ECOLES NORMALES
Les trois écoles normales, de leur côté, ont reçu du <xouvernement pendant le même temps, $1,111,670.08, et elles ont donné l'enseignement à 5,784 élèves, ce qui fait une aide de $192.20 par chaque élève.
La province en a reçu en retour, pour les besoins des carrières les plus nécessaires à la société, 796 sujets, ce qui fait pour chacun de ces sujets $1,396.57. C'est dire, en termes plus clairs, que les écoles normales ont reçu en moyenne chaque année douze fois plus par chaque élève que les collèges classiques, les collèges industriels et les Académies de filles ensemble, et qu'en compensation elles lui ont donné neuf fois moins de sujets pour les carrières sociales mentionnées plus haut.
Nous livrons ces chiffres à la méditation de M. l'Abbé Terreau qui prétend que les écoles à bon marché sont une utopie ! !
Dans ce bilan nous avons inclu la totalité des secours accordés par le gouvernement à ces institutions, tant ceux des fonds de construction, que ceux du soutien et du fonctionnement de ces mêmes institutions, et nous les avons comparés avec le nombre des élèves qui les ont fréquentées, et ensuite avec le nombre de ceux de ces élèves qui ont embrassé les différentes carrières les plus nécessaires à la société, afin de les apprécier toutes au même poids et à la même mesure. Car nous le répétons, l'arbre doit se juger â son fruit.
Causes de l'inefficacité des Ecoles-Normales.
En parlant de la liste des subventions annuelles accordées par le gouvernement aux Ecoles-Normales, nous avons jait remarquer qu'elles suivaient une marche ascendante bien prononcée, et que les allocations des dernières années étaient bien plus élevées que celles des premières. Nous avons remarqué avec surprise que c'était le contraire pour le nombre d'élèves qui embrassaient la carrière de l'enseignement, comme on peut le constater par la seule inspection du tableau No. 8, de la ('arrière embrassée par les élèves sortis de ces écoles. Ainsi les trois plus fortes années pour les élèves se livrant à la carrière de l'enseignement, sont 1860, 1861 et 1862 ; le nombre en est porté à 615, ou 205 en moyenne par année. Cependant l'allocation totale de ces trois mêmes aimées n'est que de $68,000.00, ou $22,666.00 par année en moyenne. Au contraire, les trois années 187*7, 1878, 1879, sont les plus faibles ; elles ne comptent que 22 élèves ayant embrassé renseignement pendant ces trois années, ou 7 par année, tandis que les subventions sont les plus fortes étant de $46,000.00 par année, ou $138,000.00 pour les trois ans, sans y comprendre les autres sources de revenus comme nous l'avons exposé au tableau No. 7.
Comment se fait-il donc que le nombre des élèves se li- . vrant à l'enseignement, diminue à mesure que les dépenses augmentent ?
C'est là évidemment une anomalie qui mécontente M. l'Abbé Yerreau, et il cherche a en rejeter la faute sur les autres. Dans ses remarques, il va jusqu'à nous accuser d'en être en partie l'auteur. Il prétend que la crainte de ne pas plaire à V autorité diocésaine est en partie la cause qui empêche les instituteurs des Ecoles-Normales de pénétrer dans le diocèse des Trois-Ilivières !
C'est une accusation fausse et injurieuse. Nous la repoussons, et nous mettons M. l'Abbé au défi de le prouver Nous n'avons jamais rien dit, ni fait qui pût intimider les instituteurs des écoles normales venant dans notre diocèse Au contraire, nous avons toujours recommandés aux fidèles confiés à nos soins de choisir des maîtres et maîtresses dûment qualifiés pour bien tenir une école, mais sans jamais faire allusion à l'institution où ils avaient été formés.
Ici nous allons toucher un point fort délicat que nous devons cependant aborder pour faire connaître le défaut du système suivi dans les écoles normales.
Les instituteurs sortis des écoles-normales déjà si faibles par le nombre, n'ont pas tous et partout donné pleine et entière satisfaction, tant sous le rapport de la science nécessaire à un bon maître d'école, que sous le rapport de l'habilité à maintenir la discipline parmi les enfants. Nous avons entendu bien des plaintes à ce sujet ; et c'est un fait que ces maîtres ou maîtresses ne sont pas plus en vogue que les autres. Nous nous avons en main des lettres de personnages très compétents pour en juger. Nous nous contenterons d'en citer une qui est d'un Evêque. Voici comment s'exprime le Vénérable Prélat sur ce sujet : '; Quant au nombre '• d'instituteurs et d'institutrices venant des Ecoles Noima- 11 les, je ne saurais en dire le nombre. Je cuis, dans tous " les cas, assurer qu'il y en a encore moins que dans votre " diocèse, trois ou quatre, peut-être. Un fait bien constant, " pour ici du moins, c'est que les élèves des écoles-normales " ne sont pas plus recherchés, ni plus désirés pour la tenue *' des écoles que les autres. A quoi cela tient-il ? probable- " ment parce qu'ils ne sont pas meilleurs pédagogues que
,; ceux qui sont instruits ailleurs, et qu'ils sont plus diffici- " les à diriger. C'est du reste, une plainte que l'on fait " d'eux, et qui est souvent parvenue à mes oreilles."
Nous pouvons affirmer exactement la même chose pour notre diocèse, et nous avons entendu des plaintes bien fortes sur l'incapacité de quelques-uns de ces maîtres à bien tenir une école, et à la faire progresser. Yoilà sans doute ce qui a contribué à faire tomber le prestige qu'auraient dû avoir des maîtres et des maîtresses d'école formés avec si grand appareil et à si grands frais, et c'est là, croyons-nous, la véritable raison du faible prestige qu'ont dans l'opinion publique les instituteurs venant des écoles normales. Cela n'empêche pas sans doute qu'il y ait beaucoup d'excellents instituteurs et institutrices sortis de ces écoles, mais il n'en est pas moins vrai que le nembre de ceux qui n'ont pas donné satisfaction a nui grandement à leur prestige. S'ils ne sont pas plus recherchés que ceux qui viennent des autres institutions, cela ne dépend ni de nous, ni de notre Vénérable collègue, dont le diocèse a encore moins de ces instituteurs que le nôtre ; et encore une fois nous repoussons l'accusation gratuite de M. l'Abbé Yerreau, comme fausse et injurieuse.
Nous croyons qu'il y a un autre défaut qui nuit grandement au succès pédagogique des écoles normales, telles que conduites actuellement : c'est le programme trop élevé que l'on y suit, et qui est presque le programme des collèges classiques. On y enseigne le latin et même le grec, nous ont assuré des élèves sortis de ces maisons. On va plus loin, on y enseigne la philosophie dans des auteurs tels que le P. Joint et le Chanoine Sanseverino, au point de former des bacheliers dans les concours universitaires ! et l'on croit que c'est là un grand progrès ! C'est tout simplement une grave erreur, et perdre de vue le but des écoles normales qui ont été établies pour former de bons maîtres d'école, et non des latinistes, des philosophes et des bacheliers ! Il y a en cela, selon nous, une injustice vis-à-vis des élèves étudiant dans les institutions classiques, qui ont certainement droit à ce qu'on ne leur fasse pas une concurrence nuisible dans les carrières libérales, aux dépens du trésor public, et aussi envers le gouvernement qui donne cet argent pour avoir des instituteurs et des institutrices bien formés pour l'enseignement pédagogique dans les écoles primaires et secondaires, et non pour autre chose.
Ailleurs, on paie très cher des professeurs d'apiculture, d'agriculture, des lectureurs ; on vise même à suivre un peu le système universitaire, et pendant tout ce temps, on perd de vue le but principal ; et le nombre des maitres et maîtresses d'écoles sortant de là, va diminuant, comme l'attestent les rapports annuels sur l'instruction publique.
Ainsi pour viser trop haut, on manque le but, et l'on détourne véritablement l'école-normale de sa fin en y introduisant les matières des cours classiques. Puis, on vient ensuite se plaindre qu'il y a trop de collèges classiques, et que l'on enseigne le latin à un trop grand nombre déjeunes gens !
Les écoles-normales, ainsi détournées de leur véritable destination, entrainent des dépenses plus considérables, et ne donnent que très peu de sujets à l'enseignement. Puis, les matières étrangères à leur véritable programme n'étant qu'effleurées par les élèves, qui n'ont que trois ou quatre ans à consacrer à l'acquisition de tout ce bagage scientifique, ne leur seront d'aucune utilité.
Yoilà qui peut nous aider à expliquer la marche inverse des dépenses qui vont toujours en augmentant, et des résultats qui vont en diminuant. Car comment se fait-il que la dépense moyenne des 5 années de 1859 à 1864, n'a été que de $22,988.00 en ne tenant compte que des subventions annuelles de la législature, et a donné à l'enseignement pendant le même temps une moyenne de 155 sujets, tandis que les 5 dernières années, de 1874 à 1879 ont coûté en moyenne le double, c'est-à-dire $45,300, et que la moyenne annuelle des sujets données à l'enseignement pendant le même temps n'est que de 28 ! !
Voilà, certes, des résultats qui méritent d'être étududiés attentivement ! Il est important de savoir pourquoui il faut aujourd'hui $45,300,00 pour faire fonctionner avec moins de succès ces trois écoles, que l'on faisait fonctionner avec tant de succès, il y a plus de vingt ans, pour la somme de $22,988.00 seulement,
Nous concluons donc de tout cela que le système actuel des écoles normales est défectueux, qu'il vise trop haut et manque le but que le gouvernement s'est proposé dans la fondaton et le soutien de ces écoles, qui est, nous le répétons, de donner des maîtres et des maîtresses bien qualifiés pour les écoles primaires et secondaires,
Les Ecoles Normales Congréganistes ou Religieuser.
M. l'Abbé Verreau constate deux faits bien importants dans la question qui nous occupe, et que nous tenons à mettre un peu en lumière, parce qu'ils pourront aider à trouver sûrement la solution que nous cherchons*
Voici le premier de ces faits. C'est que les instituteurs et les institutrices sortis des écoles normales n'enseignent pas en général au delà de trois ans. C'est là un fait très grave et compromettant pour le succès de ces maîtres et maîtresses dans l'enseignement. Car on sait combien l'affection à une carrière, et une longue pratique de la chose, développent les aptitudes et les talents de ceux qui s'y livrent, et cela est surtout vrai dans la carrière de renseignement. On sait à quelle capacité supérieure arrive un professeur de talent après 25 et 30 ans d'enseignement des sciences qu'il affectionne, et qu'il arrive à posséder à fond. Il en faut dire autant du modeste maître d'école qui se consacre pour la vie à l'instruction de l'enfance.
Celui donc qui ne s'y livre que par nécessité, et avec l'intention bien arrêtée d'en sortir le plus tôt qu'il pourra, n'y réussira que médiocrement, cela est évident. Ainsi, ces écoles, confiées à des mains toujours novices, devront nécessairement être inférieures aux autres confiées à des personnes qui en ont fait spontanément, et non par nécessité l'œuvre de prédilection de leur vie toute entière !
Le second fait est que pour s'engager à un pareil de vouement, il faut, une vocation spéciale ! Oui, c'est là le véritable principe qui doit présider à tout système d'enseignement et d'instruction publique, c'est qu'il faut confier autant que possible la direction des écoles à ces âmes généreuses, que Dieu appelle d'une manière toute spéciale à cet humble mais sublime ministère de l'éducation de l'enfance et de la jeunesse. Voilà ce que l'Eglise Catholique a toujours compris et travaillé à réaliser par ses ordres religieux enseignants. C'est aussi ce qui nous explique a priori lasupériorité économique et scientifique des écoles conduites
par ces personnes, ainsi engagées par des vœux, à consacrer tout ce que Dieu leur a donné de forces et de talents à la grande cause de l'éducation
Mais, hélas ! pourquoi faut-il ajouter que cette doctrine, si cousolante pour les familles et si salutaire à la société, est cependant fort peu comprise de notre temps ; les fausses idées répandues sur la véritable éducation ont soulevé bien des préjugés qui ont pénétré jusque dans les meilleurs esprits et presqu'à leur insu. L'on est surpris de rencontrer chez ces personnes, si recommandables d'ailleurs, de la défiance et une certaine répulsion pour l'enseignement congréganiste, ou des Frères et des Sœurs.
Heureusement que ses préjugés funestes et absurdes ne sont pas encore très répandus dans notre pays. Nos religieuses populations comprennent toute la supériorité des écoles tenues par les Frères et les Sœurs, et les grands avantages qu'ils en retirent pour la bonne et solide éducation de leurs enfants. Aussi s'imposent-elles généreusement les plus grands sacrifices pour s'assurer le bénéfices de ces précieuses institutions, comme le prouvent les beaux collèges industriels des Frères, et les nombreux couvents de Sœurs que l'on voit surgir comme par enchantement dans la plupart de nos grandes paroisses.
Ce n'est pas à dire que l'on ne voie parmi les laïques de nobles et généreux dévouements pour la grande cause de l'éducatian, et que l'Eglise ne les voie avec plaisir lui venir en aide, qu'elle ne les encouraga et ne les bénisse dans l'accomplissement de cette belle œuvre. Oui, il y a des instituteurs et des institutrices laïques qui, sans être appelés à l'état religieux, se dévouent cependant avec un courage digne des plus grands éloges au pénible ministère de l'éducation des enfants pour toute leur vie. Mais il n'en est pas moins vrai que le grand nombre de ces âmes d'élite sont appelées à l'état religieux, qui leur procure des secours plus puissants pour se soutenir jusqu'à la fin dans l'accomplissement de cette tâche, aussi pénible à la nature que méritoire devant Dieu et devant les hommes.
Economie et efficacité des écoles-normales congkeganistes.
Nous avons fait relever avec soin dans les rapports sur l'instruction publique, le nombre des instituteurs et des institutrices religieux et laïques qui se livrent à renseignement dans l'éducation supérieure, à l'exclusion des universités et des collèges classiques, pour les 23 années écoulées de 1857 à 1879. (Voir la suite du No. 11. — Education supérieure, pièces just.)
En 1857, le nombre total des instituteurs et des institutrices congréganistes était de 501, et celui des instuteurs eet des institutrices laïques était de 239.
En 1879, après 23 ans, ces nombres étaient pour les premiers, de 1403 et pour les seconds de 510.
C'est donc une augmentation de 902 religieux et religieuses se livrant à l'enseignement secondaire, tandis que dans la même période les instituteurs et les institutrices laïques n'ont augmenté que de 271'
Maintenant ces 1403 maîtres et maîtresses congréganistes. qui font la force et la gloire de nos institutions secondaires, collèges industriels et académies de filles, où ont-ils reçu leur excellente éducation pédagogique ? et combien l'Etat a-t-il donné pour se procurer les services de ces dévoués et habiles instituteurs ?
On le sait, ils ont été formés à l'art d'enseigner et de bien conduire une école dans les excellentes écoles normales de leurs noviciats respectifs. Ce que l'on sait également c'est que le gouvernement n'a pas donné un centin pour le soutien de ces écoles normales supérieures ; elles sont l'œuvre exclusive du dévouement de leurs membres, et de la générosité des véritables amis de la haute éducation.
Voici en deux mots le bilan des écoles normales laïques, et des écoles normales congréganistes en cette province depuis 25 ans.
lo Les 3 écoles normales laïques ont reçu du gouvernement pour donner l'enseignement pédagogique, 1 million 111 mille 670 piastres et 8 centins, et en retour elles lui
ont donné 416 maîtres et maîtresses qui enseignent actuellement ; et qui en moyenne continueront à le faire pendant trois ans.
2° Les différentes écoles normales des noviciats des Frères et des Sœurs, n'ont reçu aucune aide du gouvernement, et cependant elles donnent aujourd'hui à la province, pour le seul enseignement supérieur, 1403 maîtres et maîtresses des mieux qualifiés, et voués à l'enseignement pour la vie ; et même au-delà de 2000, en y comprenant la totalité des Frères et Sœurs appartenant aux congrégations en geignantes, comme nous l'avons vu plus haut.
Nous devenu l'avouer ici, nous avons toujours vu avec peine cette espèce d'ostracisme vis-à-vis de nos noviciats religieux qui tiennent de si excellentes écoles normales pour leurs propres sujets.
Nous croyons aussi que l'on aurait atteint un résultat bien supérieur, si l'on avait suivi le conseil donné par feu M. le Docteur Meilleur, le premier Surintendant de l'éducation en ce pays, dans son rapport du 25 Mars 1851, " de " pourvoir aux moyens de faire donner l'enseignement nor- " mal dans nos institutions d'éducation supérieure aux per- " sonnes des deux sexes qui seraient disposées à se consa- " crer à l'enseignement primaire. "
Or. c'est exactement le but que nous nous proposons dans la demande que nous faisons présentement à Son Honneur le Lieutenant-Gouverneur en Conseil, d'établir une école-normale aux Trois-Eivières, sous la conduite d'une communauté de religieuses enseignantes, et sous la direction d'un prêtre que l'Ordinaire du diocèse nommera chapelain, et que le Lieutenant- Gouverneur reconnaîtra comme Principal.
L'efficacité des écoles-normales congréganistes, et leur supériorité est donc un fait bien constaté ici comme en France, et bien consolant. Sans doute, un tel résultat est surtout dû au fait de la vocation divine des maîtres et des élèves à la carrière de l'enseignement. Mais aussi l'excellence des méthodes suivies dans ces institutions, et la fidélité à les suivre, et à n'en pas dévier, sont pour beaucoup dans les beaux résultats qu'elles atteignent, et surtout on évite avec soin tout ce qui pourrait détourner du but à atteindre : l'enseignement pédagogique pour les écoles primaires et secondaires. De là ces défenses sévères d'y enseigner le latin, le grec, ou autres sciences étrangères à Tins-
traction qu'ils auront à donner, en entrant dans la carrière de l'enseignement primaire et secondaire.
OOIsTOXjTJSIOISr.
Il y aurait bien encore à relever quelques remarques de M. l'Abbé Yerreau ; mais elles sont véritablement si étranges, qu'elles portent leur réfutation en ellesTmèmes^ et que ça serait abuser de la patience de nos lecteurs en prolongeant davantage cette réponse.
En terminant, nous déclarons que nous étions loin de nous attendre à donner un tel développement à cette réponse, et aux recherches qu'elle a nécessitées. Nous n'aurions peut-être pas eu le courage de l'entreprendre si nous avions prévu la somme de travail que ces recherches allaient nous imposer.
Mais à mesure que nous avancions, nous comprenions plus clairement la gravité de la situation, et nous avons compris que c'était un devoir pour nous de l'exposer franchement et telle que nous la voyions, et de la soumettre à ceux qui peuvent y remédier. Nous n'avons donc aucune conclusion à tirer ici ; nous soumettons respectueusement aux membres du Comité Catholique et du gouvernement, le résultat de nos recherches sur le coût des écoles-normales, leur fonctionnement et leur résultat. A ces Honorables membres à juger ce qu'il convient de faire !
Nous déclarous de plus que dans toutes ces recherches nous avons procédé avec la plus grande précaution, pour éviter les erreurs dans lesquelles il est difficile de ne pas tomber, surtout dans un travail de ce genre, et s'il nous en est échappé, nous déclarons d'avance que c'est contre notre intention et contre notre volonté, et du moment qu'on nous les signalera, nous nous ferons un devoir de les corriger.
Mais nous ne croyons pas qu'il nous soit échappé aucune erreur substantielle, c'est-à-dire de nature à changer
notablement les conclusions auxquelles ces recherches doivent naturellement conduire.
Mais ce à quoi nous tenons, c'est un favorable accueil de notre requête à Son Honneur le Lieutenant Gouverneur en Conseil, le priant de vouloir bien établir une école-normales aux Trois-Eivières pour la formation des maîtresses d'écoles, dont le besoin se fait vivement sentir, et cela confermément au mode économique et efficace que nous avons posé dans cette requête ; avec une subvention annuelle de $4,000 piastres par année, dont $1,000 piastres pour aider les élèves pauvres et $3,000 pour la communauté religieuse à laquelle nous confierons cette école-normale, et qui se chargera de la faire fonctionner conformément au vœu de la loi. Cette demande nous parait si juste, et le besoin d'une telle institution dans le diocèse des Trois-Eivières est est sigrand, que nous avons pleine et entière confiance qu'elle sera favorablement accueillie. C'est pourquoi nous ne cesserons de prier. Le tout cependant humblement soumis à qui de droit.
Séminaire des Trois-Eivières 16 Mai 1881.
*k Ii. F., Évêqtje des Trois-Eivières.
&IECM& WSTIFICATIYMS
IfcTO. 1.
igovâ des <gcoleS'$âmales pour 25 ans depuis 1856 a 1880 inclusivement. ;SUBYENTIONS ANNUELLES PAYÉES PAR LE GOUVERNEMENT
Mandats émanés pour le soutien et le fonctionnement des Ecoles-No3males, d'après les comptes publics et documents sessionnels.
Nos.
Années.