DE QUELQUES ORGANISTES ANGLAIS
AL le Réduc ur,
Nous avons été surpris de lire dans les colonnes de l'Ordre du 18 vourant, et plus tud dans celles de la Minerre. plusieurs lettres de félicitation adressées à M. Warren. par Îles organistes de quelques éolises anglaises de cette ville, au sujet de l'orgue de l'église paroissiale, — {in qu'une de M, le secrétaire du comité des Finances de la Fabri
TELE de Montréil-trancnettant le rapport de M GG. Smith,
organiste de l'église St Patrice, sur le dit orgue, et dans lequel M, le surintendant dit aussi concourir pleinement,
Ayant été invités, mes collècues et moi, le printemps dernier, à assister à l’exumen qui avait pour but la réception de ect orgue, nous avons remarqué ane si grande divergence dopinions sur l'appréciation de cet instrumeut que toute entente sembla hupossible, et force fut de se séparer sans rien conclure, À la demande de M. le curé de la pa roisse, nous Jui adressimes, peu auprès, un mémoire contenant le résultat de nos observations, nécessairement très-imparfuites, puisqu'il ne put nous être donné, lors de cet examen, ancune communication, ni du devis qui devait être rempli par M. Warren, ni du marché passé entre lui et la Fabrique, au sujet de cet instrument, Il ne nous restait done qu'à uous rendre compte de l'effet produit par un certain instru. ment placé devant nous, inachevé et incomplet de moitié, sans qu'il nous fut aucunement possible de constater dans quelle mesure de fidélité cette partie du devis fut exécutée. Plus encore, il est de notre devoir d'ajouter que dans l'examen d'un instrument, dont le prix s'élève déjà à plus de £2,000, on nous interdit absolument de nous oœeu per
de la construction de 14 partie matérielle de cet instrument, tant qu'nt à la manière dont il a €té construit que quant aux matériaux qui sont entrés dans sa construction, C'est done dire bien clirement que les éloges rendus pir les orgnistes en question ne peuvent avoir rapport, tout au plus, qu'au son émis par l'orgue, en une circonstunce particulière et prévue par le fucteur, sans pour cela aucunement cnbrasser la Construction matérielle, qui fut si soigne uen public ou privé.
Vu l'impossibilité, d'une part, d'en arriver à une commune conclnsion sur les mérites ou démérites de ct
usement soustraite à tout exi-
instrument, et convaincu : d'autres part, de la nécessité d'obtenir une opinion orgue aussi considérible, qui a déja coûté de niures, ct qui en coûtera probablement autant, si toutefois on s'efforce de le terininer, le soussigné et ses collègues recommandèrent fortement d'inviter, à Montréal, quelque ficteur de renom des Etats Unis, et qu'on ne pourrait soupçonuer de préjugés, de pirtidité ou d'incompétence, L'importance de Ja question nous semblit autoriser cette faible précrution. Par des motifs d'économie, parait il, étrangement avec l'accomplissement du contrat de l'orgue,—<i contrat a jamais existé —cette demande nous fut refusé sur le ebamp.
Enfin, nous devons ajouter qu'il ne nous fut même pis troduire à l'orgue aucun autre facteur de |
iupartixle sur un si grands sucrilices pévu-
motifs qui contraste
permis d'in à ville, qui, à défunt d'autres juges plus compétents et impartiaux peut-être (mais que des raisons d'économie prudente éloisnuient) aurait pu ficilement, en présénce du facteur même de l'instrument , signuler aux personnes présentes les causes diverses qui font de l'instrument de la paroisse, défuuts, mais une affaire manquée.
En terminant cette correspondance, que | nous à forcé d'étendre, nous ferons remar
non pis un orque suns
a seule importance du sujet quer à nos lecteurs, que :
1°—A. le secrétaire du comité des finances de a F court simplement dans le rapport d'une autre personne, n'a pas encore été publiée), il prie le ficteur de pourvoir aux petites (?) répirations suggérées au dit rapport, et constate la manière honnête et courtuise qui a toujours révné dans ses rapports avec M. Warren :
abrique con— (dont l'opinion
2°—M. G. Smith ayant été, à diverses reprises, chargé de surveiller la construction des orgues de M. Warren, et, pendant un certain temps, la construction même de celui en question, son rapport, s'il est
consciencieux, ne saurait être celui d'un juge tout-à-fuit impartial ou désiutéressé :
30—M, Carter, trés-lel instrument
après avoir déclaré qne l'orgue de Ja paroisse est nn (ce qui n'est pus tout à fait Synonime de très-bon)
nnennes
n int qu'int ajonte qu'il ne trouve pas le choix des jeux bien adapté pour !églice,
l q J ] { aux qui spécialement par l'absence des Joummiuiures et qu'il manque d
e force dans les anches (pourquoi ?), que le nombre des jeux doux est trés grand, (Ajoutons ici, par voie d'information ,
coûtent le prix de six ou huit je
ent que rapport, particu-
que certains jeux forts
ux doux réunis ):
Le 49-M. James Peurce, que nous n'avons pas l'honneur de connaître Ï oi a personnellement, déclare que ect instrument l'a bien satisfait Leidunt son séjour (court ou long ?) dans cette ville, Et si l'orgue dure plus conein= longtemps que le séjour de M. Pearce ? À AVuncu , e = : Fa ë cpu ; at Un 59—Tous ceux qui ont assisté à l'examen en question, ont été témoins s pévu oculaires et auriculiires de l'oflicieuseté partiale qui a entr.îné M. Bunby “'efifoe à se faire Ja risée de tous présents, Pour cette fois, il nous a fuit l'exemple de l'aveugle allant plus vité que son guide. En affirmant ; )rteinent et Le 1 et F nis, et que l'Orgue de l'Église paroissiule peut être comparé avuntugeusement 1 Comp avee aucun autre qu'il à essayé en Angleterre, M. Btunby constate » f ble que ses devoirs professionnels Comme organiste ont été infiniment » streints.
ontraste 60 Le court ccrtiäcat da M.
J Torrington est celui d'un viotuniste | ontrat à habile qui déclire que l'orgue de li paroisse est un instrument sans J défaut(!) et :
1 d'in- 79—M Pech s'est par trop écarté de son sujet, dans ses insinuations d pdd malveillantes à l'adresse de l'orginiste chargé de füire valoir un instru- Du ment des plus complets ct des plus imparfaits. Est-ce que M, le nce qu
Gradué de New-College près avoir eu ses petites intentions à l'en RSR droit de la direction de l'Oratorio »>—plus tard,
Cunadienne, plus tard
de là Ph harmonique ue Suns
» Comme foud.teur de chaires music les au New-
: College MeGill.songerait par hasard à détourner M. l’Organiste de É ANSE là paroisse ? Que siguifient les ituligues de M. Pcch ? ï Lie Nous tenons, surtout dans certüins cas, au principe—@ Ja vérité, Fa e con— toute la vérité »—et nous adcptons pour devise : «Qui s'y frotte s'y ee Opinion pique,» ce qui veut dire » trüduction libre, que si nous sommes rappelés | +, petiles sur le terrain da la discussion au sujet de l'orgue discordunt de la "+, : hon- piroisse, nous “aurons, la prochaine fois, appuyer nos assertions de à 'arren : pièces justificitives quelque peu dés gré.bles , crajgnons-nous , pour à utveil. quelques-uns de n05 amis discutant, | Sersain s Pauz Leronpar, fl s'il est ‘| lu] ou Et ses confrèzes organistes catholiques Fe | de Montréal. d est nn |
s-bon)
M. le Rédicteur,
J'espère que vous voudrez bien me permettre d'insérer quelques li nes dans votre journal pour détruire l'impression défavorable À mon
égard que Ja correspondance de M. Gustave Smith, publiée dans votre numéro du trois ‘octobre courant, à pu produire sur certaines personnes. Dans cette correspondince, M. Smith laisse de côté le sujet de la discussion , qui était l'orgue de l'Église Paroissiale, pour ne s'occuper que de lui-même, Je suis donc forcé par là de me justifier de ses in sinuations, et quoiqu'il soit toujours désagréable d'en venir à des personnalités, je ne puis faire autrement que de parler de lui et de démon. {rer que le contenu de mon premier écrit n'était pas sims fondement, Je n'ai jamais eu da prétention de faire passer M. Smith pour un protestant. Seulement comme ce monsieur, dans l'affaire en question, s'est rangé du côté des organistes protestants, je ne l'ai pas considéré en cela cemme un confrère organiste cutholique. Par ces mots « de con. frères organistes catholiques », j'ai purement et simplement entendu parler de tous les orgauistes catholiques de Montréal qui partagenient ma manière de voir, et qui prenaient la responsabilité de ma correspondance. M. Smith déciure qu'il n'a jamais surveillé la construction d'aucun M. Warren. J'étais cependant, avec plusieurs personnes, sous
orgue © l'hnpression que M, Kinith avait, non point officiellement, mais d'une manière officieuse, surveillé la construction de l'orgue de la Paroisse et d'un autre. Quant à cc qui regarde l’orgue de la l'Église Paroissiale , cette afluire est tellement enveloppée de systère qu'il est difficile d'apporter des preuves directes. Je dirai simplement que plusieurs des ouvriers de M. Warren, lorsqu'ils voyaient entrer M. Smith dans l'atedier, se hâtaient de cacher les mauvuis matériaux qu'ils avaient alors en muins.
Je disais que le rapport de M. Smith ne pouvait être celui d’an juge impartial et désintéressé. En cela je n'ai dit que la vérité et je suis en étut de le prouver:
1° Une brochure assez considérable a été publiée en 1861 par M. Warren, pour lui servir de réclame. Cette brochure est entièrement de de la rédaction de M. Smith. Il avoue lui-même, dans cette brochure, qu'il a été chargé par M. Warren de faire le compte-rendu de l'orgue construit par co dernier pour l'Église Wesleyenne. Pourquoi cette préférence de M. Warren pour son rédacteur ?
2 L'Ordre du 23 juillet 1860 dit:
e Nous sommes informés que M. Warren, facteur d'orgues, a chargé & M. Gustave Smith de veiller à ses intérêts, et cet habile organiste et « directeur du chant de l'église St Patrice, vient d'arriver à Québec,
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chargé uiste et uébec ,
nn nmnane
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une affaire manquée.
€ pour visiter les orgues us
principles éolises de cette ville, » ME. Sinith n'u pas alors déclaré que
ces nouvelles étaient f'unsses, 3 Je puis établir, Pur des lettres de M. Sie l'argent à M. Warren pour ses services a reçu entr'autres soinmes, $22 on récompense de ses bons rapports Concernant l'orgue de l'éslise Pierre, À propos de ce dernier (ET bre 1858:
t, qu'il a demandé de
professionnels, et Je suis qu'il
€, On lit dans la Muerve du 20 octo
€ Nous, Charles Gustave Sith, o
rginiste, ete...
€ conimission
en vertu de lu expresse ét du pouvoir à nous dounés, ete... nons avons a Visité la souflerie, Le souñet joue bien, saus aucun aaluut.. «de la qualité des matériaux convenus, p
& Nous déclarons, , . selon Dicu et notre conscience que le dit orgue € est recevable, »
Malheureusement pour M. Smith, neuf mois après Jierie était Coiuplètement défectueu pli de délauts et
ce rapport la souf se; le souilet jouait mul , les matériaux étaient si Oblats furent oblivés de soupapes,
Ctuit ren— mauvais que nos bons Pères dépenser $100, pour faire garnir à neuf les Peut-on raisonnablement inférer de ce qui précède que M. Sinith soit désintéressé et impartiul quand M. Warren es
St en cause ?
En terwinant, je ferai remarquer que M. Smitl dance, n°
a pas voulu ou n'1 point osé prendre 1 l'église paroissiale dont il a décidé M. Sith trouve mon langage
1, dans sa correspona défense de l'orgue de la réception.
peu amical. S'il veut relire Je e qu'il a donné pour la réception de l'orgue e Cra que je ne pouvais avoir une meille n'avais été retenu par les Ggards dus à un confrère, jourd'hui des limites que je m'étais tracées , forcé et il doit en porter toute |
ertificat n question, il se convain-ur occasion de le critiquer, si je Si je suis sorti au.
c'est lui-même qui m'y a a responsabilité, J'ai l'honneur d’être, Monsieur le Rédacteur, Votre très-obéissunt serviteur,
PAUL LETONDAL.
Ainsi, M. Letondal écrit:
19 Que mon instrument est, non pas ur Orgue sans défauts, ma 29 Que mon instrument est un orgue discordant ;
30 Que cetto affaire est tellement enveloppée de mystères ; 0tc;
4° Que plusieurs des ouvriers de M. Warren, lorsqu'ils voyaient en-
trer M, Smith dans l'atelier, 8e hâtaient de cacher lea mauvais matériiux qu'ils avaient alors en maine;
5% Que la sonflerie de l'orgue des PP, Oblats était complètement défectueuse, neuf mois après le rapport de M, Smith,
Je réponds: 19 que si mon instrument est un orgue discordant, l'orgauiste peut s'en prendre à lui-même;
Je réponds: 20 qu'il n'y a jamais eu de mystères dans les procédés dont où s'est servi pour la construction de cet orgue ;
Je réponds 39 que les ouvriers qui ont déclaré se hâter de cacher les mauvais matériiux à l'urrivée de M. Sinith duns mes ateliers, ont commis un grossier mensonge ;
Je réponds: 40 que la souflerie de l'orgue des PP, Oblata a été détériorée pur des causes qui ne sont pas de mon fait, et que siles PP. out juxé à propos d'appeler une autre personne que celle qui a construit cet instrument, ectte détérioration ne peut pas m'être imputée aujourd'hui. De plus, cet orgue a été entre mes mains pendant 16 mois; dès lors, les PP, pouvaient fort bien m'appeler neuf mois après sa réception pour que j'y fisse les réparations nécessuires, Cet orgue fut posé le 25 octobre 1858; nettoyé et accordé le 24 septembre 1859, et resta en mes muins jusqu’au 20 mars 1860.
Je termine en ajoutant que, vers la fin du mois d'Aôut, je me rendis à l'orgue de la paroisse pour le visiter, et je constatai, dans les tuyaux et dns les soupapes, Îà présence d’un sable jin qui m'a paru y avoir été jeté malicicusement, Je remarquai aussi que ce n'étaient que les tuyaux les plus proches d'une main erupable qui contenaient ce sable, tandis que les tuyaux du swell étaient intacts, De même, c'étaient toujours les tuyaux des claviers de bombarde et du positif, ou du pédalier qui se dérangeuient presque chaque dimanche, et jamais ceux du swell ne m'occupaient.
I] faut encore dire que l'entrée de cet orgue était accessible à tout heure du jour. Depuis le 1% septembre, une surveillunce active est exercée dane le jubé , et aucun accident ne se produit dans l'instrument.
Je laisse maintenant le public juger avec connaissance de causes l'histoire mystérieuse de mon orgue. La reproduction du rapport de M. G. Smith, et de celui de M. Labelle signé par ses confrères Letondal, Pepin Laforce et A. Boucher, écluirera mieux encore le lecteur.
Ma réfutation des différents points de l'introduction au rapport de M. Labelle complètera les lacunes que j'ai omises avec intention.
J'ai la Fat une ré Vous f
séance
Apr £é de :
organis Civusen
Je v du coin
En t vive sn rapports
Cejo:
soixant que de constru notre €
LL N du cl les mei avec tro tendre ] est facil
2° Nc tif et di vier du.
3° Ex qui parl 4 No les avons l'organiet 5° Na lentemen!
vais mament déunt, l'or.
‘dés dont
“cher les ont com-
a été dé- | les PP, construit > aujour- 1ois; dès réception osé le 25
à en me8
rendis à uyaux et ir été jes tuyaux ndis que jours les se dérancupaient.
out heure cée dane
l'histoire Smith, Laforce
t de M.
lentement chaque note:
Montréal, le 19 Juin 1563,
Mon cher Monsieur j
J'ai l'honneur de vous IMlormer, en qualité de Secrétaire du Con té de la Fabrique de Montréal, que votre lettre, adressée à M. une rénonse aux diflérents rapports
Vous Avez eéonstrait pour l'Eglise E
séance du 10 wltimo.
Après nouvelle lecture de ces rapports, MM. les membres du comité m'ont char £é de vous écrire qu'ils ont ra devoir adopter Le rapport envi Ye par M. G. Smith, organiste de l'Eglise St Patrice, Coitne é'ant |
le pltis inpartal et le Civusement fait, concourant Pléinement dans les re iarques dont il |
CUpineur, denandant SOUIHIN à ce Comité, relative ent à lPorgu aroissiale, a été prise En Considération duns su
DIUS Consciune
l'aceompa Le Je vous transmets ce rapport en (none tem) s que lu presente, vous priant au nom du comité, de pourvoir aux petites à
En terminant, mon cher vive satisfacti
puralions qui Y sont sugaCrées, MGNSICUr , Je ne puis n'emy Mn pour là iianièie honnèt rappoits aveu moi,
ccher de vous témo “ner mA
et courtoise QUI & loujours régné duus vos
J'ai l'honneur d'être votre, ete,
J. H. Prevost,