PROSPECTUS
Parmi les sciences dont le domaine s’est agrandi depuis un demi-siècle , la chimie et la physique se placent au premier rang. Les résultats obtenus dans ces deux branches des connaissances humaines ne sont point le produit d’un joui , ni 1 œuvre d un savant ou d un corps académique , ni même 1 héritage d une seule nation : c’est le fruit du travail de chaque jour, de celui des maîtres de la science en tous pays.
Ce mouvement universel des sciences naturelles, la France en avait eu 1 initiative. Elle n’a pas cessé de marcher à sa tête, et c’est à elle qu’il appartenait de le diriger. Une main intelligente s est donc chargée de saisir au passage toute publication digne d estime pour en faire ressortir la valeur réelle par une exposition qui en fût le résumé complet.
Cette tâche avait été entreprise, dès l’année 1788, pour la chimie seulement , par Guyton-Morveau , Lavoisier, Monge, Berthollet, etc., etc., qui fondaient les Annales de Chimie en même temps qu’ils venaient donner à cette science une existence nouvelle. Plus tard il parut nécessaire
de faire pour la physique ce qui avait été entrepris pour la chimie.
Les Annales de Chimie et de Physique, publiées, dès 1816, par MM. Gay-Lussac et Arago, furent le répertoire universel de ces deux sciences. C’est à ce titre que fut accueilli , en France et à l’étranger, le recueil qui émanait de nos deux illustres compatriotes, et qui continuait pour l’Europe savante celui qui avait déjà son suffrage.
Mais, depuis quelques années , le progrès s’est accéléré de telle sorte, les applications spéciales de la chimie et de la physique se sont tellement multipliées , que les rédacteurs des Annales, distraits d’ailleurs par d’autres soins, crurent devoir solliciter la collaboration de plusieurs de leurs amis. L’appel fut entendu , et, dès la fin de 1839, les Annales furent rédigées conjointement par MM. Gay- Lussac, Arago, Chevreul , Dumas, Pelouze, Boussingault et Régnault.
Cette sollicitude de MM. Arago et Gay-Lussac aura donc affermi les Annales dans la haute position qu’elles occupent. L’adjonction de collaborateurs dont les noms font autorité répond du soin avec lequel sera recueilli tout ce qui intéresse la science. Ce n’est point, en effet, la pharmacie et la médecine seules qui ont aujourd’hui recours à l’enseignement de la chimie et de la physique ; il n’est pas une usine de quelque importance qui n’ait aussi son laboratoire. La production industrielle et agricole s’est associée, à son grand bénéfice, à tant de découvertes , elle est entrée dans de telles combinaisons , que toute une classe nouvelle de lecteurs se trouve intéressée à l’étude des sciences naturelles. Les Annales, qui avaient particulièrement été jusqu’à ce jour le livre des savants et des académies , sont désormais indispensables aux producteurs et aux praticiens. Elles répondront à tous les besoins avec une fidélité et une sûreté de savoir dont l’expérience est faite par cinquante- trois ans de publication non interrompue.
Pour faciliter aux amis de la science l’acquisition de ce beau recueil, les éditeurs ont établi comme il suit les nouvelles conditions de vente :
JP r entière série.
La première série, de 1788 à 1815, est presque entièiement épuisee. Il reste des volumes qui se vendraient séparément aux personnes qui auraient des exemplaires à compléter.
jDettaciètàie série.
La deuxième série, publiée, de 1816 à 1840, sous le titre d Anna/es de C/arme el de Physique , par MM. Gay- Lussac et Arago, comprend vingt-cinq années et forme 75 volumes. Prix 300 fr
Les tables générales raisonnées des matières contenues dans ces 75 volumes, suivies des tables alphabétiques des auteurs qui y sont cités, 3 vol. in-8° 20 fr.
No/a. Un certain nombre d’années, et particulièrement les dernières, peuvent se vendre séparément , chacune au
Prix de- 12 fr.
Les 3 volumes de la Table se vendent aussi séparément.
Troisiètne série.
La troisième série des Annales de Chimie et de Physique, commencée en janvier 1841 , et rédigée par MM. Gay- Lussac, Arago, Chevreul , Dumas, Pelouze, Boussingault et Régnault, est publiée par cahiers mensuels qui forment, a la fin de 1 année, 3 vol. in 8°, accompagnés de planches gravées et de nombreuses figures intercalées dans le texte.
Chaque cahier de celte nouvelle série contient 8 feuilles d’impression (128 pages) au lieu de 7 feuilles, et lajustificaüon adoptée fera gagner sur chaque numéro l’équivalent d’une des anciennes feuilles d’impression.
On ne s’abonne que pour l’année entière.
Prix pour Paris 30 fr
— les départements 34
— quelques pays de l'étranger. . 3Q