AN
MONTREAL S. R. WARREN, FACTEUR D'ORGUES ET D'HARMONIUMS AU COIN DES RUES ST. JOSEPH ET ST. HENRY.
Ware
rent
moi \ttei der
bli s
pour li ju teint lonat
ai le tion M.
vallX
Je pieds tomp cet Oo
Le
ainsi
roisse Je tion
Je n'avais pis l'intention de répondre à toutes lea réflexions qui fu. vent faites sur l'orgue de l'Éclixe Paroissile de Montréal, ct encore Moins sur celui des RR. PP, Oblits, Mais des propos tendint à utta- ‘ter ma réputition, et, de plus, plusiours correspond inces pubiées dernièrement au sujet de la réception de l'orgue de li Paroisse. m'e blisent de rompre le silences afin d'éclirer le publie sur les circonstan cs qui m'ont attirer les attaques mensongères et cilomnicuses dont je suis l'objet,
Mai position est si clire, que je n'ai qu'à exposer, pour ce qui re œivde li construction de l'orvue de l'Éuliss P roisside, la mirée qui a été suivie pur le Comité nommé à l'effet de s'occuprr de là construe tion d: ect orgue, Les renscisnements que je vais nut're sous ls veux du lecteur sont puisés à une source authentique, ct, s'ils ne suffisent ps pour convainere ls eilomniiteurs, j'en appellirai, sins plus différer, à 11 justice qui protèze le citcyen honorib'e et condamne quiconque at teint à honneur et à li probits de toute personne qui jouit depuis longtemps de l'estime publique,
Le 13 Décembre 1857, le Conseil de fabrique de l'Église Paroissiile de Moutréil nomma un Comité afin de s'occuper de li construe= tion d’un nouvel orgue pour cette édifice, Un des membre de 6e Con ité, M. l'abbé Perrault, fut spéciilement chargé de là surveillance des tra VAUX,
Je fus invité, 11 même année, à fire le devis d'un orgue de 32 pieds. M. l'abbé Perrault me fit appeler ct-me donna une spécifie ition vomplète comme bise de mon travail, Lorsque j'eus terminé l'estimé de cet orgue, je le rémis au Comité,
Le Comité usint de ses droits, erut devoir soumettre la spécification ainsi que mon devis à mon confrère Cavaillé-Coll, le célèbre facteur d'orgucs de Paris (France. La réponse ne so fit pis longtemps attendie; M. Cavullé se plüsuit à approuver [1 spécification et mon devis, Quelques jours après la réception de la lettre de mon confrère, M. l’abbé Perrault m'ordonna de commencer les travaux de l'orgue do la Pa roisse.
Je m'occupai donc de réunir les matériaux nécessaires à la construc« tiou do cet instrument. J'avais déjà en magasin du bois en réserve et
de bonr tuyaux,
Si j'ai placé dans cet orgue un a zinc, ce n'a été que sur conventions arrêtées ct écrites entre | 4 chez M. Doucet, notaire,
ine quahté ainsi que l'étoile et le zinc pour la construction deé
ssez grand nombre de tuyanx en
es pr tics et d'après un acte d'engagement rédint à Montréal.
il est bon de dire que M. Habelle, organiste de V'É, lise Paroissiale, ne faisait point partie du Comité,
Durant la construction de ect orgue, unniste de l'église St Patrice, vint, il est vrai, presque chaque jour et vien, chez Jui, n'a jamais pu me faire penser qu'il
M. G. Smith, aujourd'hui or-
dans mes ateliers, avait qualité de surveiller les travaux de ect orgue, Du reste, tous mes ouvriers, excepté deux qui sont sortis de chez moi depuis 1 pose de
ect orgue, pourraient aflrmer qu'il n'ont jamais entendn dire un mot à M, Knith quai put leur faire même supposer qu'il excrgnit une sur veillance officieuse au sujet des matérlaux que jemployais dans les différents aAcCESSOES de eot iustrument.
M. G. Smith me dit souvent qu'il était heureux de pouvoir suivre
la construction d'un orgue d'aussi grande dimension ct d'en étudier ex-
actement toutes les parties, Et je peux dire avec foute assurance qu'il cornit fort difficile à mes calomniateurs de pouvoir raisonner d'un oreue et écrire anssi facilement sur ce sujet, comme M. Smith a pu le faire
en waintos circonstanees.
\}. Labelle vint assez rarement dans mes ateliers, et 1 ne me fit
aucune observations particulières sur la construction de cet orgue. Je L E 1 + ET ER < * cependant me rappeler qu à la dernière visite qu'il me fit quel-
dois our le transporter à la Pa
ques jours avant qu'on démontât l'orvue ] je Jui demandai si la huateur entre le premier clavier et le péil les trouva posés selon sa commodité.
roisse dalier était bien à sa convenance; l'instrunent afin qu'il fut posé pour la fête de St
Je démontat tout première fois en l'année 189$ au
Jean-Baptiste, et il fut joué pour la
milieu d'une foule immense que contenait Notre-Dame de Montréal. Les premiers temps, je ne reçus auoun reproches de mon instrument,
Seulement , ce qu'on mie dit souvent, c'est que mes basses étaient trop fortes, Cet orgue, alors, ne possédait que le elavier des Bombardes et le clavier du Positif. ces deux claviers réunissant les jeux nécessaires pour
l'accompagnement, et, du reste, disposés tel qu'il était convenu dans la - ) , u Î
spécification.
Mon orgue n'avait pas été reçu, ct je désirais qu'il fut examiné par tous les orsanistes de Montréal.
Je dois dire que je construisis peu de temps après celui qui nous oceupence moment, un orgue pour la Chapelle Wesleyenne de la grande
sur ç J'
Le clavie tion « de st à M.
qu'il conste
Le instru l'orgu te cai:
sa ma tée ou elouée les me final f l'instre reste, |
À ce que cl} doiots, était ft mie fan
Un ; Oblats ses offre ment qi plusieur Il se dé et la & orgue, ]
OT— jour qu'il
mes e de
mot £suT—
diffé-
uivre 1 EXxqu'il roue
fure
ie fit , Je quel- Pa + pé= odité.
le St JS au al, ment, P fore clapour ans la
é par
accurande
tue St Jacques, à Montréal, La plupart des organistes de la cité vinrent l'inaugurer, excepté M. G. Smith, Cct organiste ne manqua de venir plus tard le visiter, À quelques temps d
e là, je le chargeni de me donner ses appréciations sur cet instrument :
c'est alors qu'il écrivit un pamphlet ter:
üné par un procès-verbal de réception et pour lequel il me demanda la signature de ses confrères,
Je ferai remarquer que M. Labelle s'empressa d'apposer sa sionature sur cé procès-verbal, preuve incontestable de sa satisfaction
de l'instrument ct témoisnase irrécusable du désir
qu'il avait dé m'être agréable,
J'arrive très naturellement à parler de l'orgue que me commanda le R. P. Supéricur des Oblats.
Le P. Aubert me présenta en 1858 ln spécification d'un orgue à trois claviers qu'il avait lui-même écrite. Je commençai de suite la construetion de cet instrument , ct, cette fois. M. . Smith fut réellement chargé de surveiller la construction de ect orgue. Par sa quidité, il appartenait à M. G. Smith de recevoir l'orgue des RR. PP, Oblats, et. qu'il a dressé le procès-verbal selon les forraules constance,
c'est ainsi adoptées en pareille cir-
Le R. P, Supérieur me témoigha plusieurs fois s instrument jusqu'au moment où il décida de faire frira Ja caisse de l'orgue pour laquelle , entre parenthèse | j'avais don te caisse fut donnée à un menuisier
à satisfaction sur mon
è plan; cetdu quartier qui le construisit à *, au lieu de pouvoir être démonmontée par morceau dans le jubé et clouée sur place. Comme il fallait en ajuster les différentes les menuisiers durent raboter
sa manière, c'est-à-dire que cette cuisse tée ou remontée à volonté, fut
parties , aux approches de l'orgue, et le résultat final fut une grande quantité de ribes €
t de poussière qui pénétra dans l'instrument, Je ne pouvais être r
esponsable de cet état de chose. Du reste, je n'en fais pas un crime au menuisier. A cette époque, M, Smith venait toucher
l'orgue à St Picrre presque chaque dimanche pour être
agréable aux Pêéres, L'orgue, sons ses doigts, ne se dérangea point. Il est bion évident que le R. P. était fort satisfait de mon orgue, me faire la moindre observation.
Supérieur puisqu'il me le paya en entier sans
Un jour, j'apprends qu'une personne s'était présentée chez les PP, Oblats pour solliciter l'entretien de l'orgue. Les PP. acceptèrent de suite ses offres sans ce que je pusse me rendre compte du sujet de mécontente= ment que j'aie pu leur donner, À partir de ce moment, il me revint de plusieurs côtés que los Pères étaient fort peu satisfaits de leur instrument. Il se dérangeait constamment, On me dit que les garnitures, les soupapes et la soufflrie étaient de mauvaise facture. S'il en était ainsi de mon orgue, pourquoi les RR. PP. ne m'ont-ils pas fait demander ?
Dernièrement , je me présentai chez les PP. Oblate pour connaître Îæ vérité des faits qu'avançait M. Paul Letondil, ct je sus que ce dernier ne tenait pas ces renseignements des Pcres,
Ds se plaigmaient avec raison que la soufflerie, telle qu'elle est anjourd'hui, ne fouruissait pas assez de vent relativement à la puissance de l'instrument, Je la visitui, et je ni 'apperçus que la pompe, à liquelle j'avais donné & pouces de course, n'était pas dans les conditions voulues, ce qui fait que le centre étant déplacé, la quantité de vent nécessaire est considérablement affectée, Je le demande, puis-je être respons.ble d’une erreur commise par autrui ?
Je reviens à l'orgue de l'Église Paroissiile, né comptait que deux claviers, celui dos Bombardes et du Positif. Je fus invité, l'année dernière , quatrième clavier, ou clavier de L'Écho (le swell).
Cet orgue, je l'ai déjà dit,
Le
à Coustiuire le — Le chivier du erand orgue nest pas encore construit), M. l'abbé Perrault me remit depuis la spécification de ee clavier et en suivit lui-même la facture, Il fut posé, 1802, pour la fête de &' Jean-Baptiste.
en
Mon oreue, jusqu'à cette époque, n'avait pis eneure été jugé d'une manière officielle, mais depuis longtemps. déjà, j'en avais eutendu parlé d'une manière défavorable, Sur ces entrefaits. le comité de la construetion de l'orgue désira le faire toucher par plusieurs orginistes pour pouvoir le juger tel qu'il se présentait, Des lors. je demandai à quel ques organistes de venir le jouer, Je désignai plusieurs personnes et M. Läabelle fit lui-même ses invitations, en sorte que je vis facilement que la réunion des artistes formait deux cunips, Cette séance d'examen cut lieu le lundi 12 jinvier de eotte année, Il était bien entendu que les orgainistes n'avaient pour mission gracicuse que de toucher l'orzue pour en apprécier tous les jeux et le iccanisime, et non Dis pour vérifier Linstrument d'après la spécification et le devis, Le fut est si vrai, que M Labelle exigea la remise imincdiate de ces deux pièces; un des membres du comité lui en refusa nettement lu remise, ajoutant que les org nistes n'étaient pas appelés pour contrôler le devis, mais Simplement pour faire entendre l'orgue au comité et pour qu'ils jngeñssent la qualité des jeux,
[était évident qu'une cabale était organisée pour condamner séince tenante mon instrument, Plusieurs membres du comité s'en aperçurent de suite et d'autant mieux, que l'un d'eux savait que M. Labelle avait amené quelques personnes, la veille (dimanche) après l'office, pour visiter l'orgue; les mêmes personnes, excepté une ou deux, assistirent à l'examen de l'orgue,
Et, du reste, l'acharnement que mit M. Labelle à trouver des défruts à mon orgue fut parfaitement remiurqué par les membres du comité ainsi
Ë Ê à Le è
ne na mo vd 0 él à
que par MM. les organistes anglais. Qu'iije done fuit a M. Libelle pour 'e Ï4 FI RÉ FEAT D TE : ù 1 F ne À ; ;
quil ait décilé d'agir d'uve manière si peu déiicite à mon érurd ? Je r ne © 6
pense qu'il serait fort emburassé de mt lonner une bonne raison.
Je crois que c’est le moment de «i
ae M, Libi:lle a voulu exercer sur our-
moi une petite vengeance : 10 puce jailne fut pas nommé membre du RUES comité; 20 parce qu'il pensait que M, Sinith avait été charoé de surveiller ae la construction de ect orzue: 30 piuce que M. Smith a plusieurs fois écrit = 1 au sujct de cet orgue; 40 et parce que le rapport de M. Smith a été choies si par le comité,
Je ne pense pas, moi, que M. Labelle ait eu raison de se conduire ainsi, car lorsqu'on a des griefs contre quelqu'un , il vaut mieux venir les lui pe €xposer franchement et non pis parler en arrière sans qu'on puisse jamais ss connaitre l'auteur des propos, ë : Et, du reste, quelle confiance puisje secorder à M. Labelle , lorsqu'on . peut encore se rappeler sa triste conduite à propos de son attestation is concernant Ja supériorité des pianos Nuns et Clarke , pièce que le public ee put live sur les vitrines du masusin de MM. Laurent et L'iforce, dans la : bâtisse du Cristal Block. Ainsi. chose singulière , M. Labelle , après as avoir vanté ces pianos avait été prié, à la suite d’une discussion, de Le ne plus revenir au magasin, et alors, mécontant de ce procédé à sou ézard, is il ne trouva rien de micux que de dire que ces pianos étaient détest ibles, ds pensant aussi, par vengennce, jeter du discrédit sur la maison Luurent & 0 Luforce.
C'est la même conduite que tient aujourd'hui M, Labelle visacvis de ma . personne, avec cette diliérence . que J'ai toujours reçu cet artiste avec ce | politesse, quoique j'eusse, pour plusieurs raisons , le droit de lui interdire . l'entrée de mes magasins. Et M, Libelle vient dire quil est mon «mi, in lorsqu'on sait que c'est lui, et par ses propos, qui m'a attiré tant de dé- . 8 gréments, et mime plus, qui n’a pas craint de me ruiner dans l'opinion ue | publique.
; J'ajouterai que cette séince d’eximen fut un spectiele déplorable pour d : le saint licu où se passait la discussion. L'examen fut plutôt une discussion ee É accrbe et parfois mêue insultante pour quelques uns des confrères, Il me fut . L donc diticile d'être sutisf it de cette séance où l'on distinguaient aisément en Ë deux partis, l'un composé de MM. Baruby et Torrington, et l'autre de MM. he : Labvlie, Pepin Luforce ct A. Boucher. Ce fut M. Labelle qui expéri-
2 ï menti et éprouvi mon instrument d'une manière peu honorable pour lui. ee M. G. Sith, cousuité à plusieurs reprises, réfuta souvent les arguments - de M. Libelle, et celui-ci lui répondit d'une manivre peu courtoise,
Lorsque ce singulier examen fut terminé, M. Labelle exprima l'avis t k & que puisqu'il n'y avait pas entente parmi ses confrères, il fallait faire
uts F : j!
ee É veuir un f.cteur d'orgues et un organiste des Etats-Unis pour qu'ils ex-
inst È
&ninéssent mon orvue, » M. G. Sith l'EpOUSSA oct avis a
sant Çqu'il était honteux de voir que dre sur un sujet aussi Shbple que eclui qui les occupaient, » M. Siity considérant cette séance comme presque nulle pour le résul tat qu'elle devait offrir au comité, der s'il me serait agréable qu'il visit te proposition indique assez que cet la survcillanee de l'orgue lors de « geante. M, Smith me dit ansei qu'il all:
M. Doucet ainsi qu'à M, Prévost : J'appris, depuis, que ces messicurs ac- 'etonnalssance,
C'esten vertu de ette autorisation que M, Smith se rendit le lendemain Qmardi) à 11 h. a. m.à l'orgue de la paroisse e pen. Je puis déclarer que M, Smith
ta réellement toutes les par
cueillirent cette proposition avec à
& y resta jusqu'à 7 h.
onta jusque dans le sell et visities de cet orgue, Lorsqu'il eut terminé ectte inspection , il COnMmenct Un examen
scrupuleux de tous les Jeux, de l'action de chaque clavier, de |]
‘action du pédalier et de sa disposition, et enfin de tous les accessoires f
üisant partie de l'instrument. C'est à la suite
de cet examen attentif que M, Sith rédige son rapport sur des notes qu'il prit sur place,
J'insiste sur un point , c'est que s'il eût fallu ré
iunérer M, Smith cha.
que fois que ses services
opt été réclunés, on ne l'eut Jamais si souvent
recnerché et en toutes circonstances. Les rapports que j'ai eus constun-
uent avee M, Smith me font une obligation de prendre sa défense lorsque je Je vois attiqué d’une manière indélicate et injurieuse par ses confrères, et surtout pur M. Paul Letondal,
Le publie comprendra maintenant qu'il est très-naturei de la Fabrique s'en soit tenu, dans
va séance du 19 juin 1863 rapport de M. Smith que je mets plus loin sous les yeux des lecteurs, Pour ce qui reg:
arde le rapport Pr'oprement dit de M. Labelle, lequel est signé par MM, Paul Letondal, Pepin Laforce et À. Boucher, ; mets pas en doute la bonnne foi de €
je ne daction de son travail; mais ce
que le comité
au
et organiste, M. Labelle, dans la ré que je combats avec force , se sont les réflexi. ons placées dans l'introduction à son rapport. Je puis très-facilement réfuter les arguments de cette introduction , depuis surto qu'un des membres du comité a écrit à M. Cavaillé au sujet de l'emploi du zinc pour la fabrication des tuyaux de gros calibre, Je donne de l2 réponse de ce célèbre facteur, Et enfin, Je termine cet exposé de Paroisse, en nr'adressant à M. Le
plus loin copie
la construction de l'orgue de Ja
tondal lui-même, Deux correspondinces parûrent dans « La Minerve
le 15 octobre 1853 » toutes deux signées p
» les 26 «eptembre et ar M, Letondal et pour ses con-
avec encre en di
des confrères ne pouvaient s'enten.
JE se prétenta chez moi pour me demanât l'orgue dans toutes ses parties (ect.
organiste ne s'était point occupé de Sa COnstruetion), J'acéeptai son offre obli-
ut faire la même proposition à
MR lus me ie
uen di
s'enten-
le résuldeanos (ectupé de re oblisition à
'urs ac-
Jende- 47h.
et visi- ‘ cette le l'acet ent suite
hotes
à cha.
uvent stm- » lors-