours d'un typhus; beaucoup de gens meurent d'encéphalite, d'entérite .quand la réaction a lieu , mais après un cours de plusieurs jours.

On .1 employé beaucoup de remèdes pour guérir cette maladie ; malheureusement, jusqu'à présent point de spécifique. En Asie le calomélas, l'opium , ; i grande dose a fait des prodiges;' en Allemagne, en Russie l'émétique , ,J' esprit camphré , les frictions stimulantes":,' le sousnitrate de bismuth (lu

'Docteur Léo , les cataplasmes chauds ont opéré des. guérisons ; au Mexique , au Brésil le pavot sauvage a été mis en usage «mu me diaphojré tique avec succès; en Angleterre on a vanté l'huile de cajeput ; en Franco on a trouvé que le sang des Cholériques manquait d'oxygène , et on a employé, le chlorure (1) et les acides; dernièrement à ÎÇfarseille on a employé les frictions mercurielles avec, succès; quant à moi, dans trots cas de Choiera que , j'ai .observés £2) £quop l'appelle ou non Asiatique) persuadé que sirniLa, similibus curantur, j'ai administra l'émétique, ripécaquana.,,les frictions stimulantes, la limonade vineuse, et, mes malades sont guéris; peut être en détournant le procédé de la maladie elle même, et je ne vois aucune raison d'abandonner ina pratique :

Dans la Cholerine , l'huile , la limonade *ti ■-(. v,t: n -"> ■

(1) Un grain de cintre Je spude arec un once 4'eau distillée et du sirop de gomme. T. Chomel do la fièvre lyph.. . .. .. : ..,|) ,1 ;

lrw> cas de CM»i« morbiii que j'oi indiques lont.ïrriïé» quelques jour» liant que l'on eût ordonna de les consigner ; à celle époque je n'ai pas manqué de communiquer mon heureuse méthode an uvant T ralicie<i Je Docteur A«uiwp*. ,,t ,„.>&,

portugaise ( c'est la limonade ordinaire cuite avec du vin ) ; ainsi que le remède du Docteur Visceht (i) ont eu le même succès : j'essayerai dans les cas foudroyans l'esprit lie vin camphré (2) avec de l'eau gla- . cée; et les autres remèdes qu'on a proposas.

'^es remèdes prophyla tiques sont les suivants; savoir se tenir éloignés de l'humidité , ' de l'air du matin et du soir , se couvrir de flanelle, prendre des pastilles d'ipeoaquauha pour aider les digestions, se purger du gastricisme eu avalant quelques pi- 'Iules purgatives, tel que la rhubarbe, h; sulfate de soude, l'huile d'olive , de ricin; enfin il faut du courage, et de la tranquillité d'à me.'

(i) Le remède de 11.1. Vinci ht tst la composition '-'"'itiWinté.' ' 1. Cœ'llier de tin, Id. d'huile.

' "Id."'' do jus de citron.

Id. d'eau de (leurs d'orange.

(1) Ou ïient de in'apprendrc à PiAslaut que le Docleur C01.11 a gutîrï un cas oV Choiera aïec de l'esprit camphré , I? faisant aràler au malade a ta",' i$\ ±0 goulLei atec ds l'eau surate et tri fit" fiions. Je m'cmpreisc de ïous en donner la nourelle.

Je ne cesserai de louer le savant traité du feu Professeur Busiva, qui a envisagé le Choiera comme* un typhus, et j'admire aussi les travaux de tous les autres écrivains de notre pays qui viennent de montrer beaucoup de philantropie et de zélé dans les circonstances où nous nous trouvons maintenant

Une autre fois je vous parleïSÎ de l'influence des\ rivière* sur Vév isjou et la pro-

Votre ami Chaules Oiimea.

pagation du Choiera.

n , le 18 août i835.

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