‹ Réponse au "Matin" du 2 février [microforme]Chapitre 8 sur 11 · LS · texte numérisé non relu

LS

Cette lettre lui permit de faire avec la Wuterous Engine Works Co., de sd 5 la transaction qu'il mentionne dans sa lettre à l'hon. M. Joly. l ne me reste plus qu’à dire un mot du malhenrenx pronom possessif MON, dont s’est servi M. Daspaler dans sa lettre à l’hon. M. Joly C'est ce MON qui est la cause que M. Langelier s’est coupé, pour me servir de l'expression du Matin ; sans ce MON, Monsieur Langelier ne se serait pas coupé ct le scandale aurait ratté, aussi il faut voir avec quelle joie les rédacteurs du Matin ont torturé ces mots de M. Langelier — MON ouvrage. C'était uno phrase, d’ailleurs, bien facile * à comprendre; mais dire la vérité en temps d'élection, et surtout, dans un journal qui a été créé et mis au monde pour dire le contraire, c’eût été faueser son but. Il n’y a pourtant dans ce MON rien de bien extraordinaire. M. Langelier était l’auteur du livre,et j’er étais devenu le propriétaire moycuvant le prix de 82000 et malgré qu’il m’ait vendu son droit d'auteur, ça n’en n’est pas moins SON ouvrage et le fait qu’il me l’a vendu ne lui enlève pas le mérite d'en être l’auteur et c'est avec raisou qu'il dit : ‘‘ J'ai transporté à mes vendeurs la somme de $1810, payables à même le prix de MON ouvrage sur l'ensilage. c’est: à-dire $10,000.” Si M. Langelier eût.dit : payubles à même la somme de $10,000 que me doit le gouvernement pour le prix de MON traité sur l'ensilage, je comprends que sans explicatious on pourrait, avec un semblant de bon sens, interpréter contre lui cette phrase de sa lettre à l’hon. M. Joly, mais ce n’est pas ce qu'il a dit et votre argument tombe de lui même,

Je ferai pent-être mieux saisir ma pensée en prenant un exemple.

M. J. C. Chapais a vendu à M, Langlais, libraire, la propriété littéraire de son livre sur la sylviculture. Ça n’est plus la propriété de M. Chapais, mais c’est encore son ouvrage et si l’on trouvait une lettre dans laquelle M. Chapais emploierait l'expression ‘“ mon ouvrage ” en parlant de ce livre, et surtout, si lo tentait d'inférer de cette expression qu'il est intéressé dans le contrat de M. Langlais avec le gouvernement, je suis bien sûr qu'il protesterait, et il aurait raison. C’est la même chose pour M. Langelier : ce monsieur peut dire mon ouvrage, en parlant du Guide de l'Ensilage, attendu que c'est lui qui l’a ‘orit; mais, comme j'ai acheté son droit d'auteur, c'est ma propriété, et il n’a rien à y voir.

Monsieur Langelier étant resté «n dedans du montant autorisé par ma lettre du 27 juin 1891, je no vois rien dans tout ceci qui justifie cette longue tirade de calomnies, contre un employé prblie qni est dans l'impossibilité de se défendre, sans s'exposer à perdre sa position, si ce n’est que le besoin de faire un peu de capital politique contre son frère, l'hon. Chs. Langelier, qui lutte à Montmorency, dans l'espérauce que -ça fera peut-être un petit peu de bien à son adversaire,

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